"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mercredi 16 novembre 2011

L'ignorance, Milan Kundera



Ma note: 7,5/10

Voici la quatrième de couverture: « Sur l'avenir, tout le monde se trompe. L'homme ne peut être sûr que du moment présent. Mais est-ce bien vrai ? Peut-il vraiment le connaître, le présent ? Est-il capable de le juger ? Bien sûr que non. Car comment celui qui ne connaît pas l'avenir pourrait-il comprendre le sens du présent ? Si nous ne savons pas vers quel avenir le présent nous mène, comment pourrions-nous dire que ce présent est bon ou mauvais, qu'il mérite notre adhésion, notre méfiance ou notre haine ? »

Contrairement à cette quatrième de couverture (qui est une citation du roman), je crois plutôt que "L'ignorance" est un roman sur le passé. Parce qu'encore une fois, l'aspect biographique de l'auteur est omniprésent et cette fois-ci, il revient sur son passé tchèque. Aussi, comme les autres romans de l'auteur que j'ai lu, on est ici en présence de quelque chose de plus qu'un simple roman. L'auteur y glisse sa philosophie (quelque peu nihiliste), de la sociologie, de la psychologie.

J'ai bien aimé le bouquin mais il est beaucoup trop court. Avec seulement 180 pages, Kundera ne peut faire aussi bien que les magnifiques "La vie est ailleurs" et "L'insoutenable légèreté de l'être". C'est toujours un grand plaisir de lire Milan Kundera mais ici la brièveté du roman vient gâcher un peu ce plaisir.

Pour la plume de l'auteur, c'est quelque peu différent de ce que j'avais lu de lui. Notamment, parce que "L'ignorance" fait partie de la période française de l'écrivain contrairement à la période tchèque de ses débuts. Le roman a donc été écrit directement en français par Kundera. Ce n'est même pas sa langue maternelle, ce qui débouche sur une écriture dépouillée, concise et par moment plus simpliste. C'est aussi plus direct que les autres romans que j'ai cité.

Alors, pour terminer, même si j'ai grandement apprécié cette lecture, il ne fait pas partie des grands romans de l'auteur, qui est souvent discuté par le comité du prix Nobel de littérature. Ce fût son dernier roman, paru en français en 2003 et bien honnêtement, ce n'est pas nécessaire qu'il y en ait d'autres.

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