"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

jeudi 17 novembre 2011

Dans le scriptorium, Paul Auster



Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: L'homme qui, ce jour-là, se réveille, désorienté, dans une chambre inconnue est à l'évidence âgé. Il ne sait plus qui il est, il ignore pourquoi il se retrouve assigné à résidence entre les quatre murs de cette pièce, percés d'une unique fenêtre, d'ailleurs condamnée, et d'une porte que des "visiteurs" vont franchir, dans un sens ou dans l'autre... Sur un bureau, sont soigneusement disposés une série de photographies en noir et blanc, deux manuscrits et un stylo. Qui est-il ? Et que lui veulent ses interlocuteurs, dont cette Anna qui lui donne du "Mr. Blank" et lui tient des propos où il est question de comprimés, d'un traitement en cours, mais aussi d'amour et de promesses ? Et qui sont ces autres qui, sous l'œil infatigable de la caméra enregistrant les minutes de l'ultime épreuve du vieil homme, s'acharnent à lui reprocher de les avoir jadis envoyés accomplir de mystérieuses missions dont certains d'entre eux sont revenus irrémédiablement détruits ? Revisitant les territoires de l'inquiétante étrangeté, où son œuvre s'enracine depuis son entrée en écriture, Paul Auster livre ici une étonnante variation sur la relation du romancier à ses personnages qui entre en résonance avec une interrogation profonde sur les responsabilités de l'Amérique contemporaine face à l'Histoire. Avec ce roman, un écrivain au sommet de sa notoriété accepte de se réinventer pour questionner les labyrinthes du langage et affronter de manière exemplaire les exigences de la fiction dans son essence même.

J'aimais bien le "concept" de ce roman de Paul Auster, écrit en 2005. Un homme enfermé dans une chambre, bien qu'il porte le nom de Mr.Blank, c'est sans contredit Paul Auster, cet homme, et qui reçoit la visite de ses personnages créés dans ses précédents romans. Alors, on retrouve Anna Blume (un roman que j'avais adoré d'ailleurs), Mr. Quinn (de "La trilogie New yorkaise) et bien d'autres aussi.

Donc, Auster nous amène, avec l'aide de son post-modernisme en général et ses mises en abyme, en particulier, dans le scriptorium où le personnage principal devra faire face aux démons de ses créations. C'est en fait la mise en abyme ultime que voulait créer l'auteur.

Tout cela est bien beau, mais le tout est presque raté. Je crois qu'il ne s'est pas pris de la bonne façon et bien que je n'ai aucune leçon d'écriture à faire à ce grand écrivain (que j'adore), le récit est mal ficelé. L'histoire nous perd dès les premières pages et en plus, je n'ai pas tout lu de Paul Auster, ce qui m'a été fatal, parce que le roman est une référence (en tant que telle) à ses livres antérieurs.

Avec seulement 140 pages, j'appréhendais que le bouquin soit trop court mais étant donné qu'il est plutôt faible, la fin nous libère en quelque sorte. Je lui ai mis une note convenable, parce que je suis un grand amateur du style d'écriture de l'auteur et une note en-déçà de la note de passage aurait été injustifiée. Donc, sans être totalement mauvais, vaut mieux ne pas lire "Dans le scriptorium". Surtout si on n'a pas lu l'entièreté de son oeuvre auparavant.

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