"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mercredi 10 août 2011

Pietr le Letton, Simenon



Ma note: 7/10

Voici la présentation de l'éditeur: " Le commissaire Maigret, de la 1re Brigade mobile, leva la tête, eut l'impression que le ronflement du poêle de fonte planté au milieu de son bureau et relié au plafond par un gros tuyau noir faiblissait. Il repoussa le télégramme, se leva pesamment, régla la clef et jeta trois pelletées de charbon dans le foyer. Après quoi, debout, le dos au feu, il bourra une pipe, tirailla son faux col, qui, quoique très bas, le gênait. Il regarda sa montre, qui marquait quatre heures. Son veston pendait à un crochet planté derrière la porte. Il évolua lentement vers son bureau, relut le télégramme et traduisit à mi-voix : " Commission internationale de Police criminelle à Sûreté générale, Paris : Police Cracovie signale passage et départ pour Brême de Pietr le Letton. "

Il y a longtemps, quand je commençais à lire Agatha Christie, il y a un certain George Simenon qui était toujours sur le même présentoir que la Dame Christie. En édition du masque, comme elle. Sauf que je croyais que ce Simenon était un sous-produit et donc, jamais je ne l'ai lu. J'attendais.

Et là, j'ai sauté, j'ai enfin lu cet auteur qui a écrit quelque 200 romans dans sa vie.

Premièrement, sa plume est assez particulière pour un auteur de policier (entre autres parce qu'il a écrit sous d'autres genres aussi et même, "Pietr le Letton" se rapproche d'un roman d'espionnage). Il y a une fluidité dans son style et le souffle de cet auteur est vite repéré (après quelques pages seulement). Par contre, cette même plume donne aussi l'impression d'une désinvolture (voulu ou pas, je ne sais pas) et quelque peu brouillonne par moment. L'histoire est menée dans les standards du genre (Simenon semble avoir eu une grande influence sur les auteurs d'aujourd'hui. Davantage qu'Agatha Christie selon moi) et vers la fin, il y a une cassure pour nous éclairer comme on mérite de l'être. Mais au cours de notre lecture, on est confus par moment dans une histoire moins complexe qu'elle en a l'air.

En général, et pour une première enquête du commissaire Maigret, on peut dire sans se tromper que c'est une réussite. Je ne sais pas ce que nous réservent les livres subséquents de Simenon mais ils devront être encore meilleurs pour en arriver au même niveau que ceux où Hercule Poirot est la vedette. Pour ne pas être considérés comme un sous-produit de la Dame...

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