"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

samedi 28 mai 2011

Le voleur de corps, Anne Rice



Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: Vampire impie, ne croyant ni en Dieu, ni au diable, ivre d'amour et de sensualité, Lestat a été pendant des siècles un prince courtisé dans le monde ténébreux et flamboyant des morts vivants. Mais aujourd'hui, à l'aube d'un nouveau millénaire, au cœur des jungles de néons de l'Amérique contemporaine ou dans l'immensité désolée du désert de Gobi, le doute le ronge, une obsession le tenaille : redevenir mortel. Regarder le soleil en face. Regarder la mort en face. Impossible? Peut-être pas... C'est du moins ce que prétend le mystérieux inconnu qui se livre avec lui à un diabolique jeu de cache-cache, Miami à Amsterdam, de la Nouvelle-Orléans aux caraïbes.

"Le voleur de corps" souffre des mêmes défauts que la plupart des romans d'Anne Rice (du moins ceux qui ont plus de 350 pages). Le début est parfait, l'atmosphère créée est juste, la plume est belle et somptueuse, et l'histoire de départ promet d'intéressantes choses. Pendant quelque centaine de pages on y prend plaisir. Mais ensuite, le point de rupture. Ça devient vite redondant et on se force pour lire. Donc, Mme Rice n'est pas une grande auteure et elle devrait absolument s'en tenir à de courts romans. Parce que sinon, c'est l'horreur (et je ne parle pas du genre de roman qu'elle écrit).

Celui-ci est peut-être un peu plus faible que les autres, parce que l'intrigue est très mince pour un roman de 540 pages. Une nouvelle littéraire (ou une novella) aurait été plus à propos. Certes, cela permet à Anne Rice d'écrire un roman plus léger que les précédant de cette série (parce que les trois premiers sont lourds et même surchargés en intrigue) mais d'un autre côté, le talent limité de l'auteure ne permet pas de nous accrocher pendant 500 pages. Sa plume ne suffit pas et il ne se passe presque rien.

Finalement, "Le voleur de corps" est à la limite d'un roman raté. Ce qui lui fait sortir la tête de l'eau, si vous me permettez l'expression, est qu'il nous permet de retrouver Lestat, un personnage fort amusant et terrifiant, et de suivre ses péripéties pour ainsi mieux comprendre ce vampire qui est le point central des chroniques des vampires. Mais honnêtement, nous ne sommes pas en présence d'un très bon roman ni d'une grande romancière.

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