"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mercredi 18 mai 2011

Le temps désarticulé, Philip K. Dick



Ma note: 9/10

Voici la quatrième de couverture : Depuis trois ans, Ragle Gumm fait le concours du quotidien local. Une seule question posée : « Où sera le petit homme vert demain ? » Tous les jours, Ragle poste le bulletin-réponse. Et il gagne. Les gens pensent qu'il a un pouvoir. Mais le plus inquiétant, ce sont les objets qui s'effacent. Cette buvette qui disparaît, remplacée par une étiquette portant le mot buvette. Cet annuaire du téléphone dont les numéros renvoient à des abonnés inexistants. Cette photo d'une certaine Marilyn Monroe, présentée comme une star célèbre — alors que nul n'en a entendu parler. Ragle décide de franchir les limites et de voir les choses telles qu'elles sont. Il colle sur un camion l'étiquette « Un monde unique et heureux » qui lui donne le droit de circuler dans la réalité. Puis il entend la sirène derrière lui et comprend qu'on est décidé à l'avoir. Comme si on l'avait guetté. Comme s'il était le centre de l'univers.

Je ne comprends pas comment le film "Le show Truman", avec Jim Carrey, a pu éviter une poursuite des héritiers de Philip K. Dick. Au moins 80% du roman ("Le temps désarticulé"), écrit en 1958, se retrouve dans ce film. Enfin, c'est mon opinion. Mais passons...

Donc, pour le roman en tant que tel, c'est un véritable chef-d'oeuvre. Il n'y a que du bon dans ce bouquin. Il n'est pas trop long et ainsi, il n'y a aucune longueur et on ne s'ennuie pas. L'écriture de Philip K. Dick est simple et efficace. L'histoire est facile à suivre même pour un lecteur débutant dans le genre de la science-fiction. L'aspect "thriller" est omniprésent et cela a pour effet de nous accrocher solidement au récit et on se demande sans cesse ce que nous réservera la prochaine page. L'atmosphère de la banlieue américaine des années 50 est judicieusement créée par l'auteur. En fait, K. Dick nous embarque dans son récit, on est tourmenté pendant plus de 200 pages et la fin est à jeter par terre. C'est bon sans bon sens ce roman.

Finalement, comme cela semble le cas des premiers écrits de Dick, comme celui-ci, l'histoire coule à merveille et rien ne nous échappe (comme c'est parfois le cas avec les derniers récits de l'auteur). On ne peut reposer le livre et les images se forment toutes seules dans notre tête. C'est comme le cinéma, mais plus original et mieux construit (que la plupart des films).

Ah! Vous vous demandez si le roman se termine comme le film que je vous ai parlé, "Le show Truman"? Et bien, je vous laisse le découvrir par vous-même!

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