"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

lundi 12 septembre 2011

Les clans de la lune Alphane, Philip K. Dick



Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: Chuck Rittersdorf est programmeur de simulacre pour le compte de la CIA, un travail médiocre et répétitif dont il s'accommode parfaitement. Ce n'est cependant pas le cas de sa femme, Mary, une brillante psychologue qui a décidé que son mari devait employer ses talents créatifs à de meilleures fins. Hélas, sa demande de divorce ne produit pas sur Chuck l'électrochoc espéré, initiant au contraire une longue et pénible déchéance qui le mène au bord du suicide. Sur le point de commettre l'irréparable, le programmeur commence alors à entrevoir la vérité : et si tout cela n'était que la partie émergée d'un terrible complot ? Quels liens existent entre la CIA, Mary, un fongus ganymédien, et les terribles clans de la lune alphane ?

Je vais être honnête, je n'ai tout simplement pas embarqué dans ce roman de Philip K. Dick (même si j'aime beaucoup l'auteur). En aucun moment l'histoire ne m'a pris aux tripes comme c'est souvent le cas avec lui. Le récit est inutilement complexe et malgré le style d'écriture (qui est particulièrement réussi), je n'ai à peu près rien compris de cette histoire de malades psychiatriques qui aboutissent sur la lune (et oui c'est bien la thèse de départ, des clans de malades qui habitent la lune).

Ces malades sont classés par différents troubles psychologiques, ce qui est à la base très original. Mais le tout est mélangé avec plusieurs autres idées de la science-fiction importantes pour K. Dick. Par exemple, on y retrouve les simulacres, les différents habitats autres que la terre, etc. On ne sait plus qui est qui et en plus, la CIA vient faire son tour dans l'histoire. Bref, tout pour porter à confusion. J'ai lu une quinzaine de romans de K. Dick et selon moi, celui-ci est le plus complexe. Pas complexe pour ce qui est de l'histoire en tant que telle, mais il est excessivement difficile à suivre.

Un autre point faible du roman est l'absence d'histoire et surtout, d'intrigues intéressantes. Tout au long de notre lecture on se fout éperdument de ce qui arrivera aux personnages et comment l'histoire se développera (ou aboutira). On nage en plein dans la science-fiction classique alors que moi, je préfère cet écrivain quand il est bien ancré dans la réalité mais avec une touche de science-fiction. Ici, pas du tout, on est les deux pieds dans ce genre littéraire. Je n'ai pas vu les thèmes habituellement bien exploités par l'auteur comme celui de l'identité, de notre perception de la réalité, etc.

Alors, pour finir, j'aime mieux oublier cette lecture le plus tôt. Je lui ai mis une note convenable parce que je crois que les vrais amateurs de la science-fiction traditionnelle sauront apprécier. Pour les autres : oubliez ça !

2 commentaires:

  1. Salut c'est encore moi, je viens de poster un com pour le roman de paul auster.Il est vrai que ce roman de Dick est assez brouillon, et l'on imagine bien Phil, écrire ce roman au plus vite, comme il eût l'obligation de le faire pour certains autres.. En revanche celui-ci est une perle de satyre du couple, le protagoniste est constamment largué, et l'humour est tout ce qu'il y a a tiré de ce bouquin.

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  2. Pour ta suggestion de tout à l'heure, "substance mort", en effet j'avais vu la pitoyable adaptation cinématographique. Je dis pitoyable pcq j'ai détesté et je l'ai même pas fini. Mais j'ai le roman en ebook, p-ê que j'en ferai la lecture prochainement.

    Merci,

    Jimmy

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