"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

samedi 10 septembre 2011

Dr. Bloodmoney, Philip K. Dick



Ma note: 7/10

Voici la quatrième de couverture: Les bombes étaient finalement tombées. Malgré l'équilibre de la terreur, un jour un homme avait été assez fou pour appuyer sur le bouton. Cependant, dans ce coin perdu de Californie, la vie continuait : pour Bonny Keller que six ans d'analyse n'avait pas réussi à rééquilibrer ; pour Bruno Blugthgeldn l'un des responsable de la grande Carastrophe ; pour Hoppy, le pholclomèle, l'ancien bébé thalidomide... doté de pouvoir supranormaux. Elle continuait pour Walt Dangerfield, l'astronaute expédié vers Mars, mais dont la cabine s'était satélisée autour de la Terre. Là, à l'abris des radiations, il s'était transformé en une sorte de superdisc-jockey dont l'écoute était devenue une drogue pour tous les survivants. Mais peut-on réellement survivre dans un monde radioactif?

Voici un roman très différent des autres oeuvres de Philip K. Dick. On pourrait presque dire que c'est un "Dean Koontz", mais avec l'aspect thriller en moins.

Même le style d'écriture de l’auteur, dans "Dr. Bloodmoney", est quelque peu différent de ce qu’il fait habituellement. En effet, sa plume est plus subtile, les descriptions davantage appuyées. C'est le roman le plus littéraire que j'ai lu de cet écrivain. Il n'y a pas vraiment d'intrigue, en tout cas moins que dans ses autres romans et cette fois-ci, les personnages occupent presque toute la place. Habituellement, avec K. Dick, l'histoire (le récit et l'intrigue) passe avant tout. Mais pas ici.

Ensuite, le roman est une autre variation sur les thèmes de "l'après nucléaire" et "l'après-apocalypse" qui ont été traités maintes et maintes fois dans la littérature contemporaine. Je crois que "La route" de Cormac McCarthy remporte la palme. Ici, avec "Dr. Bloodmoney", on est très loin du chef-d'oeuvre qu'est "La route". Le style est bien entendu plus faible que celui de McCarthy et aussi, on est davantage dans la science-fiction avec des personnages plus loufoques les uns que les autres. Ça se lit bien mais sans plus.

Alors, pour terminer, je dois dire que j'aime mieux un Philip K. Dick qui reste dans ses propres standards de la science-fiction. La grande qualité de cet auteur est son imagination sans limite et ses intrigues intéressantes avec le paradigme de la science-fiction en avant-plan. Il a essayé de faire différent avec "Dr. Bloodmoney" et le résultat est plus ou moins bien réussi selon moi, même si plusieurs aimeront.

2 commentaires:

  1. Tout d'abord, je crois que ce roman est une nouvelle qu'il a retravaillé mais je ne me souviens plus le nom, j'ai d'ailleurs été déçu car j'avais lu la nouvelle avant de lire le livre...
    Ensuite, assez d'accord avec vous, c'est un bon livre avec pas mal de références (comme d'habitude chez Dick beaucoup de termes renvoyant à la psychiatrie...) mais dommage car on reste un peu sur notre faim et on peut avoir du mal à savoir où s'arrête, si bien-sûr elle commence, la métaphore avec cet auteur (je parle ici surtout du frère de Eddie Keller). Pour ma part j'aurais aimé en savoir plus sur pas mal de points !

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  2. La nouvelle s'appelle "Une odyssée terrienne". Je voulais lire Dr Bloodmoney mais j'ai reconnu les personnages et l'intrigue en lisant cette chronique.
    Donc je m'abstiendrai (pour l'instant...)

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