"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

lundi 25 juillet 2011

Valse macabre, Preston and Child



Ma note : 7/10

Voici la présentation de l'éditeur: William Smithback, reporter au New York Times, et sa femme Nora Kelly, archéologue au Muséum d'Histoire naturelle, sont sauvagement agressés dans leur appartement de l'Upper West Side de Manhattan. Si Nora en réchappe, Smithback, lui, est tué...Le meurtrier est rapidement identifié par des témoins et des caméras de vidéosurveillance. Il s'agit de leur étrange et sinistre voisin, Fearing...pourtant mort et enterré depuis plusieurs jours déjà ! Un tel mystère ne peut laisser insensible le célèbre inspecteur Pendergast, du FBI. Épaulé par son acolyte, l'inspecteur Vincent d'Acosta, il fera tout pour retrouver le meurtrier de son ami. Leur enquête va les mener à une secte secrète, La Ville, cachée depuis deux siècles dans la partie boisée de Manhattan. Y a-t-il un rapport entre cette secte, qui se livre entre autres à des sacrifices d'animaux, et la résurrection en zombies tueurs de Fearing puis de... Smithback ? L'énigme va donner du fil à retordre à nos deux enquêteurs, d'autant qu'Alexander Esteban, ancien réalisateur spécialiste de films gore de série Z, entre dans la valse. Forcément macabre... Quelle est la vraie raison de sa haine farouche à l'égard de La Ville ?

C'est seulement le deuxième roman que je lis de ce duo d'auteurs de policiers. Ils écrivent en collaboration et le premier que j'avais lu (Les croassements de la nuit) m'avait bien plu. Même si celui-ci (Valse macabre) est un peu plus faible, ce fut somme toute un agréable moment de lecture.

L'inspecteur Pendergast est au centre de cette suite d'enquêtes dont nous invitent, à chaque roman (ou presque), ces deux auteurs. Original il est. Toujours le mot pour nous faire sourire, Pendergast rehausse la qualité de ces bouquins. J'aime beaucoup lire ses aventures et le présent roman se passe dans les souterrains, un peu comme "Les croassements de la nuit". Bien que la difficulté des romans policiers est l'originalité (parce qu'il y en a trop sur le marché), je crois que Preston et Child se démarque un peu des autres. Plus ténébreux (sans être gores), plus éttouffant et arpentant bien souvent l'univers des sectes, les romans avec Pendergast me regoignent, ce qui n'est pas le cas de tous les thrillers-policiers. Sans être aussi profonds que les policiers scandinaves, ils font belles figures si on les compare aux autres romans policiers américains. C'est maintenant une valeur sûre pour moi.

Par contre, quelques clichés sont présents (avec les policiers je suis habitué). Aussi, la plume des auteurs n'atteint pas la qualité des grands auteurs littéraires (Philip Roth, Cormac McCarthy, Paul Auster, etc.). On est vraiment pas dans la même classe (et dans le même genre) et cela paraît. Comme c'est toujours le cas avec ce genre, on croirait par moment à un travail d'adolescents. En plus, ce genre littéraire n'a jamais trouvé un successeur digne d'Agatha Christie. Mais Preston et Child ne sont pas les pires, loin de là...

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