"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

lundi 4 juillet 2011

Invisible, Paul Auster



Ma note: 8,5/10

Voici la présentation de l'éditeur: New York, 1967: un jeune aspirant poète rencontre un énigmatique mécène français et sa sulfureuse maîtresse. Un meurtre scelle bientôt, de New York à Paris, cette communauté de destins placés sous le double signe du désir charnel et de la quête éperdue de justice. Superbe variation sur "l'ère du soupçon", Invisible explore, sur plus de trois décennies, les méandres psychiques de protagonistes immergés dans des relations complexes et tourmentées. Le vertigineux kaléidoscope du roman met en perspective changeante les séductions multiformes d'un récit dont le motif central ne cesse de se déplacer. On se délecte des tribulations du jeune Américain naïf et idéaliste confronté au secret et aux interdits, tout autant qu'on admire l'exercice de haute voltige qu'accomplit ce très singulier roman de formation. Au sommet de son art narratif, Paul Auster interroge les ressorts mêmes de la fiction, au fil d'une fascinante réflexion sur le thème de la disparition et de la fuite.

Paul Auster est le digne représentant du courant postmoderne en littérature. Ses métafictions et mises en abymes rejoignent autant les initiés que les profanes. Il use d'une plume simple mais très belle aussi. Il ne fait pas de concession sur l'esthétisme de ses écrits.

Invisible n'échappe pas à la règle. Ses emboîtement (et enchaînement) d'histoires sont fortement réussis, comme tous les Paul Auster que j'ai lu. On sent dans celui-ci en particulier, une maturité. Cet auteur est véritablement au sommet de son art (même si j'ai préféré sa "Trilogie new-yorkaise").

Outre sa construction sans faille, l'histoire en tant que telle nous amène dans un monde d'intellectuelles (étudiants en littérature, mécène, etc.) mais avec un minimum de personnages. Ils semblent tourmentés et le mensonge parsème le récit. Aussi, les références aux auteurs célèbres sont nombreuses. J'adore ce genre d'histoire où l'intellectualisme prime sur l'action.

Finalement, comme dans tous bons Auster, le "jeu" des narrateurs est bien ancré dans le livre et le mystère plane tout au long de notre lecture. On cherche à savoir qui tire réellement les ficelles de l'histoire. En plus, dans celui-ci, on ne sait jamais si l'action qui se déroule sous nos yeux a réellement existé (dans le roman on s'entend). En plus de ce "jeu", il y a une histoire solide dans le roman, des personnages étoffés et une intrigue intéressante. Bref, que du bon!

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