"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mercredi 22 juin 2011

Loterie solaire, Philip K. Dick



Ma note: 7,5/10

Voici la présentation de l'éditeur: Au XXIIIe siècle, n'importe qui peut accéder au pouvoir. Le dirigeant du monde, ou Meneur de Jeu, est désigné par tirage au sort. Et comme dans toute société ludique, ce sont les Règles qui régissent la vie, le hasard venant régulièrement en remettre en cause le déroulement du jeu. C'est ce que découvre Ted Benteley, un scientifique tout juste licencié, qui décide de prêter allégeance à Reese Verrik, le Meneur de Jeu. C'est ce que découvre aussi Léon Cartwright, un électronicien que la grande loterie ou « bouteille », vient de désigner comme nouveau Meneur, alors qu'il comptait quitter la terre. Deux destins contrariés, deux destins liés. car Verrik veut reprendre sa place. Benteley tombe bien...

Voici le premier roman publié de Philip K. Dick. C'est une belle entrée en matière parce qu'on retrouve plusieurs thèmes de l'oeuvre future (sans jeu de mots) de l'auteur. Aussi, l'histoire de départ est très bonne. On est dans un univers complètement régie par le hasard. L'histoire qui nous occupe traite plus particulièrement du fait que le meneur de jeu (Le président en quelque sorte) est choisi non pas pour ses compétences comme c'est le cas dans nos démocraties (je vous vois rire) mais par une loterie qui désigne le gagnant et donc, celui qui pourra gouverner. Par contre, ce même gagnant devient par le fait même l'homme à abattre et est pourchassé par un (ou des) mercenaires. Bref, c'est sur ce constat de départ que débute l'histoire. Mais cela se complique un peu par la suite. D'autres éléments de la science-fiction viennent s'ajouter.

Donc, avec ce récit, K. Dick nous dévoile le début de son oeuvre gigantesque en science-fiction. Très court (quelque 200 pages) on remarque vite que les défauts de la plupart des premiers romans remontent à la surface. Il y a trop d'informations en peu de pages et les descriptions ne sont pas assez nombreuses. Aussi, il y a un aspect "brouillon" qui se dégage de l'ensemble. On est perdu par moment, ce qui n'est pas bon signe, surtout qu'à la base ce n'est pas de la science-fiction très compliquée. Les oeuvres suivantes de cet auteur sont beaucoup mieux, à tout le moins celles que j'ai lu.

Pour terminer, j'ai bien aimé la première moitié du bouquin parce qu'il met en place cette histoire intéressante, ce monde nouveau qui s'offre à nous. Un monde contrôlé par le hasard. Par contre, la deuxième moitié est plus faible parce que là, les défauts du roman se cristallisent. Ce n'est pas un mauvais roman de Philip K. Dick mais ce n'est pas à la hauteur de ses oeuvres subséquentes. Il a écrit plusieurs chefs-d'oeuvre, mais pas ici. Dommage.

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