"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


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mardi 21 juin 2011

Coulez mes larmes, dit le policier de Philip K. Dick



Ma note: 8,5/10

Voici la quatrième de couverture: Ceci est l'histoire d'un homme dont tout le monde semble avoir oublié l'existence et l'identité. La veille encore, il était Jason Taverner, producteur de télévision respecté, chanteur à ses heures et idole d'au moins trente millions de téléspectateurs. Mais lorsqu'il s'éveille dans une chambre sordide un matin, il semble être le seul être humain au monde à savoir qui était - qui avait été - Jason Taverner. Ses amis, ses collaborateurs, et même Heather, sa maîtresse et complice de toujours, affirment ne jamais l'avoir rencontré. Une situation embarrassante dans un monde où les campus sont assiégés depuis vingt ans et où le défaut de papiers d'identité suffit à vous envoyer au bagne. Mais c'est un Six. Ses gènes sont spéciaux. II a des nerfs d'acier. Et si le monde entier a basculé dans la folie ou dans l'absurde, il va le remettre à l'endroit. Sous l'oeil blasé du policier sentimental.

Certes, ce roman de Philip K. Dick est moins connu du public que la plupart de ses autres bouquins, mais selon moi, il est tout aussi bon, sinon meilleur.

Je ne serai pas très long pour cette critique de peur de vous en dévoiler trop. On est aux États-Unis dans un régime totalitaire et cet élément est intéressant dans la mesure où il ajoute de la profondeur au récit. Encore une fois, les drogues sont très importantes, les univers parallèles gravitent autour du roman, la réalité altérée aussi et le domaine de la psychologie est bien intégré au genre de la science-fiction. Bref, on est en plein dans l'univers de Philip K. Dick. Un univers paranoïaque (comme l'était l'auteur) et on accélère notre lecture tout au long du roman pour en connaître au plus vite le dénouement. C'est presqu'un chef-d'oeuvre. "Ubik" n'est pas loin.

Aussi, comme dans "Rapport minoritaire" (le film en tout cas), le personnage principal est en fuite. L'action est au rendez-vous sans aucune longueur. Mais avec K. Dick, c'est de l'action intelligente, articulée et toujours parsemée de questionnement philosophique et existentiel.

Finalement, comme les autres romans de cet écrivain, on ne peut reposer le bouquin une seule seconde. Même si les personnages ne sont jamais très étoffés (avec Philip K. Dick, c'est l'histoire avant tout) on sent quand même leurs tourments et leurs désillusions face à ce monde matriciel. Donc, "Coulez mes larmes, dit le policier" est une lecture essentielle. En plus, on ne s'y ennuie pas!

2 commentaires:

  1. Effectivement c'est un très bon roman de Philip K. Dick.

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  2. Un des bons de l'auteur selon moi. Et la fin m'a jetée par terre.

    Au plaisir!
    Jimmy

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