"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

dimanche 19 juin 2011

Humiliés et offensés, Dostoïevski




Ma note: 7,5/10

Voici la présentation de l'éditeur: Le premier grand roman de Dostoïevski est sans doute l'un des plus destructeurs qu'il ait écrits. C'est bien un sentiment de malaise et d'amertume qui naît de cette histoire dans laquelle le narrateur, un romancier phtisique et solitaire, aime désespérément une jeune fille qui succombe au charme d'un freluquet ; une histoire qui met en scène deux malédictions paternelles pour deux femmes qui ont fauté ; une histoire au bout de laquelle seuls les monstres seront récompensés. Malgré la noirceur des personnages, le lecteur ne pourra qu'être saisi par la force juvénile du lyrisme, par la joie pure du romancier qui s'abandonne à une intrigue sentimentale, relevée à tout instant par l'ironie la plus fine.

C'est le dernier roman de Dostoïevski qu'il me restait à lire. Écrit à son retour du bagne sibérien, on peut considérer ce livre comme un des plus sombres de l'auteur. Aussi, selon moi, c'est le plus Tolstoïen de ses romans. Il y a des similitudes avec "Anna Karénine" dans ce bouquin, notamment, l'enchaînement de scènes de moeurs qui se rapproche plus du roman-feuilleton que du roman contemporain. Il y a plusieurs scènes banales (d'après moi), ce qui en fait un roman plutôt ordinaire pour ce grand auteur (qui est mon auteur préféré).

Par contre, j'ai bien aimé plusieurs passages. Entre autres, les éléments autobiographiques de l'histoire. Le narrateur est en fait, si on s'y attarde, Dostoïevski lui-même. Le narrateur est donc un écrivain et la justesse des sentiments qu'il exprime (si on compare avec la vie de Dostoïevski) nous fait connaître davantage cet homme tourmenté.

Mais en général, je ne crois pas que "Humiliés et offensés" livre la marchandise. En tout cas, pas comme je m'y attendais. Je me suis souvent ennuyé au cours de ma lecture mais ce qui sauve la donne, c'est la plume de l'auteur et quelques passages philosophiques. Parce qu'encore une fois, la plume est accrocheuse et le roman est d'une profondeur exemplaire. Pour résumer, je pourrais dire que j'ai un point de vue plutôt partagé...

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