"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

vendredi 10 août 2012

La fille aux cheveux noirs, Philip K. Dick


Ma note : 6/10

Voici la quatrième de couverture : Elle est Emily Hnatt dans Le Dieu venu du Centaure, Donna Hawthorne dans Substance Mort, Sherri Solvig dans Siva, Rybys Romney dans L'Invasion divine... Multiple, fantasmée, elle traverse une existence marquée par des expériences mystiques, le doute et l'abus de drogue. Ses cheveux sont noirs comme la nuit ; figure invariante, démiurgique, elle est chaque femme que Philip K. Dick a connue et aimée. La fille aux cheveux noirs rassemble toutes les lettres qu'il a adressées à cette mystérieuse muse, personnage aussi réel que virtuel et raison d'être de son travail littéraire. Au détour de cette correspondance à sens unique, où se mêlent fiction et autobiographie, apparaît en filigrane le portrait d'un auteur qui fit de sa vie son meilleur roman.

Je n'avais aucune attente pour ce livre. Et c'est à peu près ce que j'ai eu. Rien.

Étant un grand fan de cet auteur et ayant lu de lui plus de vingt romans, je considère que ce livre s'adresse uniquement aux amateurs de Philip K. Dick comme moi. Parce que sinon, on peut presque parler d'une arnaque. Avec ce livre, l'éditeur a décidé de nous livrer quelques lettres de K. Dick qui, peut-être, aurait dû rester privée. On n'en apprend pas beaucoup plus sur le sujet, sur la conscience (et l'inconscient) de l'écrivain. Quelques rares lettres sont intéressantes, mais la plupart tombent à plat, et l'on ne sait pas trop si elles sont réelles. Par moment cela devient tellement inintéressant que le grand romancier de science-fiction parle de son auto, de la vaisselle à faire, etc. Ce livre n'est pas vraiment essentiel, vous l'aurez deviné, et à la limite, on pourrait dire que c'est une mauvaise autobiographie, même si cela en est même pas une.

Pourtant la préface entrevoyait de belles choses. Cette préface, écrite par un ami de Phil Dick (comme il le nomme) est fort probablement ce qu'on retrouve de mieux dans le bouquin. En quelques pages, on apprend l'essentiel de l'être unique qu'était l'auteur, et cela aurait été suffisant selon moi.

Bref, pour terminer, je lui ai donné la note de passage parce que tout ce que fait cet écrivain me semble important, même quand ce n'est pas le cas. En plus, on voit un Philip K. Dick beaucoup plus vulnérable que ne laisse paraître ses romans. La substance de ce livre est peut-être inventée, irréelle, et c'est cela qui est intéressant avec ce génie des lettres américaines. L'imaginaire s'imbrique dans la réalité, qui elle, est dépassée par la fiction. On est dans l'inconscient autant que dans la conscience désabusée et blessée. Malgré tous les défauts qu'on peut sortir sur ce livre, son auteur parvient encore à nous avoir sur le sens de la réalité. Et pour son oeuvre, je lui dis bravo !

3 commentaires:

  1. Merci pour cette critique
    Apprécient Philip K. Dick j'avais vu ce livre depuis un moment et je me demandais s'il en valait la peine

    RépondreEffacer
  2. Une critique juste, j'avais lu ce livre avec beaucoup de mal mais ma conclusion est la même. Dans le genre dur à lire de l'auteur SIVA c'était pas mal aussi. Je me rappelle avoir lutté pour garder les yeux ouverts.

    Philip K. Dick est un auteur formidable mais certains de ces romans sont vraiment sans intérêt.

    GarMok

    RépondreEffacer