"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mercredi 15 août 2012

Deus Irae, Philip K. Dick et Roger Zelazny


Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: Après l'holocauste qui a mis fin à la Troisième Guerre mondiale, deux Églises se disputent les rares survivants et leur — méconnaissable — descendance : celle du Bien et celle Du Mal, qui vénère le Deus Irae, le Dieu de Colère, celui qui a lâché sur le monde l'horreur atomique. Et c'est un Michel-Ange sans bras ni jambes, un hérétique de surcroît, le peintre Tibor McMasters, qui part, bien malgré lui, à la recherche de Dieu pour faire son portrait et le proposer à l'adoration des foules. Dans ce voyage halluciné sur une Terre dévastée, peuplée d'insectes géants, d'oiseaux qui parlent et de robots retournés à l'état sauvage, les lecteurs de Philip K. Dick et de Roger Zelazny essaieront sans doute de faire la part de l'un et la part de l'autre. Ils reconnaîtront sûrement que ce livre d'un humour désespéré est plus grand que la somme des deux parties qui le composent.

Je sais que c'est un cliché pour un roman écrit à quatre mains, mais il manque de cohérence dans ce bouquin. Deux têtes valent mieux qu'une, j'en conviens. Cependant, elles doivent être sur les mêmes épaules. Cela aurait dû donner un roman linéaire mais les différents chapitres ne forment pas un tout cohérent et en plus, K. Dick écrivait un chapitre, ensuite Zelazny en écrivait un autre (et ainsi de suite), ce qui amène une certaine discontinuité.

Je m'attendais davantage à un Philip K. Dick pur laine. L'autre auteur, Roger Zelazny, que je n'avais jamais lu, prend beaucoup trop de place à mon avis. Philip K. Dick le décrit comme plus intelligent que lui et plus cultivé (surtout sur le sujet de la religion) et donc, il y a plus de passages érudits qui n'apportent vraiment pas grand chose de plus. La religion est trop présente, c'est ce qui avait donné du mal à K. Dick quand il avait commencé seul l'écriture du présent roman, et l'intrigue principale, qui est décrite sur la quatrième de couverture, est plus ou moins intéressante et certainement mal exploitée.

Mais bon. Il y a quand même un intérêt à lire ce livre. Premièrement, cela ajoute à ma culture dickienne étant le seul roman de l'auteur écrit en collaboration. Ensuite, je crois que les amateurs de science-fiction post-apocalyptique-théologique seront quelque peu comblés. Et finalement, ce roman est un bon complément à un autre roman de K. Dick qui avait sensiblement la même histoire, j'ai nommé "Dr. Bloodmoney". Cependant, il demeure un des plus faibles du génial Philip K. Dick.

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