"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mardi 3 janvier 2012

Les travailleurs de la mer, Victor Hugo



Ma note : 7,5/10

Voici la quatrième de couverture: Pour pouvoir reconstruire un nouveau bateau à vapeur après le naufrage de La Durande, il faudrait sauver la précieuse machine du navire dont le constructeur est mort. Donc qu’un homme seul, matelot mais aussi forgeron, ait l’audace de se risquer plusieurs jours jusqu’aux rochers Douvres où repose l’épave – et d’affronter la mer. L’homme qui accepterait ce péril seraitplus qu’un héros. «Je l’épouserais», dit alors Déruchette, la nièce de l’armateur. Et parce qu’il s’est épris de la jeune fille, Gilliatt va tenter l’entreprise. Mais suffit-il d’une idylle pour construire un roman d’amour ? Celui-ci en tout cas ne saurait bien finir, car le cœur humain, dit Hugo, est une «fatalité intérieure». Les Travailleurs de la mer, dont l’action se déroule dans l’archipel de la Manche, est d’ailleurs aussi bien un roman d’aventures, à l’époque de la machine et de la révolution industrielle, que la fable épique d’un homme seul face aux éléments. Et bien avant de le faire paraître en 1866, Hugo n’avait pas sans raison choisi de l’intituler L’Abîme.

C'est une véritable leçon d'écriture que nous sert le grand Victor Hugo avec ce roman. Encore une fois, il ne montre pas, mais il décrit. Les descriptions sont prodigieuses et le vocabulaire est d'une richesse inégalée. À chaque page, plusieurs mots nous sont inconnus et parfois, ils ne sont même pas dans le dictionnaire. Aussi, à chaque page, il y a plusieurs phrases qui marquent, qui sont proches de la philosophie. Hugo veut écrire plus que de simples romans. Et il y arrive.

De son propre aveu, "Les travailleurs de la mer" est son roman sur la nature. Et cela paraît. Le véritable personnage principal est la nature elle-même. La plupart des descriptions ont pour cadres cette nature qui semble si chère à l'auteur. Il a écrit ce roman durant son exil et c'est ni plus ni moins qu'un hommage à sa terre d'adoption.

Par contre, j'ai eu quelque difficulté avec ce bouquin. Premièrement, il est difficile d'approche parce que des pans entiers nous sont incompréhensibles, ou presque. C'est certainement une des lectures les plus difficiles qu'il m'ait été donné de faire. Malgré de courts chapitres, le récit va un peu dans tous les sens et si ajoute à cela un vocabulaire difficile et une faible intrigue, le roman dans son ensemble n'est vraiment pas fait pour tous.

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