"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mercredi 25 janvier 2012

Les larmes d'Icare, Dan Simmons



Ma note: 5/10

Voici la quatrième de couverture: Il a marché sur la Lune lors d'une mission Apollo, une épopée qui appartient maintenant à l'histoire ancienne. Pourtant, il continue d'être hanté par cette expérience magnifique et se sent, sur Terre, comme l'albatros du poète, englué dans le rêve déçu de toute sa génération. Comment Richard Baedecker retrouvera-t-il ses ailes ? Un grand voyage à la recherche d'une raison de vivre.

J'aime bien Dan Simmons. Surtout quand il fait dans la science-fiction ("Hypérion"), le fantastique ("L'échiquier du mal") et le roman historique ("Terreur"). Sans être un exceptionnel, cet auteur a presque toujours de bonnes idées et même s'il m'a quelque fois déçu (entre autres avec sa "Nuit d'été"), je passe de très bons moments de lecture avec cet auteur.

Mais "Les larmes d'Icare" sont vraiment pénibles. Un des pires livres que j'ai lu depuis longtemps. Je vous explique pourquoi.

Premièrement, le style d'écriture de Simmons se prête mieux quand c'est un divertissement, comme pour les romans cités plus haut. C'est une écriture qui coule, la fluidité est parfaitement en symbiose avec le riche vocabulaire qu'il emploie et l'action des récits est haletante. En plus, il nous partage sa grande culture littéraire. Mais pour rentrer dans la psychologie des personnages, pour la mélancolie, en quelque sorte, de son écriture, il est un incapable. Et malheureusement, "Les larmes d'Icare" avaient comme base ce genre d'histoire, comme vous avez pu le constater avec la quatrième de couverture.

Alors, on était en droit de s'attendre à un roman enivrant, mélancolique à souhait et à la limite du nihilisme philosophique, comme Houellebecq, Kundera et bien d'autres le font à la perfection. Mais non. Dan Simmons nous raconte les tribulations et la recherche de sens de son héros, Richard Baedecker, d'un point de vue extérieur à la conscience, comme si l'auteur s'attendait à ce que le tout forme un ensemble cohérant (de perte de sens du personnage). Loin d'une cohérence, nous avons droit à un ennuyeux roman.

Simmons voulait sans doute faire différent, parce qu'il est un auteur qui touche à presque tous les genres. Mais dommage. Ce genre ne lui va pas, car il faut avoir quelque chose à dire. Et Simmons ne peut nous offrir qu'une plume agréable et de l'action qui tient en haleine.

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