"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

dimanche 22 janvier 2012

Les souffrances du jeune Werther, Goethe



Ma note: 9/10

Voici la quatrième de couverture: Un serin vole du miroir, et se perche sur son épaule. " Un nouvel ami ", dit-elle, et elle l'attira sur sa main. " Il est destiné à mes petits. Il est si joli ! regardez-le. Quand je lui donne du pain, il bat des ailes, et becquète si gentiment ! Il me baise aussi : voyez. " Lorsqu'elle présenta sa bouche au petit animal, il becqueta dans ses douces lèvres... " Il faut aussi qu'il vous baise ", dit-elle, et elle me tendit l'oiseau. Son petit bec passa des lèvres de Charlotte aux miennes, et ses picotements furent comme un souffle précurseur, un avant-goût de jouissance amoureuse..." il mange aussi dans ma bouche ", dit-elle. Je détournai le visage.

"Les souffrances du jeune Werther" est le roman qui établissait les bases du romantisme, au siècle des lumières, le 18e, mais surtout, qui allait influencer tout le 19e siècle. Il fit scandale à sa sortie, et Goethe dû le publier sous un pseudonyme. Je ne vous dévoilerai pas l'origine de ce scandale pour ne pas nuire à ceux qui ne l'ont pas lus.

Ce roman est probablement ce que j'ai lu de mieux dans ma vie, pour ce qui est du style d'écriture, le degré de perfection que l'auteur atteint. Malgré sa brièveté, environ 150 pages, chaque mot semble soigneusement choisi par l'auteur, qui est aussi poète. Et cela saute aux yeux. La prose jouit d'une poésie sans égale et cela n'est pas surprenant que les poètes soient, la plupart du temps, mes romanciers préférés (Roberto Bolano, Victor Hugo, etc.). Parce qu'on y retrouve les qualités de la poésie et du roman.

Quant à ce roman-ci, il est, en grande partie, écrit sous forme de lettres et on suit l'évolution (ou plutôt la descente aux enfers) du narrateur. Et bien intéressant est le choix de Goethe quant à l'intrusion dans le roman d'un éditeur inconnu. J'ai lu plusieurs auteurs classiques, mais Goethe est celui qui écrit le mieux. C'était la deuxième fois que je lisais ce chef-d'oeuvre et sa qualité en est augmentée lors d'une relecture. Alors, je crois bien que j'en ferai une troisième dans un avenir pas si lointain.

Pour l'histoire en tant que telle, le récit est trop court pour que j'en fasse le résumé. J'en dirais trop sinon...

2 commentaires:

  1. Une œuvre d'art ! La plus belle ode à l'amour, que dis-je, à la passion, qui soit ! Je ne saurai te remercier de m'avoir permis de relire ce petit roman que j'avais complètement oublié et certainement pas compris quand on m'avait obligée à le lire à 12 ou 14 ans ! Et quelle chance d'avoir bénéficié d'une préface explicative avant de découvrir le roman que l'on apprécie encore plus ! A bientôt pour de nouvelles aventures.

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  2. Je suis content que tu aies aimé. Moi aussi je l'avais déjà lu mais ça mérite une relecture sans aucun doute. C'est pour ça que j'essaie de relire les livres que j'avais lus plus jeune.

    À bientôt Véronique

    Jimmy

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