"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

vendredi 20 janvier 2012

Le portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde



Ma note: 8/10

Voici la quatrième de couverture: Le héros de l'unique roman d'Oscar Wilde doit rester éternellement jeune : son portrait seul sera marqué progressivement par le temps, les vices, les crimes, jusqu'au drame final. Dans ce chef-d'oeuvre de l'art fin de siècle (1890), l'auteur a enfermé une parabole des relations entre l'art et la vie, entre l'art et la morale, entre le Bien et le Mal. Les apparences du conte fantastique, et du roman d'aventures, où le crime même ne manque pas, fascinent le lecteur ébloui par les dialogues étincelants de l'auteur de théâtre, les paradoxes de l'esthète, la phrase du poète. La tragédie vécue par l'écrivain, le bagne, le déshonneur, la mort prématurée laissent ainsi, lisse et pur, son roman unique.

Oscar Wilde est surtout connu pour son théâtre et "Le portrait de Dorian Gray" est le seul roman qu'il a écrit. Il fait un peu moins de 400 pages. J'ai bien aimé mais par contre, ce n'est pas le chef-d'oeuvre que j'attendais.

Le sujet principal de ce roman, c'est l'art. La préface écrite par Wilde est éloquente à ce sujet, parce que ses impressions sur l'art nous sont partagées. En seulement deux pages de préface, il nous dévoile sa vision de l'art et cela entraîne un petit traité philosophique sur la question de l'esthétisme (si on la lit de cette manière). La préface nous amène quantité de phrases percutantes et le corpus de ce roman aussi, tout compte fait. Ce n'est pas un roman fleuve où l'on se fait une idée du propos après 900 pages (Comme les romans du réalisme nous l'offrent souvent, on a juste à penser à Jonathan Franzen, Tolstoï, etc.). Non, ici le texte est ramassé et les phrases incisives sont fréquentes.

Selon moi, le personnage principal de l'ouvrage est le tableau lui-même. Tout tourne autour de cet objet (?!?) et les passages les plus intéressants du roman mettent en scène ce tableau.

Même si je n'ai pas été ébahi par ce livre, Wilde traite d'une façon intelligente le genre fantastique. Le thème de l'art étant omniprésent, on se retrouve avec plus qu'une simple histoire fantastique, comme plusieurs auteurs de notre temps en écrivent. Wilde écrit bien, la construction est classique et le bouquin nous rappelle quelque peu le théâtre. Comme tout bon classique, les scènes se succèdent avec un ordre précis et les dialogues sont nombreux.

Alors, pour un premier (et seul) roman, cet écrivain maîtrise parfaitement le genre mais aussi son propos. La prose se situe parfaitement à la frontière du 20e siècle. Et donc, ce livre est davantage actuel que les classiques du 19e siècle.

1 commentaire:

  1. Vous êtes un dur à cuire qui a l' enthousiasme difficile, tout de même ;-)
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