"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mardi 17 janvier 2012

La classe de neige, Emmanuel Carrère



Ma note: 7/10

Voici la quatrième de couverture: Dès le début de cette histoire, une menace plane sur Nicolas. Nous le sentons, nous le savons, tout comme il le sait, au fond de lui-même l'a toujours su. Pendant la classe de neige, ses peurs d'enfant vont tourner au cauchemar. Et si nous ignorons d'où va surgir le danger, quelle forme il va prendre, qui va en être l'instrument, nous savons que quelque chose est en marche. Quelque chose de terrible, qui ne s'arrêtera pas.

Comme je l'écrivais lors d'une précédente chronique, j'avais déjà lu "La classe de neige" il y a une dizaine d'année. Je ne m'en souvenais plus et c'est lors de ma lecture de l'excellent "Limonov" que ce fait m'est revenu à la mémoire. Le léger souvenir qui m'en restait était celui d'un roman assez éteint, banal et à limite de l'inutilité. Sans aller aussi loin lors de ma deuxième lecture, je ne crois pas que ce soit un grand roman. En tout cas, pas autant que les critiques, en général, l'ont affirmés.

Inspiré de "L'adversaire", que Carrère avait cessé d'écrire pour se concentrer sur "La classe de neige" (pour ensuite terminer l'écriture de cet "Adversaire"), le roman se passe presqu'au complet lors des vacances du petit Nicolas. On suit ses tourments et ainsi, la folie de son père nous est dévoilée, entre autres, avec l'inconscient du petit Nicolas qui refait surface sous forme de peur. Les moqueries des autres jeunes lors de la classe de neige y sont aussi pour quelque chose. Donc, pendant les 170 pages de ce roman, on assiste à cette classe de neige qui peu à peu, devient inquiétante pour tout le monde.

L'ambiance qu'a créée Carrère soutient à elle seule ce récit. C'est sans contredit la plus grande qualité du livre. Il y a un sentiment d'étouffement qui nous parvient grâce à la plume bien maitrisée de Carrère mais aussi, pour l'action et les situations judicieusement choisies par l'auteur, pour justement créer ce sentiment d'enfermement. Mais sinon, c'est un roman bien mince, souvent inintéressant et aussi pâle que la neige.

Donc, pour terminer, malgré de belles qualités stylistiques, en général, on s'ennuie lors de notre lecture. Par contre, le lien qu'on peut tracer dans l'oeuvre de Carrère, avec ce livre, nous permet d'apprécier la profondeur, sur le long terme, de l'oeuvre de cet écrivain français. "La classe de neige", c'est un peu le prélude de "L'adversaire", ou plutôt un complément à ce très grand livre.

2 commentaires:

  1. J’arrive par hasard sur votre très intéressant blog.
    J’ai fini hier “L’Adversaire" qui fait parti de votre Top 1O de 2011 et
    je n’ai pas encore lu “La classe de neige”.
    Comme vous, j’ai découvert cet auteur par son “Limonov” exalté.

    Mais, si je puis me permettre une suggestion… (toute petite),
    Une fois que vous aurez lu ”D’autres vies que la mienne”,
    je fais le pari qu’il sera en haut de votre top 10 de 2012.

    De mon coté il est N°2 en 2011…

    Je compte sur vous pour m’en donner des nouvelles.

    Sur ce je vais explorer votre blog.

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  2. Merci beaucoup !

    Oui, j'ai prévu lire "D'autres vies que la mienne" très prochainement ainsi que "La moustache".

    Au plaisir,

    Jimmy

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