"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

dimanche 4 mars 2012

Ourania, J.M.G. Le Clézio



Ma note : 8/10

Voici la quatrième de couverture: "Quand j'ai compris que Mario était mort, tous les détails me sont revenus. Les gens racontaient cela en long et en large à ma grand-mère. Mario traversait le champ, un peu plus haut, à la sortie du village. Il cachait la bombe dans un sac, il courait. Peut-être qu'il s'est pris les pieds dans une motte de terre, et il est tombé. La bombe a explosé. On n'a rien retrouvé de lui. C'était merveilleux. C'était comme si Mario s'était envolé vers un autre monde, vers Ourania. Puis les années ont passé, j'ai un peu oublié. Jusqu'à ce jour, vingt ans après, où le hasard m'a réuni avec le jeune homme le plus étrange que j'aie jamais rencontré." C'est ainsi que Daniel Sillitoe, géographe en mission au centre du Mexique, découvre, grâce à son guide Raphaël, la république idéale de Campos, en marge de la Vallée, capitale de la terre noire du Chernozem, le rêve humaniste de l'Emporio, la zone rouge qui retient prisonnière Lili de la lagune, et l'amour pour Dahlia.

Quelle surprise ce fut de voir que la ville de Rivière-du-Loup jouait un grand rôle dans ce roman. J'habite dans cette petite ville de 20 000 habitants et jamais je n'aurais cru qu'un prix Nobel de littérature comme Le Clézio, Français de surcroît, parlerait de ma petite ville québécoise dans un de ses romans. Je me demande s'il nous a déjà visité. Donc, première joie quant à ce roman.

Mais aussi, je dois admettre que c'est un très beau livre. Malgré le fait que Rivière-du-Loup est abordée, c'est avant tout un roman sur le Mexique (enfin, une partie seulement du Mexique). Constitué un peu à la manière d'"Onitsha" que j'avais aussi adoré (les deux romans racontent comment le personnage principal découvre un univers qui lui était inconnu), "Ourania" traite du paradis possible, de l'utopie réaliste, etc. C'est en fait un roman sur l'attente de l'utopie, sur le début et qui sait, peut-être débouchera-t-elle sur l'utopie globale?

J'adore ce genre d'histoire. Et pour terminer, je m'en voudrais de ne pas glisser quelques mots sur le style de l'auteur. C'est un style poétique, léger et qui est en symbiose avec l'histoire utopique, de la découverte, du voyage. Sans aucun doute, c'est une bonne et surtout une belle lecture.

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