"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

dimanche 18 mars 2012

La quarantaine, J.M.G. Le Clézio



Ma note: 6,5/10

Voici la quatrième de couverture: "Que reste-t-il des émotions, des rêves, des désirs quand on disparaît ? L'homme d'Aden, l'empoisonneur de Harrar sont-ils les mêmes que l'adolescent furieux qui poussa une nuit la porte du café de la rue Madame, son regard sombre passant sur un enfant de neuf ans qui était mon grand-père ? Je marche dans toutes ces rues, j'entends le bruit de mes talons qui résonne dans la nuit, rue Victor-Cousin, rue Serpente, place Maubert, dans les rues de la Contrescarpe. Celui que je cherche n'a plus de nom. Il est moins qu'une trace moins qu'un fantôme.Il est en moi, comme une vibration, comme un désir, un élan de l'imagination, un rebond du coeur, pour mieux m'envoler. D'ailleurs je prends demain l'avion pour l'autre bout du monde. L'autre extrémité du temps."

Je termine cette lecture avec un avis pour le moins mitigé. Après une "Étoile errante" remarquable et de très bons romans comme "Onitsha" et "Poisson d'or", je commençais la lecture de "La quarantaine" en étant persuadé que j'apprécierais autant que ces trois bouquins. En plus, de ce que j'ai lu sur internet, "La quarantaine" avait eu d'excellente critique. La quatrième de couverture m'intriguait de même que le résumé qu'on peut trouver un peu partout. Et par dessus tout, ce roman était présenté comme une autobiographie de Le Clézio, à tout le moins comme un récit familial. Donc, je me jetais dans les bras de cette lecture avec enthousiasme.

Eh bien non. Ce fut une lecture ardue, parce qu'on ne sait plus trop où l'auteur veut nous emmener. Parfois, c'est lui qui parle, d'autres fois ce sont les journaux intimes des personnages. Grossièrement, c'est l'histoire de ses grands-parents (grand-père maternel, plus particulièrement) et de leur expédition vers l'île Maurice, lieu central dans la vie de cet écrivain. Ils atterriront finalement sur un îlot au large de l'île Maurice. Mais parce qu'il n'a pas vécu l'histoire qu'il nous raconte, j'ai senti un Le Clézio hésitant, moins habile qu'à l'habitude. Sa plume est elle aussi plus faible que ce qu'il nous a habitué et elle est moins poétique. Il maîtrise peut-être son sujet, mais le résultat n'est pas probant.

Aussi, on ne s'attache pas aux personnages. Il y a un trop plein de subtilité dans ce roman. Habituellement, cette subtilité nous donne de très bons livres, mais ici cette subtilité est mal employée. On lit des intrigues plus ou moins intéressantes. C'est souvent ennuyeux.

Par contre, cela reste du Le Clézio et ainsi, ce n'est pas tout à fait raté. Jusqu'à maintenant, c'est certainement le moins bon que j'ai lu de cet auteur. Mais trêve de bavardage, parce que je plonge dans le "Chercheur d'or" d'ici quelques minutes.

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