"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mardi 7 février 2012

Cent ans de solitude, Gabriel García Márquez



Ma note: 6,5/10

Voici la quatrième de couverture: Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleur plein de rêve et de réel. Histoire à la fois minutieuse et délirante d'une dynastie: la fondation, par l'ancêtre, d'un village sud-américain isolé du reste du monde; les grandes heures marquées par la magie et l'alchimie; la décadence; le déluge et la mort des animaux. Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure, est à sa façon un Quichotte sud-américain: même sens de la parodie, même rage d'écrire, même fête cyclique des soleils et des mots. Cent Ans de solitude compte parmi les chefs d'oeuvre de la littérature mondiale du XXe siècle, a obtenu en France le prix du Meilleur Livre étranger.

J'avais déjà lu ce roman il y a une dizaine d'années. Il m'avait laissé plutôt froid et selon mes souvenirs, je ne l'avais même pas fini. Alors que la critique est dithyrambique face à ce livre et que les lecteurs du monde entier ne cessent d'en faire l'éloge, je me suis dit qu'il serait temps que je m'y remette. Donc, en prenant mon courage à deux mains, je me suis replongé tête baissée dans ce bouquin publié en 1967 d'un auteur nobélisé.

Même chose. Je n'ai pas embarqué. Pour la forme, il est rébarbatif en ce sens que les sauts de paragraphes se font rares et les descriptions vont dans tous les sens. Donc, un même paragraphe peut avoir plusieurs personnages, plusieurs scènes, trop d'action. J'ai eu de la difficulté à suivre et j'ai commencé à y prendre goût seulement vers la fin. Et il était trop tard.

Par contre, la plume de l'auteur est fluide, alors, si on n'aime pas (comme ce fut mon cas) on le lit quand même jusqu'au bout sans problème. L'ambiance créée par l'écrivain est aussi très bien amenée. Cependant, je ne me suis pas attaché aux personnages, je ne les ai pas compris.

Le réalisme magique m'a aussi embêté. Je ne savais plus ce qui était vrai ou non. Les passages historiques et politiques (plus globales) côtoient trop facilement le particulier, la petitesse du village, l'intimité des lieux. J'étais vraiment perdu.

Un jour, il faudra que vous m'expliquiez ce que vous aimez tant dans ce roman...

1 commentaire:

  1. Pour ma part je trouve ce roman très surfait et peu brillant, certes bien écrit et témoignant d'une belle puissance narrative chez son auteur, mais totalement creux.

    Gabriel Garcia Marquez a une imagination foisonnante, mais quel intérêt ? Où est le génie ? Le livre ne présente aucune structure construite, il n'y aucun fil conducteur, aucune analyse psychologique, nous sommes en présence de faits imaginaires relatés avec une densité décourageante, qui plus est sans beaucoup d'humour ni beaucoup d'esprit...

    D'ailleurs Marquez a dit lui-même ne pas comprendre le succès de ce livre en particulier : "La plupart des critiques ne réalisent pas qu'un roman comme Cent ans de solitude est un peu une blague". Certains livres sont hissés au panthéon de la littérature mondiale et parois cela reste énigmatique, voire injustifié. Non, non, je ne trouve pas ce livre brillant...

    Je préfère largement l'œuvre de Tolstoï qui relève véritablement du génie !

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