"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mercredi 23 mars 2011

Les soldats de la nuit, Alan Furst



Ma note : 6,5/10

Voici la quatrième de couverture : Parce qu'il a vu son frère mourir devant lui, assassiné par une milice fasciste, Khristo Stoiaven possède une qualité essentielle aux yeux du NKVD : le désir de vengeance. Recruté par cette redoutable organisation secrète, au service de la jeune Union Soviétique (nous sommes en 1934), Khristo devient l'espion parfait. As du renseignement, artiste de la filature, expert en explosifs, polyglotte, il excelle dans tous les domaines. La guerre d'Espagne lui donne l'occasion de montrer l'étendue de ses talents. Avec Faye, Renata, Sasha et Andres, ses compagnons de lutte, il mène une guerre sans merci contre le franquisme. Mais la terreur stalinienne aura raison de son idéal. Fuyant les purges ordonnées par le Parti, il se réfugie en France, sans savoir qu'il va ainsi à la rencontre d'un nouvel ennemi en uniforme vert-de-gris. Des bords du Danube au maquis d’Epinal puis en Tchécoslovaquie, l’épopée de la première génération d’agents communistes est la matière de ce roman extraordinaire, où l’on retrouve l’écho des récits de Jan Valtin, Gustav Regler ou Victor Serge.

Je ne lis jamais de roman d'espionnage. De mémoire, c'est le premier roman de ce genre que je lisais, même s'il y a un "John Le Carré" qui attend dans ma bibliothèque depuis deux ans. Même si je n'aime pas le genre, je tenais à lire ce Alan Furst parce qu'il avait comme cadre historique une époque que j'affectionne particulièrement et surtout, il parlait des bolcheviks, un parti politique que j'aime étudier.

Le roman a bien commencé, de mon point de vue. Le premier élément qui m'a frappé est la plume exceptionnelle de cet auteur. Je ne m'attendais vraiment pas à cela (notamment à cause du genre de roman), mais le style d'écriture de Furst est très bien peaufiné et notre lecture devient agréable en peu de temps. Aussi, cet écrivain a le don de la narration. En fait, il sait conter une histoire, ce qui n'est pas le cas de tous. Mais ici s'arrête les points positifs, voyons maintenant ce que je n'ai pas aimé.

Donc, pour les points négatifs, il y a la confusion qu'on rencontre un peu plus loin dans le roman. C'est peut-être dû au fait que c'était mon premier roman d'espionnage, mais plus le récit avançait, moins je comprenais l'histoire, les situations, les personnages, etc. Le livre est vite devenu lassant pour moi. Il m'a fait réaliser que je n'aimais vraiment pas les romans d'espionnage. En plus, le livre est quand même assez volumineux, ce qui fait perdurer encore plus notre malaise et notre difficulté, en tout cas pour les profanes. Même si l'auteur a su créer une ambiance rempli de tension, tout au long du roman, on ne sait pas trop où l'on se trouve et on ne comprend pas trop les buts recherchés par les personnages.

Finalement, je peux dire que j'ai été déçu de ma lecture. Même si Alan Furst m'a surpris avec une écriture splendide, c'est à peu près tout ce que j'ai eu à me mettre sous la dent. Donc, définitivement, je ne lirai pas d'autres livres de Furst. Non plus le John Le Carré qui attend patiemment dans ma bibliothèque. J'espère pour lui qu'il saura être très patient...

2 commentaires:

  1. je ne connais pas cet auteur mais je ne peux que te conseiller la lecture de John Le Carre..yne fois le nez dedans on a du mal à en sortir..Je me souviens de mon ex mari ,pas du tout amateur de roman d'espionnage ,et même de lecture tout court..,qui s'est privé de sommeil pour finir" la constance du jardinier"....

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  2. Merci de la suggestion, je vais m'y mettre à John Le Carré un de ces jours...

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