"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

vendredi 27 novembre 2009

Un enfant de Dieu, Cormac McCarthy



Ma note: 9/10

Voici le résumé: A quel moment Lester est-il devenu un monstre ? Chassé de chez lui, il erre dans les montagnes comme un charognard guettant ses proies. Ses raisonnements se simplifient, les actes laissent place aux pulsions et ses gestes deviennent ceux d'un animal traqué. Un monologue où se mêlent insultes et sanglots s'élève dans sa grotte peuplée de cadavres ; le grognement à peine humain d'un enfant de Dieu.

Cormac McCarthy est sans aucun doute, selon moi, le plus grand auteur encore vivant dans le monde. Sa plus grande force est de décrire des événements sans aller dans la psychologie des personnages. Ce dernier point est de notre ressort. En effet, même s'il ne décrit aucunement les pensées de ses protagonistes, de par leurs gestes et paroles, nous nous faisons une idée de leurs pensées. McCarthy est un maître dans ce domaine...Aussi, plus je le lis, plus je me rend compte que c'est le seul écrivain qui a grandit à l'ère de la télévision où celle-ci n'a pas déteint sur lui.....Quel talent pur!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ce roman ne fait pas exception à la règle. Tous les ingrédients d'un livre de génie s'y retrouvent. Par contre, il est tellement court, qu'on a pas vraiment le temps de savourer le chef-d'oeuvre qu'il contient ainsi que la descente aux enfers du personnage principal(psychologique et autres). Écrit en 1973, Un enfant de Dieu est toujours d'actualité, parce qu'il contient un tueur en série qui éprouve des problèmes mentaux. Donc il sera d'actualité pour des siècles encore....

Donc, n'hésitez pas pour lire ce roman qui se dévore en quelques heures seulement.....

mardi 24 novembre 2009

Étranges Détours, Dean Koontz



Ma Note: 6,5/10

Voici la quatrième de couverture: Après vingt ans d'absence, Joey Shannon, joueur de poker alcoolique et minable, revient dans sa ville natale pour l'enterrement de son père. Assailli de visions morbides, il s'apprête à faire demi-tour, lorsque, à la faveur d'une tempête, la route qu'il empruntait autrefois pour se rendre à l'université s'offre miraculeusement à lui.

Reprenant l'itinéraire de jadis, il se retrouve alors sur les lieux où, vingt ans plus tôt, un terrible accident l'avait privé du destin auquel il était promis. Peu à peu une autre réalité prend forme, le passé resurgit, et il découvre que son frère n'est pas seulement l'écrivain que tous s'accordent à trouver génial.

Aurait-il plongé dans le temps pour se voir offrir une chance de véritablement... refaire sa vie ?

Ce livre de koontz est composé d'un court roman(strange highways) et en plus, on y retrouve quelques courtes nouvelles littéraires. Le court roman est très bien, mais étant donné sa longueur, soit 200 pages, l'action se déroule très vite et on a pas vraiment le temps d'apprécier l'idée de départ, soit la chance de refaire sa vie. En effet, on est davantage dans un thriller et dans un roman d'action que dans un genre comme Replay de Ken Grimwood. L'aspect philosophique et morale est presque entièrement évacué. Dommage. Ce Replay de l'auteur Grimwood est beaucoup plus étoffé, nuancé et profond. Tant dans l'histoire, le propos et l'aspect philosophique de cette idée de retour sur sa vie.

Quant aux nouvelles littéraires, comme à l'habitude, Dean Koontz est géniale pour ce genre et en plus, elles sont très variées.

dimanche 22 novembre 2009

Dostoïevski, Les possédés



Ma note: 9,5/10

Voici la quatrième de couveture: «Est-il possible de croire? Sérieusement et effectivement? Tout est là.» Stavroguine envoûte tous ceux qui l'approchent, hommes ou femmes. Il ne trouve de limite à son immense orgueil que dans l'existence de Dieu. Il la nie et tombe dans l'absurdité de la liberté pour un homme seul et sans raison d'être. Tous les personnages de ce grand roman sont possédés par un démon, le socialisme athée, le nihilisme révolutionnaire ou la superstition religieuse. Ignorant les limites de notre condition, ces idéologies sont incapables de rendre compte de l'homme et de la société et appellent un terrorisme destructeur.
Sombre tragédie d'amour et de mort, Les Possédés sont l'incarnation géniale des doutes et des angoisses de Dostoïevski sur l'avenir de l'homme et de la Russie. Dès 1870, il avait pressenti les dangers du totalitarisme au XXe siècle.

Il y a quelques années, un groupe décida de découvrir les 100 plus grands livres de tout les temps. Donc, ils contactèrent 100 écrivains de plus de 50 pays pour que ceux-ci leurs drèssent la liste de leurs propres livres préférés. C'est un écrivain russe qui décrocha le gros lot, avec 4 de ses livres dans ce top 100, le plus grand total. Ce romancier est Fedor Dostoïevski et Les possédés(ou les démons, selon la traduction) s'y retrouve.

En effet, ce roman est presque parfait. Son seul défaut est le manque de lien entre les passages racontés par le narrateur. Cependant on ne peut presque pas parler d'un défaut, parce que le récit est à la première personne et le narrateur le dit lui-même qu'il n'est pas un grand auteur. En plus, on découvre à la lecture, que celui-ci est quelque peu idiot.

Si 1984 de Orwell est le résultat final du socialisme et du communisme, on peut dire que Les possédés de Dostoïevski est l'embryon, le départ de ce résultat et de celui de la Russie sous Lénine, Trotski et Staline. Par contre, contrairement à 1984, ce roman-ci est moins centré sur l'histoire et une trame narrative concrète et cohérente mais davantage sur la relation entre les personnages dans les premiers groupuscules socialistes qui espéraient éventuellement prendre le pouvoir en Russie sous le Tsar Nicolas au 19e siècle.

Pour résumé, ce volume de Dostoïeski frise la perfection et je considère, personnellement, qu'il est supérieur à l'écriture de Tolstoï. Mais de là à affirmer que Fedor Dostoïevski est le plus grand parmi les grands, comme certains le prétendent, il y a un pas que je ne suis pas encore prêt à franchir.

Voici le site internet de la liste des 100 meilleurs livres de tout les temps:

http://www.evene.fr/livres/selection/les-100-meilleurs-livres-de-tous-les-temps.php

vendredi 13 novembre 2009

La chute, Albert Camus



Ma note: 9/10

Voici la quatrième de couverture: Sur le pont, je passai derrière une forme penchée sur le parapet, et qui semblait regarder le fleuve.
De plus près, je distinguai une mince jeune femme, habillée de noir. Entre les cheveux sombres et le col du manteau, on voyait seulement une nuque, fraîche et mouillée, à laquelle je fus sensible. Mais je poursuivis ma route, après une hésitation. J'avais déjà parcouru une cinquantaine de mètres à peu près, lorsque j'entendis le bruit, qui malgré la distance, me parut formidable dans le silence nocturne, d'un corps qui d'abat sur l'eau.
Je m'arrêtai net, mais sans me retourner. Presque aussitôt, j'entendis un cri, plusieurs fois répété, qui descendait lui aussi le fleuve, puis s'éteignit brusquement.

Quel grand livre de Camus! Un grand roman à tout point de vue, même s'il est très court(150 pages). On assiste tout au long du récit à une conversation entre deux hommes, mais il n'y en a seulement un qui parle. Donc, tout le livre est un monologue sur la vie, les êtres humains, le matérialisme(la superficialité) et un thème récurent chez Camus, l'absurde(en général de la vie).

On assiste également au changement du personnage principal, qui passe du «bon gars» ordinaire à un homme complètement désarçonné suite au suicide d'une femme où il n'a pas eu le courage d'intervenir.

La première partie du roman est excessivement drôle, mais on perd assez vite notre rire dans la seconde partie. J'ai davantage apprécié la première moitié que je considère être le texte le plus drôle qu'il m'a été donné de lire.

Donc, voici un roman presque parfait, très drôle et qui contient une importante part de philosophie qui pourrait, qui sais,changer votre vie!

samedi 7 novembre 2009

La blonde en béton, Michael Connelly



Ma note: 8,5/10

Voici le résumé: Une jeune femme blonde vient d'être découverte, coulée dans du béton. Quatre ans après l'enquête sur les meurtres du «Dollmaker», l'inspecteur Harry Bosh est traduit en justice. Une avocate arriviste et teigneuse l'accuse d'avoir tué un innocent, et non le serial killer qu'il croyait pourtant avoir identifié. Bosh commence à douter - inquiet et déterminé, il reprend l'enquête depuis le début.

Décidément, ce troisième roman de Michael Connelly est un chef-d'oeuvre du thriller. De loin le meilleur thriller ou sériller qu'il m'a été donné de lire. Meilleur que son poète, meilleur que les morts de la Saint-Jean de Mankell, meilleur que les hommes qui n'aimaient pas les femmes de Larsson, meilleur que tout autres romans du genre. Il a eu une idée de génie en incorporant un procès ET une enquête policière en parallèle. Il n'y a aucun temps mort et de plus, tous les ingrédiants sont rassemblés pour nous servir une recette parfaite de ce genre littéraire. Les rebondissement sont nombreux et tous crédibles. On ne veut tout simplement pas refermer le livre avant d'avoir fini.

Du grand Connelly, du très grand! C'est à se demander pourquoi Hollywood n'a pas encore scénarisé ce roman, on doit croire qu'ils aiment mieux des récits ternes! Je ne vois pas d'autres explications. Donc, courez vous procurez ce volume, la satisfaction est garantie!

lundi 2 novembre 2009

Démons intimes, Dean Koontz



Ma note: 6,5/10

Ce recueil de nouvelles de Dean Koontz n'en est, en fait, pas vraiment un. En effet, il commence par une novella ou comme l'appel Koontz, un roman, parce qu'il comporte assez de mots pour être décrit comme tel, même s'il est très court. Donc, ce court roman du début du recueil raconte les aventures de Chase, un ancien combattant au vietnam décoré par la médaille d'honneur. Ensuite, tout au long de ce recueil, on a droit à de courtes nouvelles littéraires entre 10 à 40 pages chacunes.

Selon moi, Dean Koontz est un maître de la nouvelle littéraire. En plus, il nous offre sa meilleure nouvelle dans ce recueil. Elle s'intitule Le crépuscule de l'aurore. Koontz lui-même la décrit comme sa préférée.

Donc, avec ce volume, Dean Koontz démontre son talent immense pour les histoires concises. Même si je ne suis pas un grand lecteur de nouvelles littéraires, ce recueil-ci m'a énormément surpris par ses histoires originales. En fait, Dean Koontz est, au minimum, aussi talentueux que Stephen King pour ce genre très rarement publié.

Fait à noter, si vous voulez vous procurez cet ouvrage, je vous souhaite la meilleure des chances!! Comme presque tous les autres livres de cet auteur, il n'est plus plubié. Par contre, Ebay devient un outil privilégié dans cette situation, tout comme les autres sites de livres usagés.