"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mardi 11 octobre 2011

L'oeuvre, Zola



Ma note: 7,5/10

Voici la quatrième de couverture: Camarade de jeunesse de Cézanne, ami et défenseur de Manet et des impressionnistes, Zola a résumé dans L'Œuvre toute son expérience du milieu et des problèmes de la peinture sous le Second Empire et les premières décennies de la IIIe République. Document de premier ordre sur ces «Refusés», ces «plein-airistes» que nous considérons comme les fondateurs de la modernité, L'Œuvre dit aussi la tragédie d'un homme, Claude Lantier, tempérament romantique hanté par des rêves d'absolu, le désir de «tout voir et tout peindre. Des fresques hautes comme le Panthéon ! Une sacrée suite de toiles à faire éclater le Louvre !» Mais, devant l'incompréhension de l'époque, l'absolu du rêve deviendra celui de la détresse, et Claude, qui a commencé comme Manet, aura la même fin que Van Gogh.

"L'oeuvre" est le roman de la maturité, selon moi. Le style d'écriture est mélancolique, envoûtant par moment, ce que je n'avais pas encore vu chez Zola. Plus on avance, plus le récit devient pessimiste et l'on s'attache au personnage principal, Claude Lanthier (le frère d'Étienne qu'on suivait dans "Germinal"). Le dénouement final est majestueux, surtout pour un nihiliste comme moi. "L'oeuvre" est profonde.

Par contre, il y a plusieurs longueurs qui m'ont particulièrement déplu. Même si l'écriture de Zola frise la perfection du début à la fin (c'est peut-être même le Zola le plus réussi sur ce point), on se demande souvent où l'on est dans l'histoire et l'intrigue est quasiment absente pendant tout le roman. C'est bien que Zola ait approfondi le personnage de Claude mais il n'y a rien de plus. Les autres personnages déçoivent le lecteur et les aventures des protagonistes sont plus ou moins intéressantes.

Donc, je ne sais pas si je le conseillerais aux lecteurs peu habitués des classiques. On y retrouve les bons côtés des romans du 19e siècle mais aussi, on y retrouve les moins bons, comme l'intrigue faible. La lecture devient vite ardue.

Finalement, j'ai bien aimé le côté mélancolique du roman et sur ce point, c'est réussi. De plus, ceux qui veulent en connaître plus sur le milieu de l'art du 19e siècle seront comblés.

3 commentaires:

  1. C'est L’œuvre qui m'a donné envie de lire toute la série de Rougon Macquart. J'avais auparavant lu Au bonheur des dames et je l'avais apprécié sans plus. A la lecture de L’œuvre, j'ai eu un vrai coup de coeur pour l'écriture de Zola et j'ai entrepris de les lire tous. Chose faite depuis maintenant près de 10 ans. Je me suis promis de lire la totalité de la Comédie Humaine mais j'avoue manquer de constance avec Balzac.

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  2. Salut Phil, merci de commenter sur le blog.

    Oui, je me rappelle très bien que t'avais aimé L'oeuvre (avec un commentaire quand j'avais lu Nana). Comme je le disais l'écriture de L'oeuvre est très réussi mais je crois qu'avec Zola et les rougon-macquart, faut tous les lire pour bien apprécier.

    Au plaisir,

    Jimmy

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  3. j'ai lu ce bouquin quand j'avais aller 16 ans, ( programme de seconde ou première ) Contrairement à Phil, il m'a dégouté de Zola. je me suis ennuyé à mourir, je l'avais trouvé sordide surtout la scène où le personnage principal peint son enfant mort. Mais bon j'aurais sans doute une autre vision maintenant.

    on est pas sérieux quand on a 17 ans.
    Rimbaud.

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