"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

samedi 8 janvier 2011

Sukkwan Island, David Vann



Ma note : 7,5/10

Voici la quatrième de couverture : Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin. Sukkwan Island est une histoire au suspense insoutenable. Avec ce roman qui nous entraîne au cœur des ténèbres de l’âme humaine, David Vann s’installe d’emblée parmi les jeunes auteurs américains de tout premier plan.

Avec toutes les bonnes critiques que ce roman avait reçu, je dois vous avouer que je m'attendais à mieux. Par contre, pour un premier roman, c'est une réussite. C'est un très court roman(190 pages) qui se lit en une journée. Je pense que c'est son point fort. C'est court et touchant.

Je ne peux rentrer dans les détails de l'intrigue sans en dévoiler trop. Donc, on s'en tiendra à la quatrième de couverture sur ce point. Sur la forme, ce livre est très proche de celui de Cormac McCarthy, "Sur la route". Il y a absence de ponctuation pour les dialogues et chaque phrase va à l'essentiel. Il a comme personnages principaux un père et son fils. Bien sûr que David Vann ne possède pas le talent et surtout le vocabulaire de McCarthy, mais pour une première expérience, il se débrouille très bien et on ne regrette pas notre moment de lecture.

Au final, on est en présence d'un bon roman. Il a tout pour plaire aux critiques. Le texte est concis et très bien écrit. L'intrigue est presque absente. Il sonde l'âme humaine. Donc, sans être le chef-d'oeuvre que j'attendais, c'est quand même bien.

3 commentaires:

  1. Pas facile d'ajuster ses attentes quand la critique est unanime. En général ce que je fais, c'est qu'après quelques commentaires lus, je ne cherche pas à en savoir plus jusqu'à ce que je lise le livre.
    J'avais aussi bien aimé Sukkwan Island, un bon roman divertissant. Mais pas un chef d'œuvre.

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  2. C'est ce que je fais aussi, mais dans ce cas précis, il y avait des critiques partout. Ils me sautaient aux yeux. En plus, avec le prix prestigieux qu'il avait gagné.

    Au plaisir!!

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  3. Un récit que j'ai détesté de bon cœur ( je n'aime pas les auteurs qui n'aiment pas leurs personnages...or celui du père est juste répugnant...on comprend mieux ensuite quand on sait l' itinéraire de D.Vann, certes, mais alors on se demande pourquoi prendre en otage le lecteur dans cette sorte de psychanalyse sauvage ...) . Pas du tout d' accord avec ton rapprochement avec " la route" , qui est une dystopie autrement plus élaborée

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