"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mercredi 21 juillet 2010

Métacortex, Maurice G. Dantec



Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: Crimes pédophiles, assassinats de flics et de magistrats, conflits politico-religieux, conspirations croisées... Le lieutenant Paul Verlande, de la Sûreté du Québec, est confronté à une série d'attentats dont le diagramme secret cache le pire crime de droit commun jamais commis, sur fond de guerres civiles, de chaos climatique, d'exodes massifs et de piraterie maritime généralisée. Il marche vers les ruines du monde, cautérisées par l'âge atomique, fixées au sol par les hautes températures qui vont plastifier la terre. Désormais, ce n'est plus qu'une question de jours. Métacortex plonge ses racines dans la guerre totale engagée en 1945 et père, surplombe l'Histoire en reliant un par-delà ancien Waffen SS, et son fils par-delà la vie et la mort. A travers ce roman-monde, Maurice G Dantec explore les pouvoirs secrets du cerveau humain et signe une oeuvre d'une impitoyable puissance d'arrêt.

Maurice Dantec a décidé, il y a plus de 10 ans de quitter la France pour venir s'installer au Québec, mon coin de pays. Pour ce roman, Métacortex, il nous fait l'honneur de le situer à Montréal. En plus de Montréal, il y a une grande partie qui se situe lors de la deuxième guerre mondiale, avec les SS. En fait, cette partie avec les nazis est croisée et intégrée dans le roman en tant que tel et ainsi, on peut être à Montréal et tout d'un coup on se retrouve avec le père du héros et du flic montréalais lors de la deuxième grande guerre.

Pour le style, Dantec ne change pas d'un iota. Son style d'écriture est toujours aussi complexe. J'adore Dantec, mais pour ce roman, encore une fois, il en fait trop. L'histoire de départ était magistrale mais on se perd assez rapidement. Contrairement aux racines du mal, un roman précédent, Dantec pousse la science et les termes techniques trop loin, il tire dans tous les sens sans vraiment se préoccuper du lecteur. C'est dommage, parce qu'avec Atefact, il était revenu à une écriture plus concise et agréable à lire. Le bouquin suivant Artefact était plus ordinaire et je m'attendais au mieux avec celui-ci mais je n'ai pas été comblé.

Donc, même s'il situe l'action au Québec, Dantec n'a pas livré la marchandise selon moi. Quelques passages sont bien réussis et "compréhensibles" mais ce qui se dégage de l'ensemble du livre est que l'auteur a passé à côté de quelques choses de grand. Il faudrait que Maurice Dantec apprenne que tous ses lecteurs ne sont pas lui, notamment qu'ils ne sont pas aussi intelligents. Je vous conseille beaucoup plus Les racines du mal qui constitue son chef-d'oeuvre absolu, qui apparemment ne sera jamais battu par son auteur. Dommage.

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