"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

vendredi 2 juillet 2010

Ghost story, Peter Straub



Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: Quatre vieux monsieurs passent leurs soirées à se raconter de fabuleuses histoires de fantômes. Mais depuis la disparition d'un des membres du club dans d'étranges circonstances, ils se sentent menacés, perdent le sommeil. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils vont bientôt se retrouver impliqués dans une hallucinante histoire de réincarnation...

Roman avec une bonne histoire mais mal écrit, Ghost story avait tout pour être un chef-d'oeuvre de la littérature fantastique d'allégeance gothique. Si cette histoire aurait été écrite par Stephen King, Dean Koontz ou Dan Simmons, entre autres, ce roman aurait probablement transcendé les générations de lecteurs de fantastique. Dommage que Peter Straub gâche la fête avec ses descriptions inintéressantes, ses mises en situation mal exploitées et son éparpillement non essentiel. Le roman va dans tous les sens et ce n'est pas long que le lecteur est perdu.

Dès l'ouverture, on voit qu'il s'est grandement inspiré de Salem de Stephen King. Prologue semblable à tous points de vue, petite ville comme décor et parfois, il y a même le thème du vampire qui est exploité. Mais ce n'est pas tout pour ce qui est du lien avec Stephen King. Ainsi, ce roman, Ghost story, a inspiré à son tour un roman de Stephen King parut quelques années plus tard, soit le roman Ça. En effet, l'entité qui change de forme pour propager la peur dans une petite ville au fil des années est le point central de Ça et Ghost story. En plus, elle est pourchassée par des amis d'enfance au fil des décennies. On est pas surpris d'apprendre qu'ils ont tous les deux collaborés ensemble pour deux romans et qu'ils sont devenus des amis personnels.

Au final, tout n'est pas raté avec Ghost story. L'histoire se tient et Peter Straub a quand même de bons moments de lucidité`où il décrit des scènes dignes d'une grande littérature. Par contre, en général, on voit rapidement que cet auteur est limité pour tenir son lecteur en haleine.

Pour terminer, ne vous fiez surtout pas à la préface du livre écrit par un certain M.Rivière. C'est complètement inexacte ce qu'il avance quand il écrit que Peter Straub est plus littéraire que Stephen King et qu'il a été victime injustement de son ombrage. C'est à mourir de rire cette préface.

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