"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

jeudi 13 mai 2010

Garde rapprochée, James Patterson



Ma note: 7/10

Voici la quatrième de couverture: La vie de Ned Kelly va-t-elle enfin prendre un tour favorable ? Alors qu'il se morfond à Palm Beach, où il est l'homme à tout faire de son oncle, il fait la rencontre de la ravissante Tess. Coup de foudre ! Ils ne se quittent plus jusqu'au jour où Ned accepte de rendre « service » à son cousin Mickey et à quelques amis d'enfance. Un petit boulot a priori tranquille et surtout lucratif : faire le guet tandis que ses comparses s'introduisent dans la demeure d'un milliardaire pour lui dérober des toiles de maîtres.
A priori seulement. Car c'est le début des ennuis. Primo, les tableaux ne sont pas là où ils auraient dû se trouver Deuzio, quand Ned part retrouver Tess, il apprend qu'elle a été assassinée ! Tertio, quand, pris de panique, il veut rejoindre Mickey et sa bande, il découvre leurs cadavres
Ned évidemment fait figure de coupable idéal. Du reste, l'agent spécial du FBI chargée des vols d'oeuvres d'art, Allie Shurtleff réussit bien vite à retrouver sa trace. Mais Ned la prend en otage pour échapper à la police. Pendant leur cavale, il parvient à la convaincre de son innocence. Reste alors à identifier le mystérieux « docteur Gachet », le commanditaire du vol des tableaux, et à comprendre pourquoi il s'obstine à vouloir retrouver une toile sans valeur Sur fond de trafic d'oeuvres d'art, James Patterson a imaginé une intrigue serrée, servie par des chapitres courts qui ne laissent aucun temps mort.

Cela fait quelques romans de James Patterson que je lis. Même si bien entendu, ce n'est pas de la grande littérature, cet écrivain m'enchante à toutes les fois. Il use d'une écriture très simple mais très efficace. C'est en fait une écriture très cinématographique. Rarement ai-je lu des romans où le film de ce qui est écrit ce fait automatiquement dans notre tête. C'est très poignant et frappant. Je ne connais pas sa technique d'écriture mais elle fonctionne. Il a un talent réel quoi qu'en dise Stephen King et d'autres critiques.

Dans les romans de Patterson, les chapitres sont très très courts. Dans celui-ci il y en a 120 pour 400 pages de lecture. C'est énormes mais c'est peut-être ça qui fait sa force. Le rythme est endiablé et on accroche, il n'y a pas à dire. Bravo!

Cependant, ce roman-ci n'est pas fait pour tous. Même s'il y a des meurtres et tout ce qu'on retrouve dans un thriller, l'action n'est pas conventionnel si je puis m'exprimer ainsi. Le point de départ est un cambriolage raté et la suite tourne autour de ce point(et du milieu de l'art) et donc, ce n'est pas une histoire à laquelle Patterson nous a habitué, notamment avec son inspecteur Alex Cross. Donc, pour une première approche de James Patterson, je vous conseille davantage un roman où l'on retrouve cet inspecteur.

Finalement, pour l'originalité du présent roman on repassera. En effet, plusieurs films ont déjà été fait sur ce sujet. En plus, on doit bien avouer que Patterson ne réinvente rien. C'est accrocheur et bien fait. Comme dans tous ses romans. Point final. Ne cherchez pas plus loin avec cet écrivain.

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