"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

dimanche 18 avril 2010

Underworld USA, James Ellroy



Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: 24 février 1964 7h16 du matin à Los Angeles. Attaque d’un fourgon blindé de la Wells Fargo. Quatre convoyeurs sont abattus. Trois braqueurs morts. Le quatrième a prix la fuite en emportant seize sacs de billets de banque et quatorze mallettes remplies d’émeraudes.

C’est sur ce braquage disséqué avec une maestria éblouissante que s’ouvre Underworld USA. Le récit lui-même peut alors commencer. Eté 1968 : Martin Luther King et Robert Kennedy ont été les victimes de conspirations meurtrières. La Convention démocrate de Chicago est sabotée par des escadrons de nervis spécialistes en coups fourrés. Les militants noirs se préparent à l’insurrection dans les quartiers sud de Los Angeles. Le FBI, sous la houlette de J. Edgar Hoover, utilise tous les moyens pour les infiltrer, les diffamer et les détruire. Howard Hughes s’est fait escroquer dans le rachat des casinos de Las Vegas par la mafia. Et, à la croisée de tous ces événements, le Destin a placé trois hommes :

Dwight Holly, exécuteur des basses œuvres de Ho0ver, dont les décisions sont dictées par un racisme viscéral et une méfiance maladive envers l’administration du nouveau président Richard Nixon ;

Wayne Tedrow, ancien flic et trafiquant d’héroïne, cherchant à instaurer un empire mafieux en installant une chaîne de casinos en République Dominicaine ;

Don Crutchfield, jeune détective privé, voyeur obsédé par les femmes, chargé par un nostalgique du nazisme de retrouver Gretchen Farr, dont la spécialité est de dépouiller ses nombreux amants.

Dwight, Wayne, Don : leurs vies s’entrechoquent sur la piste de Joan Rosen Klein, la « Déesse rouge », et chacun d’entre eux paiera « un tribut élevé et cruel à l’Histoire en marche ».

Donc, voici un roman quasiment indescriptible et "incriticable". Même si la plupart des critiques le classent dans la catégorie des romans noirs, je ne pense pas que ce soit le cas. C'est plutôt un roman d'espionnage et d'infiltration. En plus, le style d'écriture est très hétéroclite et on y retrouve de tout: prose habituelle, coupure de journaux, verbatime d'écoute électronique, etc.....le tout dans un énorme volume de plus de 800 pages en format hardcover.

Par contre ce roman se lit très bien et très vite. Il est parfois mais rarement intéressant. Pour embarqué on doit adhérer à la théorie du complot en ce qui a trait aux États-Unis des années 60 et 70(assassinat de Martin Luther King et John Kennedy, la direction malveillante du FBI de l'époque, etc.) Mais le plus gros problème du bouquin est qu'il est presque incompréhensible. Il tire de tous les côtés, les histoires s'entrecoupent, se mêle, les personnages ne sont pas décrits correctement à tout le moins pour une compréhension minimale. En fait, ce n'est pas le lecteur le problème avec ce roman mais bien l'écrivain.

Finalement, Underworld USA pourrait vous intéressez uniquement si vous êtes très, mais très passionné par l'histoire américaine de la fin des années 60 et du début des années 70. Il conclue une trilogie commencé avec Tabloïd Américain. Malheureusement(ou heureusement) je n'avais pas lu les deux premiers tomes de la trilogie ce qui explique peut-être ma note très moyenne.

p.s.: James Ellroy est l'auteur des romans Le Dalhia noir et L.A. Confidentiel tous deux adaptés au cinéma...

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