"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

dimanche 3 janvier 2010

Les visages, Jesse Kellerman



Ma note: 8/10

Voici la quatrième de couverture: Lorsque Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va enfin pouvoir se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art.

Leur mystérieux auteur, Victor Cracke, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime: c'est le travail d'un génie. La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d'enfants victimes, des années plus tôt, d'un mystérieux tueur en série.

Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l'obsession. C'est le début d'une spirale infernale à l'intensité dramatique et au coup de théâtre final dignes des plus grands thrillers. Bien loin des polars calibrés habituels, Jesse Kellerman, styliste hors pair, nous offre ici un roman d'une indéniable qualité littéraire qui, doublée d'une intrigue machiavélique, place d'emblée le livre au niveau des plus grandes réussites du genre, tels Mystic River, de Dennis Lehane, ou L'Analyste, de John Katzenbach.

Un très grand roman pour un jeune auteur. Jesse Kellerman est le fils de deux écrivains à succès. Il a donc hérité d'un talent exceptionnel. Et que dire de sa plume, elle est tout simplement magnifique pour ce coin de pays qu'est les États-Unis. On est loin des bests-sellers préfabriqués. On est dans la littérature pur et simple. Même pour le genre, je ne suis vraiment pas certain qu'on a affaire à un thriller, tout comme l'affirme le narrateur à la fin du roman.

En effet, ma principale erreur avec ce livre est d'avoir cru tout le long à un thriller. La fin et le déroulement de l'hitoire m'a laissé plutôt déçu, mais en y repensant bien, en prenant le volume d'un autre angle, soit un roman familiale ou tout simplement un roman littéraire, voici un récit exceptionnel, très fort mais surtout, très bien écrit. On assiste au début d'un grand....alors ne rater pas votre chance, embarquez avec Jesse Kellerman....LE FILS PRODIGE!!!

En plus, l'édition française en format hardcover est excellente. Cette nouvelle maison d'édition, SONATINE, fait un travail remarquable et de grande qualité!

2 commentaires:

  1. oui, je suis d'accord, un bon roman et une très belle plume. Mais quand on s'intéresse au style, c'est dommage de faire l'impasse sur le traducteur qui nous donne accès à une écriture étrangère. Et je trouve que Julie Sibony a fait un excellent travail sur ce roman.

    Karine

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  2. J'oublie toujours le traducteur, c'est vrai qu'elle a fait un travail remarquable! Mais la meilleure traduction que j'ai lue est celle du roman La route de Cormac McCarthy, de loin!!!

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