"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mardi 27 décembre 2011

Tombouctou, Paul Auster



Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: Willy erre dans Baltimore à la recherche de son ancienne institutrice car, avant de mourir, il aimerait lui confier son chien — le fidèle Mr Bones — et aussi l’œuvre de sa vie : soixante-quatorze cahiers, et notamment les huit cents premiers vers d’une épopée inachevée, Jours vagabonds. Mais Willy meurt sans avoir pu assurer l’avenir de ses écrits, et Mr Bones se retrouve seul, livré à lui-même, privé de ce maître qui fut pour lui le pivot et la raison d’être de l’univers. Pour Mr Bones c’est une évidence, Willy est désormais à Tombouctou, l’au-delà des bienheureux. Les harangues de Willy et les souvenirs que Mr Bones garde des méditations de son maître constituent la plus grande part d’une fable romanesque écrite avec un art de la narration qui, depuis son premier livre, a fait la réputation de Paul Auster.

C'est un court roman de cet auteur. En format hardcover, il ne fait que 210 pages. Et heureusement, j'oserais dire. Je n'aime pas les histoires avec des animaux comme personnages principaux (à part "La ferme des animaux" de George Orwell, mais ce dernier est un génie) et malgré une très jolie couverture et un résumé très réussi en quatrième de couverture, ce roman m'a ennuyé, comme je m'y attendais un peu.

En plus de suivre un chien tout au long du récit, Paul Auster ramène à sa plus simple expression ses thèmes préférés. L'histoire est une fable, je le conçois, mais je crois qu'il aurait dû expliciter davantage l'épopée poétique inachevée de Willy, le compagnon du chien (qu'on retrouve seulement dans la première moitié du roman). Donc, Auster ne nous parle presque pas de poésie, de littérature. La métaphore qu'on peut tirer de "Tombouctou" est également très mince.

Bien qu'il soit à part dans la bibliographie de l'écrivain, ce roman est proche de "Mr. Vertigo". Comme pour ce dernier, on ne sait pas trop à qui il voulait s'adresser. On sent le roman d'apprentissage pas trop loin mais pas trop réussi non plus. Bref, ces deux livres sont rachetés par une seule et unique chose : la plume agréable de l'auteur.

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