"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

jeudi 10 février 2011

Temps difficiles, Charles Dickens



Ma note : 6/10

Voici la quatrième de couverture : Le roman le plus engagé de Dickens. Les Temps difficiles, ce sont les débuts de la révolution industrielle qui transforme l'aimable campagne anglaise en un pandémonium d'usines, de canaux, d'installations minières, de fabriques, d'entrepôts, de banlieues misérables où vit à la limite de la survie le prolétariat le plus exploité qui sans doute fût jamais. Sous un ciel de suie, Coketown, la ville du charbon (Manchester en réalité), est d'autant plus l'image de l'enfer que la classe ouvrière n'y est pas encore organisée et qu'elle apparaît ainsi comme la victime toute désignée de politiciens sans scrupules et d'une bourgeoisie, parfois compatissante et troublée dans son confort moral, mais toujours persuadée de la divinité de ses droits. Le roman de Dickens correspond point pour point à l'analyse qu'en ces mêmes années et dans cette même Angleterre, Fr. Engels entreprenait de la naissance du capitalisme moderne.

C'est le premier roman de Dickens que je lisais. Vaut mieux tard que jamais. Je ne serai donc pas un bon juge pour le roman en tant que tel puisque je ne peux le comparer aux autres oeuvres de Dickens. Mais parlons de Dickens lui-même, ce qu'il m'a laissé comme première impression.

Et bien je dois dire que mes premiers pas avec Dickens m'ont déçu. Je m'attendais à mieux, compte tenu, entre autres, des critiques positives que j'avais lu sur cet auteur mais aussi à cause du nombre faramineux de livres qu'il a vendu. C'est ni plus ni moins un des plus grands vendeurs de l'histoire de la littérature et un des premiers auteurs qu'on peut catégoriser comme un "Best-seller". Même s'il a quand même une bonne plume, je ne fus pas subjugué par elle et l'histoire non plus ne m'a pas séduite tant que ça. C'est une critique du capitalisme de l'époque. Sur ce point, le point de vue historique et sociologique, on en apprend. Mais pour le reste, cette histoire ne m'a pas accroché au point de vouloir tout lire de Dickens.

Au final, tout ce que je peux donner comme critique sur ce livre n'est que mon humble opinion. Donc, point de vue personnel, je l'ai trouvé moyen. Par contre, si Dickens a su traverser les siècles, c'est qu'il a dû faire quelque chose de magnifique. À vous de le trouver...

2 commentaires:

  1. Essayez Bleak House ou Notre ami commun... Et je signale que mon admiration pour Dickens égale la votre pour Dostoievsky...

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  2. Merci, je note d'autant plus que je lis maintenant en ebook et Dickens est téléchargeable gratuitement et en toute légalité parce qu'il fait maintenant partie du domaine plublic(les droits d'auteurs).

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