mardi 28 septembre 2010

Endymion, Dan Simmons



Ma note: 9/10

Voici la quatrième de couverture: Raul Endymion est né sur la planète Hypérion à l'ère de la Pax. Il n'a pas accepté le cruciforme, ce qui le voue à une mort définitive. Mais voici qu'il est exécuté (à l'âge de 27 ans) et se réveille vivant. Pour le vieux poète Martin Silenus, auteur des Cantos inachevés, le jeune homme est marque par le destin: à lui de retrouver la petite Enée, disparue à l'âge de douze ans dans l'un des Tombeaux du Temps, de la protéger de la Pax, et finalement de renverser la puissance de l'Eglise. Un programme d'autant difficile que la Pax est prête à les poursuivre, et les voyages d'Enée et d'Endymion ne sont pas près de finir.

J'ai lu plusieurs fois Hypérion au cours des 15 dernières années. Chef-d'oeuvre absolu selon moi. Il précède Endymion.

Par contre, je n'avais jamais lu Endymion. J'avais peur d'être déçu et les critiques étaient presque toutes unanimes. Soit un roman raté, dépourvu de toute substance. Un échec qu'il ne fallait pas lire pour ne pas porter ombrage sur le roman culte qu'est Hypérion. Heureusement, j'ai, après trois lectures d'hypérion, décidé de lire Endymion....enfin!

Quelle surprise pour moi. J'ai adoré. Le personnage d'Endymion est mon préféré depuis le début de cette saga commencée par Hypérion. Il est le narrateur de ce roman et il a plus de profondeur que les pèlerins d'Hypérion pour la simple et bonne raison qu'on le suit tout au long du livre contrairement aux pèlerins qui n'avaient droit qu'à une parcelle du récit.

Certes ce roman qu'est Endymion n'arrive quand même pas au niveau d'Hypérion. L'histoire est beaucoup plus linéaire et dans les normes de la littérature de science-fiction. Le personnage principal doit protéger une fillette et tout le roman tourne autour de ce fait. Donc, Hypérion, avec ses nombreux récits différents en lui-même était plus complet et profond, ce qui a résulté en un chef-d'oeuvre.

Finalement, même si l'action d'Endymion se passe longtemps après celle d'Hypérion, on peut dire que le premier met la table pour le second. J'ai profondément aimé Endymion et je m'explique mal les mauvaises critiques quasi-unanimes. Comme quoi on n'est jamais gagnant en écrivant une suite à un chef-d'oeuvre. À part peut-être faire plaisir à quelques lecteurs, comme moi.

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