"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

jeudi 16 septembre 2010

Prédateurs, Maxime Chattam



Ma note: 5,5/10

Voici la quatrième de couverture: Ils sont déjà parmi nous... Une guerre sans nom. De jeunes soldats sauvagement mutilés dans des mises en scène effroyables. Mais l'ennemi n'est pas le coupable. Pour le lieutenant Frewin, fasciné par le langage du sang, il ne peut s'agir que d'un psychopathe, un monstre de ruse et sadisme, un prédateur cruel et archaïque qui va les décimer un par un... Renouant avec la veine de sa Trilogie du Mal, Maxime Chattam nous propulse dans un vortex de terreur, imposant une fois encore son univers mystérieux et sanglant. Plus qu'un thriller, un guide de survie !

Un roman beaucoup trop long pour ce qu'il contient, Chattam nous livre, avec Prédateurs, une histoire remplie de clichés enrobée d'une vulgaire expérience littéraire. Je m'explique. Dans ce roman, il n'y a aucun indice des lieux où se déroule l'intrigue. Ou presque. Il n'y a aucun indice de l'époque et du temps. Ou presque. On sait qu'on est en plein coeur d'une guerre effroyable ( probablement la 2e guerre mondiale) et qu'un tueur en série frappe un contingent de soldats. On suit donc l'inspecteur Frewin afin de débusquer ce tueur.

Selon moi, l'expérience littéraire qu'a voulu créer Chattam tourne à la catastrophe. En plus d'avoir facilement 200 à 300 pages de trop, le roman n'est en fin de compte qu'un gros cliché du thriller. Il n'est qu'une chasse aux tueurs en série sans grande originalité. Il n'est qu'un roman banal sans grand intérêt.

Ensuite, la violence qu'a voulu montrer Maxime Chattam ne nous prend pas aux tripes. Qu'est-ce que la violence dans les arts de nos jours? Comment être encore original et créatif sur ce thème et faire réfléchir le lecteur en même temps sur le monde dans lequel on vit? Certainement pas comme s'est pris Chattam avec Prédateurs.

Dans les dernières années, Maxime Chattam m'a déçu à répétition. Pour moi, il demeure seulement l'écrivain de trois très bons romans, soit la trilogie du mal. Point final.

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