"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

lundi 23 juillet 2012

Les catilinaires, Amélie Nothomb


Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: La solitude à deux, tel était le rêve d'Émile et de Juliette. Une maison au fond des bois pour y finir leurs jours, l'un près de l'autre. Étrangement, cette parfaite thébaïde comportait un voisin. Un nommé Palamède Bernardin, qui d'abord est venu se présenter, puis a pris l'habitude de s'incruster chez eux chaque après-midi, de quatre à six heures. Sans dire un mot, ou presque. Et cette présence absurde va peu à peu devenir plus dérangeante pour le couple que toutes les foules du monde... C'est une comédie très noire, d'une lucidité tour à tour drôle et dévastatrice, que nous offre ici l'auteur d'Hygiène de l'assassin et de Stupeur et tremblements.

Ce roman - plutôt moyen - démarre comme bien d'autres livres de cette écrivaine belge. Un des rares personnages de l'histoire narre son existence, sa vie, et un dialogue s'entame entre deux (et ici c'est trois) "ennemis" ou à tout le moins deux protagonistes différents. Cela crée une dichotomie ou un manichéisme. La première moitié de la novella se déroule donc dans cette atmosphère typique chez Nothomb. On la retrouve notamment dans "Hygiène de l'assassin", "Cosmétique de l'ennemi" et "Le fait du prince". Plus on lit de romans de cette auteure et plus cela devient redondant. Ce manichéisme (particulièrement dans la conversation) est partout dans son oeuvre.

Ensuite, en deuxième moitié, d'autres personnages s'ajoutent à ceux d'Émile, sa femme Juliette et Palamède. Dans cette seconde moitié, les longueurs sont plus rares mais ce qui est embêtant c'est l'espèce de manque d'imagination de Nothomb. Elle semble avoir ajouté deux personnages, par manque d'idées, et surtout pour faire plus long en nombre de pages. Dans un roman qui est lui-même pas très long, cela devient vite insipide.

En fait, pour terminer, c'est un récit absurde (dans le bon et le mauvais sens du terme), parfois grotesque, souvent impossible et ridicule. L'esbroufe règne en roi et maître, tout comme la désinvolture dans les mots et l'histoire. Ce n'est certainement pas un grand Nothomb mais malgré tous ses défauts, il se lit quand même bien (comme le reste de son oeuvre). On retiendra la comédie de l'oeuvre mais pas le drame. Bref, si vous plongez, ne vous attendez pas à grand-chose à l'exception d'être quelque peu divertis mais rarement satisfait.

1 commentaire:

  1. ...mais pourquoi lire 10 bouquins de la dame, alors que vous même les trouvez tout juste médiocrement divertissants ?!? ( celui ci m'avait dégouté très franchement ; je reste effarée du succès commercial de cet auteur , j'avoue ...)

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