"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

dimanche 13 mai 2012

Les Misérables, Victor Hugo


Ma note: 10/10

Voici la quatrième de couverture des deux volumes: Tant qu'il existera, par le fait des lois et des moeurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d'une fatalité humaine la destinée qui est divine; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l'homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l'atrophie de l'enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, dans de certaines régions, l'asphyxie sociale sera possible ; en d'autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. (Victor Hugo)
Ce livre est un livre de charité, c'est-à-dire un livre fait pour exciter, pour provoquer l'esprit de charité, c'est un livre d'une nature terrible et navrante, disant à la conscience du lecteur: " Eh bien? Qu'en pensez-vous ? Que concluez-vous ? " Les Misérables sont un étourdissant rappel à l'ordre d'une société trop amoureuse d'elle-même et trop peu soucieuse de l'immortelle loi de fraternité, un plaidoyer pour Les Misérables (ceux qui souffrent de la misère et que la misère déshonore), proféré par la bouche la plus éloquente de ce temps. Le nouveau livre de Victor Hugo doit être le Bienvenu (comme l'évêque dont il raconte la victorieuse charité), le livre à applaudir, le livre à remercier. N'est-il pas utile que de temps à autre le poète, le philosophe prennent un peu le Bonheur égoïste aux cheveux, et lui disent, en lui secouant le mufle dans le sang et l'ordure: " Vois ton œuvre et bois ton œuvre " ? (Charles Baudelaire)

Je replongeais dans ce gigantesque roman de 2000 pages pour la troisième fois, juste après en avoir lu plusieurs tout aussi longs, ou presque. J'avais lu "Freedom" de Jonathan Franzen, "Vie et destin" de Vassili Grossman et surtout "La guerre et la paix" de Tolstoï. Pour ce dernier, on peut faire plusieurs parallèles avec "Les misérables" d'Hugo. Ils ont tous les deux le même nombre de pages, ils ont été publié presqu'en même temps, et ces deux romans magnifiques du 19e siècle occupent une place centrale dans l'histoire de la littérature mondiale. Même si l'histoire de ces deux livres est très différentes, on sort transformé par ces lectures.

L'adaptation cinématographique que j'avais vue pour le présent roman mettait surtout l'accent sur la poursuite que Javert faisait de Jean Valjean. Quant au roman lui-même, il ne réserve pas une place si grande à cette intrigue en particulier. Je crois que tout est dans le début du roman, lorsque monseigneur Bienvenu aide Jean Valjean à se sortir de la misère. À lui donner un peu de bonté. Et le message d'Hugo est là, précisément là. Avec un peu de compassion, Jean Valjean se retrouvera changé et les répercussions sur les gens qu'il rencontrera se feront sentir. Et pour le mieux. "Les misérables" sont donc un roman socialiste, mais non communiste. Victor Hugo traite même de ce sujet d'un point de vue sociologique et philosophique dans le roman sans passer par la fiction du début jusqu'à la fin. En effet, le roman n'est pas linéaire, contrairement aux adaptations cinématographiques, théâtrales, etc. Plusieurs longues parties dans le corpus nous entretiennent de différents sujets et jamais notre intérêt n'est affaibli. Le tout est fait par un écrivain de génie, qui manie la langue d'une rare élégance. C'est surtout cela qui se dégage du roman "Les misérables". Une perfection dans la poésie de la prose.

Hugo est un grand poète! Et ce roman est sans contredit un de mes préférés à vie. C'est le meilleur livre français de tous les temps. C'est aussi une lecture plus qu'essentielle. C'est une lecture divinatoire.

5 commentaires:

  1. Bonjour, Vous avez raison, je suis en train de lire Les Misérables et je suis subjugué par cette oeuvre !

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  2. Bonjour,

    Merci à vous de me donnez raison. ;)

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  3. Perso je l'ai trouvé chiant à crever ce livre............... -_-"

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  4. bonjour tout le monde, pouvez vous me dire s'il vous plais combien il y a de pages exatement dans les misérables c'est très urgent, je n'ai pas l'original chez moi juste le classique abregé.
    merci de me repondre au plus vite.

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  5. 1926 pages, version livre de poche

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