"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

lundi 16 avril 2012

La guerre et la paix, Tolstoï



Ma note: 10/10

Je me vois mal écrire un résumé pour cet énorme roman de quelque 2000 pages. Alors, pour faire simple, je vous renvoie au résumé de Wikipédia juste ici .

Aussi, je pourrais faire une critique de 300 pages seulement pour ce livre magnifique. Mais comme vous le savez - peut-être - mon blog n'a pas pour but d'écrire une thèse de doctorat à chaque fois que je lis un roman. Je me limite à l'essentiel et j'écris seulement sur mes impressions post-lectures. Je crois que la littérature est une question d'opinion - et de goût - alors mon commentaire sur tel ou tel roman vaut celui des autres. Pour "La guerre et la paix", encore plus que les autres romans, je me limiterai au strict minimum et je ferai donc très court.

Même si le titre a été emprunté à Proudhon par Léon Tolstoï, le résultat est qu'il est judicieusement choisi et il représente bien l'ensemble de l'oeuvre. En effet, l'auteur alterne entre les discussions de salon, la paix entre quelques guerres et la guerre en tant que telle. On se retrouve avec un bouquin qui peut plaire au plus grand nombre parce qu'il contient un peu de tout. Les passionnés d'histoire y trouveront fort probablement leur compte, tout comme les littéraires, les sociologues, les psychologues, les philosophes, etc. Le thème des francs-maçons est même très présent dans l'histoire de même que les relations familiales, étatiques, amicales, etc. Bref il y a de tout pour tous les goûts.

Le début du récit est par contre très ennuyeux, ce qui rebutera plusieurs lecteurs, notamment à notre époque où l'instantanéité règne en roi et maître. Cela prend environ 300-400 pages avant que le livre prenne son air d'aller. La fin, quant à elle, nous expose à deux épilogues où Tolstoï écrit davantage sur les idées qui touchent l'intellect comme le ferait un philosophe politique. Entre ces deux opposés, le milieu est constitué de batailles où Napoléon y joue un rôle central (lors de son entrée en Russie).

Tolstoï est l'écrivain le plus complet. Sans avoir la plus belle plume, ni les histoires les plus intéressantes, ni les thèmes les plus forts, il excelle partout et ainsi, selon moi (mais en étant objectif), je crois qu'il est l'écrivain le plus puissant. Parmi le grand nombre d'écrivains de son époque, il est un des rares qui a traversé les décennies et qui est encore lu aujourd'hui. Il est maintenant considéré comme un classique. Je crois même qu'il sera lu pour plusieurs siècles encore, comme c'est le cas de Cervantès.

Mais pour terminer, je ne saurais dire si je vous conseille réellement cette oeuvre majeure de la littérature mondiale. On doit avoir beaucoup de temps devant soi pour ne pas étaler la lecture sur plusieurs mois. Pour ma part, je l'ai lu en 10 jours et il était temps que je finisse. Mais bon, c'était une relecture et je pouvais lire de grandes parties en vitesse. Et il reste l'un de mes romans préférés à vie.

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