"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

mardi 3 août 2010

Glamorama, Bret Easton Ellis



Ma note: 7,5/10

Voici la quatrième de couverture: Après le yuppie sanguinaire d'American Psycho, les ados névrosés de Moins que Zéro et Les Lois de l'attraction, Bret Easton Ellis présente Victor Ward, l'homme qui monte dans les milieux branchés de New York. Jeune mannequin chargé de lancer la nouvelle boîte de nuit à la mode, il côtoie toutes les célébrités de la couture et du cinéma avant de plonger dans une sordide histoire de terrorisme. Naomi Campbell, Calvin Klein, Pedro Almodovar, Bruce Willis, Kate Moss, Johnny Depp et tous les obsédés de l'objectif défilent. Dans le désordre, ce petit monde joyeux tape de la coke, se bourre de vodka et de calmants, s'envoie en l'air dans tous les sens, part en cure de désintoxication, porte du Donna Karan ou du Gucci, s'observe derrière d'incontournables verres fumés. Sous la plume toujours aussi clinique de l'auteur, un univers de sitcom impitoyable prend vie et se transforme vite en une mise en abyme vertigineuse de la vacuité du monde.

Ce roman est trop long. Il y a facilement 150 pages de trop, ce qui laisse un goût amer. En plus, il a beaucoup trop d'interminables énumérations de vedettes et de produits de marque. Ça ne finit plus. Je sais que c'est le credo de l'auteur et qu'il veut passer un message, mais ça devient vite lassant.

Ensuite, pour continuer au rayon des défauts, le roman est un peu trop burlesque et peu crédible. M. Easton Ellis le voulait de toute évidence ainsi, mais il y a une limite que je m'impose pour la crédibilité d'un roman et celui-ci est continuellement sur cette limite et la dépasse parfois.

Les qualités du roman sont par contre eux aussi nombreuses. Pour ce qui est du style d'écriture et de la plume de l'auteur, il y a une nette amélioration entre celui-ci et son premier roman, Moins que zéro. Sa plume est plus mature, moins lourde et davantage agréable à lire. En plus, au final, le roman est captivant. C'est comme si l'auteur l'avait écrit avec une boule de cristal. Il y a des allusions subtiles ou moins subtiles sur les attaques du 11 septembre 2001, sur le Da vinci code et même sur la future auteure vedette Stephenie Meyers, l'écrivaine de Twilight. Aussi, on peut faire un parallèle avec ce roman et les extravagances et la superficialité de Paris Hilton. Tout ça écrit en 1998!!

Donc, en résumé, voici un roman loin d'être parfait mais plutôt plaisant à lire. Moi qui croyais à une densité à la Moins que zéro, j'ai été comblé.

4 commentaires:

  1. Bon alors je me le tenterai peut être malgré ma déception avec American Psycho! Le truc de Stephenie Meyers c'est...

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  2. Le truc de Stephenie Meyers c'est seulement le nom....Quand il y a un avion qui brûle dans le bouquin, il décrit la scène et explique que Stephenie Meyers est en train de brûler...Ça ne fait que quelques lignes dans le livre mais j'ai trouvé ça spécial tout comme quand il dit qu'il a vu quelque chose de spécial dans la Cène de Leonard Da Vinci....C'est juste des noms comme ça rien de spécial...mais combiné au fait du terrorisme du 11 septembre j'ai trouvé ça bizzare qu'il ait publié le roman en 1998....

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  3. J'ai lu il y a peu "Moins que zéro", pas long du tout, et me souviens encore de ma très éprouvante lecture de "American Psycho". Ce "Glamorama" ne me tente pas trop, je préfère "Lunar PArk" pour une prochaine rencontre avec cet auteur.
    Ravie de découvrir ton blog.

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  4. Par densité, je voulais dire une lecture moins agréable. J'ai préféré de loin son style d'écriture dans Glamorama que dans Moins que zéro. Content aussi de découvrir ton blog.

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