"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." -Marcel Proust


"Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose." -Franz Kafka


"J'ai dit à la vie pratique un irrévocable adieu." -Gustave Flaubert

samedi 27 février 2010

Le complot contre l'Amérique, Philip Roth



Ma note: 7,5/10

Voici la quatrième de couverture: Lorsque le célèbre aviateur Charles Lindbergh battit le président Roosevelt aux élections présidentielles de 1940, la peur s'empara des Juifs américains.
Non seulement Lindbergh avait, dans son discours radiophonique à la nation, reproché aux juifs de pousser l'Amérique à entreprendre une guerre inutile avec l'Allemagne nazie, mais, en devenant trente-troisième président des Etats-Unis, il s'empressa de signer un pacte de non-agression avec Hitler. Alors la terreur pénétra dans les foyers juifs, notamment dans celui de la famille Roth. Ce contexte sert de décor historique au Complot contre l'Amérique, un roman où Philip Roth, qui avait sept ans à l'époque, raconte ce que vécut et ressentit sa famille, et des millions de familles semblables dans tout le pays, lors des lourdes années où s'exerça la présidence de Lindbergh, quand les citoyens américains qui étaient aussi des juifs avaient de bonnes raisons de craindre le pire.

Philip Roth est définitivement meilleur avec des romans plus long que 200 pages comme celui-ci. En effet, sans être un chef-d'oeuvre, ce roman permet de ressentir de fortes émotions et nous aides à comprendre la tradition juive, les familles juives et surtout celles qui ont été soumises. Ce roman anachronique de Roth est quasiment un livre d'histoire(très bien écrit cependant) de ce à quoi le monde aurait pu être confronté si Franklin Roosevelt n'aurait pas été président des États-Unis au temps de la deuxième guerre mondiale.

Philip Roth est considéré avec Cormac McCarthy comme le meilleur écrivain américain de notre époque. Le prix nobel de littérature lui échappe presque à chaque année à cause de l'anti-américanisme de ses décideurs. C'est dommage que lui et McCarthy ne peuvent y penser, à ce prix nobel, parce que tous les deux le mérite pour des raisons différentes. Quant à Roth, il a construit, selon moi, une grande fresque de l'Amérique, et nous aide à comprendre, entre autres, la religion et ses travers, principalement le judaïsme, la maladie, les injustices, etc.

Cet écrivain a aussi une écriture très « universitaire » et c'est comprenable, parce qu'il a été longtemps professeur universitaire, en lettres. Du côté de l'anecdote, il écrit debout devant son ordinateur à cause de ses maux de dos.....

Finalement, voici un livre très intéressant. Par contre ne vous attendez surtout à un thriller du style de Tom Clancy ou autres. C'est très loin de ce genre. On est davantage dans le genre de Roth, soit des romans très « universitaires » et donc dans la littérature au sens classique et pur du terme.

samedi 20 février 2010

L'héritage, John Grisham



Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: Trouver trois millions de dollars dans une maison vide... Un rêve !

C'est celui que vit Ray Atlee, un professeur de droit sans histoire. La maison vide est celle de son père, le juge Atlee, et les trois millions de dollars sont entassés dans les placards... Le juge vient de mourir et personne ne connaît l'existence ni l'origine du magot.

Le seul être humain que Ray léserait en prenant l'argent, c'est son frère, un drogué minable - s'il dépense l'argent en héroïne, à quoi bon ? Ray cède à la tentation : il s'octroie «l'héritage». Mais les sacs-poubelle pleins de billets de banque qu'il traîne partout avec lui sont porteurs de mort. Quelqu'un suit Ray, le menace, change ses jours et ses nuits en enfer. Pour sauver sa vie et son âme, il n'a plus qu'une solution : découvrir comment ces trois millions de dollars ont pu arriver dans la maison d'un juge réputé pour son intégrité...

Probablement qu'une majorité de lecteur aurait donné une note plus faible à ce roman de John Grisham. Pour ma part, je venais de lire 3 romans où j'ai dû arrêter la lecture faute d'intérêt pour leurs histoires. De plus, plusieurs le considèrent comme son plus faible. Pour ma part, je ne le considère pas comme son plus faible même s'il est très moyen et peu enlevant, à l'exception des 100 dernières pages.

En effet, l'action se déroule trop lentement pour ce genre de roman et on s'ennuie dès les premières pages. Même si les personnages sont selon moi très intéressants, on passe 200 pages à suivre le questionnement de Ray et ses visites dans les casinos....assez décevant.

Par contre, une des forces en général de John Grisham, et celui-ci ne fait pas exception à la règle, est que j'ai l'impression que dans le futur les gens le liront pour approfondir leurs connaissances sur la société américaine des années 90 et début 2000. Je crois que les valeurs les plus importantes de cette société s'y retrouvent, surtout l'argent et la forte prédominance des avocats et de la société de droit poussé à l'extrême. Donc, Grisham sera encore lu et étudié d'ici 200 à 300 ans, je pense.

Finalement, voici un roman avec une bonne histoire de départ mais qui a un développement très lent et quelque peu raté dans son ensemble. Dans le même genre je vous conseille plus le roman Le Testament de cet auteur même si celui aussi n'est pas vraiment son meilleur.