lundi 24 mai 2010

L'engrenage, John Grisham



Ma note: 7/10

Voici la quatrième de couverture: Le patron de la C.I.A., Teddy Mayard n'apprécie guère les réductions du budget militaire américain. Il convoque Aaron Lake, qui anime la Commission des forces armées au Congrès et lui propose un marché. Il sera élu président des États-Unis s'il s'engage à doubler le budget militaire en quatre ans. Lake accepte et sa campagne démarre avec le soutien des patrons et des ouvriers de l'industrie d'armement dont les dons affluent de partout. Au bout de quelques semaines, le candidat de la C.I.A. caracole en tête des sondages, lorsque Mayard découvre un détail de la vie privée de son candidat qui lui avait échappé. Lake a répondu à la petite annonce d'une revue homosexuelle et, sous un faux nom, il entretient une correspondance assidue avec un jeune inconnu. En réalité, cette annonce est utilisée pour piéger des personnalités, puis les faire chanter en menaçant de révéler leur homosexualité. Les maîtres chanteurs sont repérés. Il s'agit de trois juges emprisonnés. Il faut les mettre hors d'état de nuire avant qu'ils n'aient identifié le futur président… Bâti sur une intrigue soigneusement élaborée, ce nouveau roman de John Grisham dépeint la vie carcérale des maîtres chanteurs avec la même précision que cette campagne électorale où l'argent roi fait la loi. Et les petites combines des vieux juges pour extorquer quelques milliers de dollars à des notables paraissent bien dérisoires devant la gigantesque manipulation de l'opinion américaine pour lui faire accepter une politique belliciste.

C'est presque toujours un plaisir de lire John Grisham. Même si son écriture est simple et sans surprise, il nous livre souvent des histoires intéressantes. Celle-ci ne fait pas exception à la règle. Sans réinventer le roman, loin de là, cette histoire qui tourne essentiellement sous deux tableaux, soit le milieu carcérale et ses combines et la politique américaine et ses campagnes électorales, nous fait passer un agréable moment de lecture.

En plus, la finale est bien élaborée et crédible. Mais surtout, sachant que ce livre à été écrit en 2000, avant la consécration de Bush à la présidence des États-Unis, on peut dire sans se tromper que ce livre est tout à fait visionnaire des années 2000 à 2010. Grisham avait vu juste dans sa boule de cristal. Je vous laisse découvrir comment...

Finalement, ce roman de John Grisham comporte de grandes qualités(enlevant, intéressant, facile à lire, etc.) et comporte aussi les mêmes défauts qu'on retrouve habituellement avec cet auteur. En fait, on peut affirmer, à quelques nuances près, que John Grisham à les qualités de ses défauts...en première place : la simplicité. En plus, étant avocat, il connaît parfaitement les rouages du système juridique et nous en fait part. Pourquoi s'en priver?

vendredi 21 mai 2010

Méridien de sang, Cormac McCarthy



Ma note: 8,5/10

Voici la quatrième de couverture: Dans les années 1850, un gamin de quatorze ans part au Texas rejoindre une bande de chasseurs payés pour exterminer les Indiens. Au milieu du désert, la loi n'existe plus. À ce jeu de massacre, seuls survivent ceux qui parviennent à éveiller la plus profonde et la plus intime sauvagerie... Avec cet anti-western basé sur des faits réels, l'auteur nous livre l'un de ses plus grands romans : noir, lyrique et violent.

C'est ma deuxième lecture de ce classique de la littérature américaine. Elle était aussi ardue que la première. Pourquoi ardue? Essentiellement pour le manque d'intrigue et en plus, l'écriture de Cormac McCarthy est toujours très répétitive et difficile à lire. Son vocabulaire est tellement bien garnie qu'on s'y perd parfois. Mais encore une fois, notre persévérance en vaut le coup! Qu'on se le dise, McCarthy est un pur génie!

Donc voici un roman d'une grande richesse. Très bien écrit, il est le seul que McCarthy à fait paraître dans les années 80. C'est un de ses bons romans mais n'est pas du tout son meilleur selon moi. Par contre, plusieurs lecteurs de Cormac McCarthy et critiques le considèrent comme tel, comme son plus grand. Aussi, McCarthy a vécue presque toute sa vie dans la pauvreté extrême et selon moi, pour créer il n'y a pas mieux, il nous en fait la preuve encore une fois.

Finalement, je vous laisse sur une vidéo d'un cours à l'Université Yale aux États-Unis. Ce cours traite sur le présent roman et quand on sait le prix des études à Yale, vaut mieux en profiter gratuitement! Le voici et bonne écoute:
http://www.youtube.com/watch?v=FgyZ4ia25gg

lundi 17 mai 2010

La tache, Philip Roth



Ma note: 8,5/10

Voici le résumé: Portrait d'une Amérique à la fois profonde et proche. Voilà le dessein de Philip Roth. Un portrait brossé sans mise à quatre épingles et à travers la figure centrale d'un professeur d'université, Coleman Silk, juif et noir à la peau claire, âgé de soixante et onze ans, accusé à tort de racisme puis à qui l'on reproche d'entretenir une relation avec une femme de trente-quatre ans, illettrée et agent d'entretien. De quoi faire tache dans la bonne conscience américaine, dans les Berkshires, où "il reste des gens, des péquenots comme des universitaires, qui n'auront jamais le bon goût de renoncer à leurs vieilles valeurs pour se mettre au pas de la révolution sexuelle. Des pratiquants étriqués, des maniaques des convenances." L'existence de Coleman, son destin et les êtres gravitant autour de lui ont valeur d'illustration, rapportée par une présence omnisciente, jugeant ci et là les personnages. Pour ce faire, Philip Roth se crée un double, Nathan Zuckerman, qu'il n'épargne pas d'impuissance sexuelle ni d'un cancer de la prostate... Jouant sur le présent, revenant au passé pour conter la jeunesse de Coleman, multipliant les regards, en saute-mouton de narrateur, Philip Roth passe en revue l'enlisement de la guerre du Vietnam et ses horreurs, la pêche à la ligne sur les lacs glacés, les arcanes de l'art noble (jab, droite, gauche, crochet et uppercut), la bouffonnerie du hasard, les cuistreries philologiques, bibliographiques et archéologiques des universitaires, jusqu'au scandale éclaboussant la Maison Blanche, émue et excitée par Monica Lewinsky, dite "Gorge profonde", "pompant généreusement le sexe" de Bill Clinton.

Un excellent roman signé Philip Roth. Il est presque parfait. L'écriture est splendide, accrocheuse et il se lit très bien. On reste accroché avec ce Roth, il n'y a pas de doute. Même si j'avais écouté le film préalablement, ma lecture n'a pas été heurté. Le style est trop accrocheur et original. En plus, personnellement, j'adore un roman qui met en scène des intellectuels, par opposition aux ouvriers qu'on retrouve trop souvent depuis le succès de Zola ou aux rois et reines insignifiants de la littérature du 19e siècle. Non, ici on est bien ancré dans la fin du 20e siècle avec des personnages cultivés comme Philip Roth semble l'être. C'est un délice à lire et en plus, il y a différents thèmes intéressants traités en génie par Roth.

Par contre, ce roman n'est pas très facile d'approche. Sans être ardue, il demande tout de même une bonne concentration à la lecture. Même si j'avais vu le film, je devais être attentif, du moins plus que ce que je m'attendais.

Finalement, n'hésitez surtout pas à dévorer ce très grand roman de Philip Roth. On est pas loin du chef-d'oeuvre et le milieu universitaire est décrit avec ses forces et ses faiblesses. L'auteur n'épargne pas l'Amérique au passage. En fait, toutes les critiques sociales qu'on retrouve dans ce bouquin sont judicieuses. Tout est très bon. Donc allez-y!

jeudi 13 mai 2010

Garde rapprochée, James Patterson



Ma note: 7/10

Voici la quatrième de couverture: La vie de Ned Kelly va-t-elle enfin prendre un tour favorable ? Alors qu'il se morfond à Palm Beach, où il est l'homme à tout faire de son oncle, il fait la rencontre de la ravissante Tess. Coup de foudre ! Ils ne se quittent plus jusqu'au jour où Ned accepte de rendre « service » à son cousin Mickey et à quelques amis d'enfance. Un petit boulot a priori tranquille et surtout lucratif : faire le guet tandis que ses comparses s'introduisent dans la demeure d'un milliardaire pour lui dérober des toiles de maîtres.
A priori seulement. Car c'est le début des ennuis. Primo, les tableaux ne sont pas là où ils auraient dû se trouver Deuzio, quand Ned part retrouver Tess, il apprend qu'elle a été assassinée ! Tertio, quand, pris de panique, il veut rejoindre Mickey et sa bande, il découvre leurs cadavres
Ned évidemment fait figure de coupable idéal. Du reste, l'agent spécial du FBI chargée des vols d'oeuvres d'art, Allie Shurtleff réussit bien vite à retrouver sa trace. Mais Ned la prend en otage pour échapper à la police. Pendant leur cavale, il parvient à la convaincre de son innocence. Reste alors à identifier le mystérieux « docteur Gachet », le commanditaire du vol des tableaux, et à comprendre pourquoi il s'obstine à vouloir retrouver une toile sans valeur Sur fond de trafic d'oeuvres d'art, James Patterson a imaginé une intrigue serrée, servie par des chapitres courts qui ne laissent aucun temps mort.

Cela fait quelques romans de James Patterson que je lis. Même si bien entendu, ce n'est pas de la grande littérature, cet écrivain m'enchante à toutes les fois. Il use d'une écriture très simple mais très efficace. C'est en fait une écriture très cinématographique. Rarement ai-je lu des romans où le film de ce qui est écrit ce fait automatiquement dans notre tête. C'est très poignant et frappant. Je ne connais pas sa technique d'écriture mais elle fonctionne. Il a un talent réel quoi qu'en dise Stephen King et d'autres critiques.

Dans les romans de Patterson, les chapitres sont très très courts. Dans celui-ci il y en a 120 pour 400 pages de lecture. C'est énormes mais c'est peut-être ça qui fait sa force. Le rythme est endiablé et on accroche, il n'y a pas à dire. Bravo!

Cependant, ce roman-ci n'est pas fait pour tous. Même s'il y a des meurtres et tout ce qu'on retrouve dans un thriller, l'action n'est pas conventionnel si je puis m'exprimer ainsi. Le point de départ est un cambriolage raté et la suite tourne autour de ce point(et du milieu de l'art) et donc, ce n'est pas une histoire à laquelle Patterson nous a habitué, notamment avec son inspecteur Alex Cross. Donc, pour une première approche de James Patterson, je vous conseille davantage un roman où l'on retrouve cet inspecteur.

Finalement, pour l'originalité du présent roman on repassera. En effet, plusieurs films ont déjà été fait sur ce sujet. En plus, on doit bien avouer que Patterson ne réinvente rien. C'est accrocheur et bien fait. Comme dans tous ses romans. Point final. Ne cherchez pas plus loin avec cet écrivain.

jeudi 6 mai 2010

L'homme qui rit, Victor Hugo



Ma note: 7/10

Voici la quatrième de couverture: L'Angleterre a connu, cent quarante ans avant la France, une révolution, un parlement régicide, une république et une restauration fertile en règlements de comptes. Victor Hugo a choisi ce dernier épisode pour brosser un tableau épique de l'aristocratie anglaise à travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, l'Homme qui Rit. A la fois roman d'aventures, exposé historique et social, drame injouable et poème visionnaire, ce roman est le plus fou de tous les romans de Hugo. C'est aussi le plus riche de toutes les obsessions de son auteur. On a cru pouvoir, à son propos, citer Freud et le surréalisme. Le bateau pris dans la tempête, la vision du pendu servant de vigie, la cabane-théâtre des saltimbanques, les tirades philosophiques d'Ursus, les machinations du traître Barkilphedro, la chirurgie monstrueuse d'Hardquanonne, le portrait de la princesse perverse, l'or des palais et le scandale à la chambre des lords sont, plus que des morceaux de bravoure, des morceaux d'anthologie.

Comment faire la critique d'un roman aussi éclaté? Comment évaluer un roman d'une telle richesse lyrique? Pour répondre à ces questions on doit avoir une connaissance littéraire hors norme mais surtout une connaissance de l'oeuvre de Hugo extraordinaire. Malheureusement je n'ai pas ces deux qualificatifs.

Ce que je sais, par contre, c'est que Victor Hugo est un pur génie. Homme de lettres, peintre, homme politique, etc, Hugo est un de ces rares écrivains qu'en le lisant, on veut se mettre à l'écriture tellement que cela semble facile. Hélas, on perd notre temps!! Hugo est seul sur son île et on a pas son talent!! On doit l'avouer!!

Donc, ce roman est une énorme fresque presque incompréhensible, si on compare aux autres romans de Hugo. Certains prétendent que c'est un roman philosophique, mais personnellement, je ne crois pas qu'il y ait autant de philosophie pour le caractériser comme tel. Je crois davantage que, pour ce qui est du genre littéraire, Hugo garde le cap des Misérables et on assiste plutôt à un roman engagé et d'une critique sociale comme seul notre cher Victor sait le faire.

Finalement, je ne vous conseille pas l'homme qui rit comme première approche de la littérature de Victor Hugo. Je vous recommande plutôt Les misérables ou Les travailleurs de la mer. Ils sont beaucoup plus facile d'accès à tout points de vue. Mais la vrai question qu'on doit se poser, à la lecture de tous ses romans, est la suivante: Est-ce que Hugo est le plus grand?

Une petite anecdote en terminant: L'homme qui rit est très implanté dans notre culture populaire. En effet, plusieurs créateurs s'en sont inspirés, comme par exemple, pour créer le personnage du Joker dans la BD Batman, on y retrouve donc un homme au sourire éternel dû à une blessure à la bouche.

jeudi 29 avril 2010

Level 26, Anthony E. Zuiker



Ma note: 5,5/10

Voici la quatrième de couverture: Les criminels sont répartis sur une échelle de 1 à 25 selon leur dangerosité par les policiers du monde entier. Or, un tueur, cruel à l'extrême, sévissant sur tous les continents, échappe à cette clasification. Steve Dark ne veut plus traquer les psychopathes depuis que ce monstre a massacré sa famille. Mais il va devoir changer d'avis.

Pour commencer je dois vous décrire le contenu de ce roman. En fait il ne s'agit pas seulement d'un roman parce qu'en plus de la lecture on retrouve à toutes les 20 pages environ un mot de passe qui nous permet de nous connecter au site internet level 26 pour visionner un extrait vidéo. Il s'agit de « ponts » numériques qui permettent de voir les protagonistes du roman en chair et en os en plus de découvrir de nouvelles scènes qui ne sont pas dans le roman. Sauf erreur, je crois que c'est une première dans l'histoire de la littérature. C'est probablement une belle invention qui se développera de plus en plus surtout avec les e-book, ipad, etc. Bravo à M. Zuiker pour ce tour de force et sachant qu'il est le créateur de la série « Les experts » (soit CSI en anglais), je ne suis pas surpris qu'il ait pris la pôle dans ce domaine. Selon ses dires, il a voulu initier ou inciter la nouvelle génération Youtube à la lecture. Grand bien lui fasse.

Cependant, la réalité nous rattrape assez vite dans notre lecture. Il devient très difficile d'interrompre notre lecture pour aller se brancher sur internet pour poursuivre notre expérience. On est sans cesse «coupé» ce qui fait qu'après 5 à 10 vidéos consultés on se lasse. Au final, même si l'intention et l'invention sont originales et excellentes, l'expérience devient vite embarrassante. Par contre, pour bien suivre l'histoire on est pas obligé de visionner les mini-films. Tant mieux!!

Finalement, le plus grand défaut se situe dans le roman en tant que tel. Le style d'écriture de Zuiker est inexistant, l'histoire est bourrée de clichés, d'incohérences et d'exagérations, les personnages sont fades, les situations sont risibles, etc. Donc, les très très grands amateurs du genre(thriller et sériller)à la James patterson et les plus jeunes pourront peut-être y trouver leur compte, mais pour ma part c'est assurément ma dernière expérience avec Anthony Zuiker. Dans le genre, soit des thrillers avec de très courts chapitres, ce Patterson est beaucoup mieux.

Pour résumer, voici un roman innovateur qui sera davantage agréable avec un ipad, par exemple, parce que notre plaisir de lecture sera moins encombré et qu'on pourra lire à l'extérieur de chez soi. Par contre, il contient d'énormes mais d'énormes défauts!!!! En fait voici un roman de série B entrecoupé de vidéos de série B. Dommage. Le premier rendez-vous est raté!

lundi 26 avril 2010

La reine dans le palais des courants d'air, Stieg Larsson



Ma note: 7/10

Voici la quatrième de couverture: Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s'ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d'une série rapidement devenue culte.
Le lecteur du deuxième tome l'espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n'est pas morte. Ce n'est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l'hôpital, dans l'incapacité physique de bouger et d'agir. Coincée, elle l'est d'autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu'elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu'elle...
Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent. Côté forces du bien. on peut compter sur Mikael blomkvist, qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d'Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth.
Mikael peut certainement compter sur l'aide d'Armanskij, reste à savoir s'il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d'une publication concurrente.

On a plus besoin de présenter Stieg Larsson. Par contre, pour ceux et celles qui ne connaissent pas son histoire je serai bref. Donc, après la rédaction des 3 premiers volumes de la série Millénium(soit ses trois premiers romans), Stieg Larsson fut terrassé par une crise cardiaque. Il mourut et il ne connut pas la gloire qui l'attendait. En effet, ses trois romans se sont vendus à plusieurs millions d'exemplaires en peu de temps dans son pays d'origine qui est la Suède et partout dans le monde.

Ce roman-ci constitue le 3e volet et comme j'avais détesté le 2e, je m'attendais au pire. J'avais par contre adoré le premier, et ce troisième millénium m'a plutôt plue. L'action est bien ficelé et comme toujours, la plume de Larsson est archi compétente. Vers la fin du roman on a droit à un procès et finalement tous les ingrédients sont réunies pour un très bon thriller, un très bon roman d'espionnage et un très bon roman juridique. Même si je considère que le premier tome est de beaucoup supérieur que celui-ci, il est quand même fort intéressant.

En dernier lieu, il est très dommage qu'on assiste à la fin de cette saga. Il y a des rumeurs à l'effet que sa fiancée possède un dernier manuscrit, soit le tome 4, mais qu'elle ne peut le publier. Quoi qu'il en soit, la fin de cette saga de la littérature populaire est arrivé et c'est certain que le monde littéraire a perdu une petite parcelle de son corpus avec la mort de M. Larsson.

mercredi 21 avril 2010

Le royaume des devins, Clive Barker



Ma note: 3/10

Voici le résumé: Mimi Laschenski est une vieille femme très malade rongée par la peur. Est-ce lié à la présence de ces milliers d'oiseaux rassemblés au-dessus de chez elle? Ou à cet étrange tapis que des individus, apparemment sans scrupules, tentent de s'accaparer? Il semble que des puissances surnaturelles aient été libérées récemment et se livrent une bataille sans merci. C'est ce que Cal Mooney, jeune homme sans histoires, et Suzanna, la petite-fille de Mimi, vont découvrir bien malgré eux.

Depuis que je fais des critiques, le seul roman que je n'ai pas lu au complet est celui-ci, soit le pauvre royaume des devins. J'ai arrêté ma lecture à la page 400 et j'en ai enduré probablement trop. Pourtant ce roman avait très bien commencé. Il semblait sur la bonne voie quand, tout à coup, Clive Barker perd la tête comme ça lui arrive trop souvent. On ne comprend plus rien, il ne prend pas le temps d'expliquer au lecteur son histoire et où il veut en arriver...ça devient pathétique de vouloir s'accrocher à ce roman pour la simple raison qu'il porte un titre accrocheur et que son histoire semble être intéressante. Pauvre Clive!

J'ai toujours pensé, à tort, que Clive Barker était un grand écrivain. Demandez-moi pas pourquoi, c'est comme ça. Mais là il vient de m'achever. Ça n'a pas de sens!!! Des centaines et des centaines de pages comme ce roman(800) et ses autres bouquins, pour en arriver à rien comprendre et essayer d'aimer ça. Je vous le dis, ce n'est pas sain!!!!!

Le pire est que Barker a une bonne plume. Son problème cependant est qu'il l'exploite mal et nous perd après 200 pages....En fait, son problème est plus profond que ça encore. Je pense que je sais. Il n'a qu'une bonne plume et rien d'autres!!!! Dommage, peut-être que dans une autre vie je retomberai dans le panneau! En espérant que je me trompe....

p.s.: je sais que ça l'a aucun rapport avec ma critique, mais pour ceux que ça intéresse, Clive Barker est ouvertement homosexuel...de plus il est peintre, scénariste, réalisateur, etc...

dimanche 18 avril 2010

Underworld USA, James Ellroy



Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: 24 février 1964 7h16 du matin à Los Angeles. Attaque d’un fourgon blindé de la Wells Fargo. Quatre convoyeurs sont abattus. Trois braqueurs morts. Le quatrième a prix la fuite en emportant seize sacs de billets de banque et quatorze mallettes remplies d’émeraudes.

C’est sur ce braquage disséqué avec une maestria éblouissante que s’ouvre Underworld USA. Le récit lui-même peut alors commencer. Eté 1968 : Martin Luther King et Robert Kennedy ont été les victimes de conspirations meurtrières. La Convention démocrate de Chicago est sabotée par des escadrons de nervis spécialistes en coups fourrés. Les militants noirs se préparent à l’insurrection dans les quartiers sud de Los Angeles. Le FBI, sous la houlette de J. Edgar Hoover, utilise tous les moyens pour les infiltrer, les diffamer et les détruire. Howard Hughes s’est fait escroquer dans le rachat des casinos de Las Vegas par la mafia. Et, à la croisée de tous ces événements, le Destin a placé trois hommes :

Dwight Holly, exécuteur des basses œuvres de Ho0ver, dont les décisions sont dictées par un racisme viscéral et une méfiance maladive envers l’administration du nouveau président Richard Nixon ;

Wayne Tedrow, ancien flic et trafiquant d’héroïne, cherchant à instaurer un empire mafieux en installant une chaîne de casinos en République Dominicaine ;

Don Crutchfield, jeune détective privé, voyeur obsédé par les femmes, chargé par un nostalgique du nazisme de retrouver Gretchen Farr, dont la spécialité est de dépouiller ses nombreux amants.

Dwight, Wayne, Don : leurs vies s’entrechoquent sur la piste de Joan Rosen Klein, la « Déesse rouge », et chacun d’entre eux paiera « un tribut élevé et cruel à l’Histoire en marche ».

Donc, voici un roman quasiment indescriptible et "incriticable". Même si la plupart des critiques le classent dans la catégorie des romans noirs, je ne pense pas que ce soit le cas. C'est plutôt un roman d'espionnage et d'infiltration. En plus, le style d'écriture est très hétéroclite et on y retrouve de tout: prose habituelle, coupure de journaux, verbatime d'écoute électronique, etc.....le tout dans un énorme volume de plus de 800 pages en format hardcover.

Par contre ce roman se lit très bien et très vite. Il est parfois mais rarement intéressant. Pour embarqué on doit adhérer à la théorie du complot en ce qui a trait aux États-Unis des années 60 et 70(assassinat de Martin Luther King et John Kennedy, la direction malveillante du FBI de l'époque, etc.) Mais le plus gros problème du bouquin est qu'il est presque incompréhensible. Il tire de tous les côtés, les histoires s'entrecoupent, se mêle, les personnages ne sont pas décrits correctement à tout le moins pour une compréhension minimale. En fait, ce n'est pas le lecteur le problème avec ce roman mais bien l'écrivain.

Finalement, Underworld USA pourrait vous intéressez uniquement si vous êtes très, mais très passionné par l'histoire américaine de la fin des années 60 et du début des années 70. Il conclue une trilogie commencé avec Tabloïd Américain. Malheureusement(ou heureusement) je n'avais pas lu les deux premiers tomes de la trilogie ce qui explique peut-être ma note très moyenne.

p.s.: James Ellroy est l'auteur des romans Le Dalhia noir et L.A. Confidentiel tous deux adaptés au cinéma...

samedi 10 avril 2010

Mr. X, Peter Straub



Ma note: 7/10

Voici le résumé: Tous les ans, depuis son enfance, le jour de son anniversaire, Ned Dunstan est victime d'une transe durant laquelle il assiste, impuissant, à la même scène de massacre d'une violence insensée commise par un mystérieux homme en noir qu'il a surnommé " Mr. X ". Saisi d'une prémonition, il retourne à Edgerton dans l'Illinois, la ville de son enfance, pour y revoir sa mère qui, effectivement, est mourante. Mais, avant de s'éteindre, celle-ci lui révèle le nom de son père et avertit Ned qu'il court un grave danger. Dans sa quête de ce père énigmatique, il va vivre quantité d'aventures extraordinaires qui vont lui permettre d'en apprendre plus non seulement sur sa propre identité, mais aussi sur une famille réellement fantastique. Il découvrira l'existence d'un inquiétant frère jumeau doté de pouvoirs surnaturels et sera soupçonné de trois meurtres avant de pouvoir enfin affronter le maléfique Mr. X.

Je n'ai personnellement pas une bonne relation avec Peter Straub. Comme écrivain, il a toujours de très bonnes idées de départ, de déroulement et de fin de ses récits, mais je n'aime pas son style d'écriture. Il est trop lourd, trop dense et ce qu'il raconte devient vite inintéressant même si l'histoire est recherché et imaginatif.

Ce roman qu'est Mr. X ne fait pas exception à la règle. S'il aurait été écrit par Stephen King ou Dean Koontz, Mr. X aurait pu être un classique du genre ou, à tout le moins, un excellent roman de terreur. L'histoire est très riche, très dense, avec beaucoup d'éléments intéressants de l'épouvante et qui contient également des éléments du genre policier ce qui recouvre encore plus les nombreuses couches de densité de ce bouquin. Donc, on est en présence d'une grande histoire à tous égards.

Par contre, Mr. X est beaucoup trop long. En effet, il y a quelque 100 ou 200 pages de trop. Rien de moins. Et pas nécessairement à la fin du roman mais plus dans le coeur du roman. Cet élément, combiné au fait que Straub ne possède pas un très grand talent d'écrivain, devient grandement irritant et constitue à peu près le seul défaut du roman. Donc, si vous êtes un fan à tout crin du genre, n'hésitez pas à le dévorer à la première occasion.

Pour terminer, voici une critique de Mr. X fait par Jacques Baudou: « Un ouvrage qui ne cesse de surprendre et de dérouter le lecteur, car il se révèle toujours plus complexe, toujours plus étrange qu'on ne s'y attend...C'est une histoire semée de crimes plus ou moins horribles, qui joue, au passage, de quelques ressources d'intrigues policières d'âges différents...C'est encore une variation étourdissante sur le thème fantastique du double. Le tout brassé avec le doigté virtuose d'un artiste pervers du puzzle...On aura compris qu'il s'agit d'un grand livre.»

lundi 5 avril 2010

Juste avant le crépuscule, Stephen King



Ma note générale(moyenne): 6,7/10

Mes notes pour chaque nouvelle: Willa (Willa) 8.5/10
La Fille pain d'épice (The Gingerbread Girl) 7/10
Le Rêve d'Harvey (Harvey's Dream) 7/10
Aire de repos (Rest Stop) 6/10
Vélo d'appart (Stationary Bike) 7.5/10
Laissés pour compte (The Things they left behind) 6/10
Fête de diplôme (Graduation Afternoon) 4/10
N. (N.) 8/10
Le Chat d'enfer (The Cat from Hell) 6.5/10
Le New York Times à un prix spécial 6.5/10
Muet (Mute) 6.5/10
Ayana (Ayana) 6/10
Un très petit coin (A Very tight place) 7.5/10

Je ne suis pas un grand fans de nouvelles littéraires, mais quand elles proviennent d'un auteur comme Dean Koontz ou Stephen King, je ne peux passer outre. Donc j'ai plongé. Alors, pour ce nouveau recueil de Stephen King, on a droit à des nouvelles très divertissantes bien qu'inégales. La meilleure selon moi est la première qui a une très bonne ambiance et aurait peut-être gagnée à être plus longue.

Aussi, bien que chaque nouvelle valent la peine d'être lue, celle qui m'a rentrée dans la tête pour longtemps est vélo d'appart. La chute est exceptionnelle même si j'ai lu exactement l'opposé dans une autre critique de ce court récit. Tout au long de cette histoire, je me demandais où King voulait aller et quand la fin est arrivée, j'ai grandement été comblé.

Finalement, n'hésitez pas à lire ce recueil. Il est enlevant, très bien écrit et certaines nouvelles deviennent même incontournables dans l'oeuvre de Stephen King.(Par exemple, Willa, N. et vélo d'appart). En plus, presque toutes ces courtes histoires ont été écrites dans les années 2000 et ne sont pas de vieilles histoires réédité pour engraisser financière l'éditeur. Enfin, ces histoires sont très différentes les unes des autres et le relief de ce bouquin s'en retrouve donc augmenté.

vendredi 2 avril 2010

Le cerveau de Kennedy, Henning Mankell



Ma note: 7/10

Voici le résumé: Automne 2004.
Louise Cantor quitte son chantier de fouilles du Péloponnèse pour rentrer en Suède. Impatiente de revoir son fils, elle le trouve mort dans son appartement de Stockholm. Qui a tué Henrik ? Pas un instant Louise ne veut croire que son fils unique se soit suicidé. Avec l'énergie du désespoir et une obstination d'archéologue, elle va tenter de reconstituer fragment par fragment les dernières années d'une vie brutalement interrompue.
Secondée par Aron, le père d'Henrik qu'elle a déniché au fin fond de l'Australie, Louise découvre que son fils avait une vie secrète, émaillée d'inquiétantes zones d'ombre. Pourquoi Henrik s'intéressait-il tant au cerveau du président Kennedy, disparu lors de son autopsie ? Pourquoi avait-il un appartement clandestin à Barcelone ? D'où provenaient les grosses sommes d'argent dont il disposait ? Que faisait-il au Mozambique dans un mouroir pour malades atteints du sida ? Quand Aron disparaît brusquement sans laisser de traces, Louise comprend qu'elle est aux prises avec des forces occultes qui la dépassent.
Au bord du gouffre mais plus déterminée que jamais, ses pas la conduisent au cour de l'Afrique. Une vérité effroyable l'y attend. A travers ce récit palpitant et lucide, Henning Mankell exprime sa colère contre le cynisme du monde occidental face au lent naufrage d'un continent rongé par le sida.

Encore une fois, M. Mankell m'a agréablement surpris. Le début de ce récit m'a laissé froid mais plus l'histoire avance, plus on veut savoir ce qui est arrivé à Henrik. Sa mère refait donc le parcours de ce dernier et on découvre l'Afrique raconté par un de ces habitants, soit Henning Mankell. En plus d'habiter la Suède, il vit aussi en Afrique et donc, on en apprend davantage sur ce continent.

Bref, en général, on ne s'ennuie pas avec ce thriller. Mankell réussie à nous captiver et son écriture est fidèle à ce qu'il a écrit par le passé. Même si on est pas dans la grande littérature et qu'il ne réinvente pas le thriller, on passe quand même un bon moment. C'est un roman tragique et très sombre et Mankell possède le talent nécessaire pour ce genre et donc, le tout est bien rendu.

Ce roman n'est certes pas mon préféré de cet écrivain mais il passe le test. En plus, il ne nous fait pas la morale parce que Mankell explique dans la postface qu'il a écrit ce roman en pensant à sa colère personnelle qui n'appartient qu'à lui-même. On peut dire pari réussi!

Depuis plusieurs années, Mankell appartient, selon moi, aux écrivains très compétants. Bravo!