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mercredi 1 février 2012

La plaisanterie, Milan Kundera



Ma note: 8,5/10

Voici la quatrième de couverture: « Oui, j'y voyais clair soudain : la plupart des gens s'adonnent au mirage d'une double croyance : ils croient à la pérennité de la mémoire (des hommes, des choses, des actes, des nations) et à la possibilité de réparer (des actes, des erreurs, des péchés, des torts). L'une est aussi fausse que l'autre. La vérité se situe juste à l'opposé : tout sera oublié et rien ne sera réparé. Le rôle de la réparation (et par la vengeance et par le pardon) sera tenu par l'oubli. Personne ne réparera les torts commis, mais tous les torts seront oubliés. »

La traduction. Parlons-en. Parce que c'est certainement le plus grand défaut de ce roman. Je ne l'ai pas lu dans la version que je vous présente mais bien dans la première version du traducteur. Kundera n'avait pas eu le temps de la revisiter et selon ses dires, son roman était très mal traduit. Le traducteur avait rajouté des métaphores, un style, bref plusieurs mots qui n'étaient pas dans la version originale. Et pendant ma lecture, j'y pensais sans cesse, ce qui a provoqué un peu de rage. Mais bon. C'est quand même lisible et l'histoire et la forme de ce récit sont tellement puissantes qu'on passe outre.

En effet, la forme m'a particulièrement plu. L'auteur alterne les narrateurs et les points de vue sur l'histoire. À chaque partie, c'est un narrateur différent et seul le personnage principal, Ludvik, revient. Par contre, on retrouve les narrateurs, le temps de quelques pages, dans la dernière partie.

Quant à l'histoire en tant que telle, et bien, elle tourne surtout autour d'une maladresse de Ludvik qui, pour faire une plaisanterie à une copine, lui écrit en vantant Trotski (ce qui est inacceptable dans le monde de Staline) et en se moquant de l'optimisme du régime communiste. Cela provoque donc de grands changements dans la vie de ce jeune homme.

J'ai perçu le titre, La plaisanterie, à deux niveaux de lecture. Premièrement, la plaisanterie en tant que telle, celle écrite par Ludvik comme je l'écrivais dans le précédent paragraphe. Mais aussi, j'y ai vu une plaisanterie plus globale, celle du communisme, du parti unique qui se prenait pour Dieu, en quelque sorte. Cette plaisanterie dont Kundera se moquera et critiquera toute sa vie.

Pour finir, je dois dire que j'ai adoré le livre. C'est le premier de ce grand écrivain et les défauts habituels des premiers écrits sont peu nombreux. Le livre est, malgré la situation de départ sans équivoque, assez subtile. Il mettait la table pour une grande oeuvre subséquente et où Milan Kundera rentrera dans l'histoire comme un des plus grands littéraires du 20e siècle. Ce n'est pas rien.

samedi 28 janvier 2012

L'immortalité, Milan Kundera



Ma note: 9/10

Il n'y a pas vraiment de quatrième de couverture pour ce roman. L'éditeur a plutôt choisi de retranscrire la table des matières de ce livre. Et on peut le comprendre, parce que l'histoire est éclatée, plusieurs histoires s'entremêlent et on se retrouve donc avec une histoire principale, (celle de la mort d'Agnès qui se préparait sans le savoir à une mort prochaine. Cette mort fut accidentelle.) qui a plusieurs histoires secondaires autour d'elle. Kundera nous entretient donc sur l'immortalité de l'être et sur son oeuvre. Entre ensuite en scène (même si tout cela ne suit pas un plan ordonné) Goethe, Hemingway, Kundera lui-même et d'autres personnages. En plus, Kundera traite de différents sujets, entre autres politique, littéraire, philosophique. Cela en fait un roman disparate mais génial. Et le tout est rassemblé par le même fil conducteur qui est le sujet de l'immortalité.

C'est un chef-d'oeuvre. Avec "La vie est ailleurs" (discuté dans celui-ci, en passant) "L'immortalité" est mon préféré de cet écrivain. Il fait un peu plus de 500 pages et donc, on a le temps de bien pénétrer dans l'histoire (contrairement à ceux de sa période française). Il se lit bien, la plume de Kundera est à son mieux et le récit est d'une profondeur que j'ai rarement vue. Je n'ai que de bonnes pensées pour ce bouquin et j'aurais même pu lui donner la note parfaite.

Kundera maîtrise parfaitement le roman, en tant que genre. Et en plus, on en apprend. Ce roman est aussi, faut le rappeler, son dernier écrit en Tchèque.

Ensuite, l'histoire de Goethe est certainement mon passage préféré du livre. Kundera se permet même de joindre Hemingway avec Goethe et l'immortalité nous est révélée en toute clarté.

Depuis que j'entretiens ce blog, Milan Kundera est certainement l'auteur qui m'a donné le plus de difficulté lors de la rédaction de mes critiques. Ses romans sont difficilement critiquables, parce qu'entre autres, ils sont différents. Ils n'ont pas d'intrigue conventionnelle et encore moins de suspense. L'auteur prend son temps pour poser son histoire et celle-ci est constamment entrecoupée par l'auteur lui-même et différents sujets intéressants. Et c'est particulièrement vrai pour "L'immortalité". Vrai aussi que c'est un des meilleurs romans que j'ai lu depuis que j'écris des critiques.

vendredi 13 janvier 2012

L'identité, Milan Kundera



Ma note: 8/10

Voici la quatrième de couverture: Confondre l'apparence physique de l'aimée avec celle d'une autre. Combien de fois il a déjà vécu cela! Toujours avec le même étonnement: la différence entre elle et les autres est-elle donc si infime ? Comment se peut-il qu'il ne sache pas reconnaître la silhouette de l'être le plus aimé, de l'être qu'il tient pour incomparable ?

C'est un autre bouquin de Kundera paru lors de sa période française. Lui aussi très court, 160 pages seulement, "L'identité" est construit un peu différemment des autres romans de cet auteur, en ce sens qu'il est un peu plus conventionnel. Milan Kundera ne met pas son récit sur pause pour nous entretenir de différents sujets philosophiques (et autres), mais construit plutôt son roman comme les autres romanciers le font, en ayant une histoire fictive du début jusqu'à la fin.

Les idées qui nous sont partagées proviennent soit du récit en tant que tel ou d'un personnage du roman, le trotskiste, une connaissance de Chantal, le personnage principal.

J'ai beaucoup aimé ce livre. Pour sa période français, je crois qu'il est le plus réussi. Ce genre de petit récit (parce que c'est davantage une novella qu'un roman) se prête mieux en récit conventionnel (comme je l'expliquais plus haut) qu'en ayant une intention trop grande de propager des idées (comme ce fût le cas pour "La lenteur" et "L'ignorance").

Malgré le pessimisme de Kundera (ce pessimisme qui se dégage très fortement dans ses romans), ici il y a une légère lumière qui jaillit. Mais je ne vous dis pas où (dans l'histoire). À vous de tirer vos conclusions...

mercredi 30 novembre 2011

La lenteur, Milan Kundera



Ma note: 7,5/10

Voici la quatrième de couverture: « "Un roman ?" demande-t-elle angoissée.
J'incline la tête.
"Tu m'as souvent dit vouloir écrire un jour un roman où aucun mot ne serait sérieux. Une Grande Bêtise Pour Ton Plaisir. J'ai peur que le moment ne soit venu. Je veux seulement te prévenir : fais attention."
J'incline la tête encore plus bas.
"Te rappelles-tu ce que te disait ta maman ? J'entends sa voix comme si c'était hier : Milanku, cesse de faire des plaisanteries. Personne ne te comprendra. Tu offenseras tout le monde et tout le monde finira par te détester. Te rappelles-tu ?
- Oui, dis-je.
- Je te préviens. Le sérieux te protégeait. Le manque de sérieux te laissera nu devant les loups. Et tu sais qu'ils t'attendent, les loups."
Après cette terrible prophétie, elle s'est rendormie.»

Vous aurez compris que cette quatrième de couverture est une citation du roman. J'ai déjà lu sur wikipédia que ce n'est pas facile de résumer un livre de Kundera. Et c'est vrai. L'auteur le veut ainsi. Ses livres ne sont pas ce qu'on appelle des romans-romans. Ce ne sont pas des fictions qui vont d'un point A à un point B. Ça s'entremêle, l'action est interrompue par les pensées de l'auteur, etc. Avec celui-ci, "La lenteur", c'est encore plus vrai. On est quasiment dans un essai tellement l'intrigue et le récit sont minces. Et encore une fois, c'est difficile à résumer. Peut-être que c'est pour ça que la quatrième de couverture est ainsi faite.

Donc, en parlant de wikipédia, j'ai trouvé ce résumé qui se rapproche du récit que j'ai lu et je le partage avec vous: "Vera et Milan Kundera assistent à un colloque d'entomologiste se situant dans un château. Les petits drames du colloque donneront à Milan Kundera l'inspiration à diverses réflexions sur le monde moderne, qu'il mettra en liaison avec le récit d'un écrivain libertin du XVIIIe siècle, Vivant Denon, qui faisait dérouler l'action de son récit dans ce même château. Les divers récits s'entremêleront pour faire surgir la réflexion". Je crois que c'est le mieux qu'on puisse faire pour résumer ce livre.

Pour continuer sur la forme, je dirais que la brièveté est encore une fois le plus grand défaut du roman. Pourquoi encore? Et bien parce que "La lenteur" est le premier bouquin écrit directement en français par Kundera et dans sa période "française", cet écrivain a écrit de courts romans. Je dirais même beaucoup trop court, ce qui frustre le lecteur en quelque sorte. Frustré de ne point en avoir eu plus à se mettre sous la dent. Frustré aussi de lire un génie littéraire qui se contraint à écrire un roman trop court, en allant seulement à l'essentiel. Je crois que la littérature doit être plus que cela. Mais qui suis-je pour contrarier Milan Kundera?

Alors, pour finir, voici un très bon roman, mais trop court. Dans la deuxième moitié du récit, Kundera tombe dans la grossièreté, mais venant de lui, le tout est bien fait, tout en douceur, et presqu'en délicatesse. Pour quelqu'un qui n'écrit pas dans sa langue maternelle, c'est réussi. Mais comme je le disais, j'en aurais pris beaucoup plus.

mercredi 16 novembre 2011

L'ignorance, Milan Kundera



Ma note: 7,5/10

Voici la quatrième de couverture: « Sur l'avenir, tout le monde se trompe. L'homme ne peut être sûr que du moment présent. Mais est-ce bien vrai ? Peut-il vraiment le connaître, le présent ? Est-il capable de le juger ? Bien sûr que non. Car comment celui qui ne connaît pas l'avenir pourrait-il comprendre le sens du présent ? Si nous ne savons pas vers quel avenir le présent nous mène, comment pourrions-nous dire que ce présent est bon ou mauvais, qu'il mérite notre adhésion, notre méfiance ou notre haine ? »

Contrairement à cette quatrième de couverture (qui est une citation du roman), je crois plutôt que "L'ignorance" est un roman sur le passé. Parce qu'encore une fois, l'aspect biographique de l'auteur est omniprésent et cette fois-ci, il revient sur son passé tchèque. Aussi, comme les autres romans de l'auteur que j'ai lu, on est ici en présence de quelque chose de plus qu'un simple roman. L'auteur y glisse sa philosophie (quelque peu nihiliste), de la sociologie, de la psychologie.

J'ai bien aimé le bouquin mais il est beaucoup trop court. Avec seulement 180 pages, Kundera ne peut faire aussi bien que les magnifiques "La vie est ailleurs" et "L'insoutenable légèreté de l'être". C'est toujours un grand plaisir de lire Milan Kundera mais ici la brièveté du roman vient gâcher un peu ce plaisir.

Pour la plume de l'auteur, c'est quelque peu différent de ce que j'avais lu de lui. Notamment, parce que "L'ignorance" fait partie de la période française de l'écrivain contrairement à la période tchèque de ses débuts. Le roman a donc été écrit directement en français par Kundera. Ce n'est même pas sa langue maternelle, ce qui débouche sur une écriture dépouillée, concise et par moment plus simpliste. C'est aussi plus direct que les autres romans que j'ai cité.

Alors, pour terminer, même si j'ai grandement apprécié cette lecture, il ne fait pas partie des grands romans de l'auteur, qui est souvent discuté par le comité du prix Nobel de littérature. Ce fût son dernier roman, paru en français en 2003 et bien honnêtement, ce n'est pas nécessaire qu'il y en ait d'autres.

samedi 2 juillet 2011

Le livre du rire et de l'oubli, Milan Kundera



Ma note: 8,5/10

Voici la quatrième de couverture: Tout ce livre est un roman en forme de variations. Les différentes parties se suivent comme les différentes étapes d'un voyage qui conduit à l'intérieur d'un thème, à l'intérieur d'une pensée, à l'intérieur d'une seule et unique situation dont la compréhension se perd pour moi dans l'immensité. " C'est un roman sur Tamina et, à l'instant où Tamina sort de la scène, c'est un roman pour Tamina. Elle est le principal personnage et le principal auditeur et toutes les autres histoires sont une variation sur sa première histoire et se rejoignent dans sa vie comme dans un miroir. " C'est un roman sur le rire et sur l'oubli, sur l'oubli et sur Prague, sur Prague et sur les anges.

Kundera ne cesse de me surprendre par la qualité de ses livres. Je m'attendais à un roman un peu plus faible que ses autres oeuvres parce qu'il est moins connu et reconnu. Mais non. Il est aussi puissant que "L'insoutenable légèreté de l'être" et "La vie est ailleurs".

Ce n'est pas un roman à proprement parlé. En tout cas, pas comme on connaît ce genre littéraire en particulier. C'est à mi-chemin entre ce genre qu'est le roman, l'essai, le livre philosophique et l'autobiographie (de Kundera lui-même mais aussi de sa ville, Prague). Comme pour "L'insoutenable légèreté de l'être", son livre suivant, il met le récit sur pause dans "Le livre du rire et de l'oubli" pour nous parler. Il nous parle des dommages collatéraux du communisme, de Schopenhauer, de Prague et comme l'indique le titre, il nous parle de l'oubli. Le nihilisme de l'auteur ressurgit encore une fois dans ce bouquin. En fait, son oeuvre pourrait se résumer en une phrase qu'on connaît bien : L'insoutenable légèreté de l'être...

Donc, le présent roman est d'une qualité exceptionnelle. J'adore ce genre de livre où l'auteur ne se contente pas d'une histoire conventionnelle. On en apprend, on se questionne, on suit plusieurs histoires entremêlées, on est ébloui par le talent de l'écrivain, par son style d'écriture sans faille. Bref, c'est une réussite sur toute la ligne. Maintenant, qu'on lui donne le Nobel de littérature!

lundi 7 mars 2011

L'insoutenable légèreté de l'être, Milan Kundera



Ma note : 8,5/10

Voici la quatrième de couverture : Qu'est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu'est-il resté de Tomas ? Une inscription : il voulait le Royaume de Dieu sur la terre. Qu'est-il resté de Beethoven ? Un homme morose à l'invraisemblable crinière, qui prononce d'une voix sombre : Es muss sein ! " Qu'est-il resté de Franz ? Une inscription : Après un long égarement, le retour. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli.

Avec en toile de fond le fait historique trop souvent oublié du printemps de Prague, ce magnifique roman de Kundera représente plus qu'un simple roman. Avec ce livre, Kundera prend le temps de parler au lecteur, entre autres en l'avertissant qu'il lit un roman et qu'il n'est pas dans la réalité (il nous dévoile ses ficelles). Mais aussi, en ayant un côté essayiste en son corpus et même philosophique. Le tout écrit avec la plume d'un géant des lettres, trop souvent oublié par le comité du nobel de littérature.

Comme son roman "La vie est ailleurs" (au fait on y voit plusieurs points en communs entre les deux romans) Kundera nous transporte, page après page, tout en douceur. C'est doux lire du Kundera, même si le propos est souvent lourd, cet auteur a le don de tout rendre léger et selon moi, il est un maître incontesté du roman.

Quant au titre, il représente bien cette douceur (et pas nécessairement parce qu'il contient "légèreté"). Il met bien la table pour le propos du livre, soit un penchant assurément nihiliste. Tout au long de notre lecture, on sent l'absurdité de la vie, sa légèreté mais aussi sa lourdeur et ainsi, on peut en ressortir changé.

Donc, au final, ce roman a été une lecture des plus agréable pour moi. Kundera commence en parlant de Nietzsche (un de mes philosophes préférés) et à maintes occasions au cours de notre lecture, on est en mode pause en ce sens que Kundera joue franc-jeu avec nous pour s'entretenir en quelque sorte avec le lecteur. En fait, je pourrais en parler pendant des lunes mais je me contenterais de conclure en vous invitant à lire ce roman époustouflant!

mardi 4 janvier 2011

La vie est ailleurs, Kundera



Ma note : 9/10

Voici la quatrième de couverture : L’auteur avait tout d’abord pensé intituler ce roman L’âge lyrique. L’âge lyrique, selon Kundera, c’est la jeunesse, et ce roman est avant tout une épopée de l’adolescence ; épopée ironique qui corrode tendrement les valeurs tabous : l’Enfance, la Maternité, la Révolution et même – la Poésie. En effet, Jaromil est poète. C’est sa mère qui l’a fait poète et qui l’accompagne (immatériellement) jusqu’à ses lits d’amours et (matériellement) jusqu’à son lit de mort. Personnage ridicule et touchant, horrible et d’une innocence totale (« l’innocence avec son sourire sanglant » !), Jaromil est en même temps un vrai poète. Il n’est pas salaud, il est Rimbaud. Rimbaud pris au piège de la révolution communiste, pris au piège d’une farce noire.

Roman saisissant! Je dirais même époustouflant. C'était pourtant la première fois que je lisais Milan Kundera. Ces premières fois sont souvent synonymes de déceptions. Le plus souvent je ne réussis pas à saisir ce que l'auteur avance ou plutôt, si c'est réellement un bon auteur. Sceptique est le bon mot je pense. Sceptique sur la réelle valeur des romans que je viens de lire.

Pas celui-ci. Je suis persuadé que Kundera a, du moins, frôlé la perfection. C'est un roman qu'on peut lire de différentes façons. En fait, il a plusieurs niveaux possibles de lectures.

La quatrième de couverture décrit bien le roman. C'est un roman sur la poésie, le communisme, la liberté et j'en passe. Mais c'est surtout un roman sur l'imaginaire, selon moi. L'imaginaire à l'intérieur même du roman. Je crois que Kundera a voulu nous décrire, en plus de la vie de Jaromil et les thèmes s'y rattachant, l'art du roman à travers un poète et sa poésie. La plume de Kundera est aussi très belle.

Il n'y a rien d'autres à ajouter en ce qui me concerne. C'est un grand roman!