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mercredi 25 janvier 2012

Les larmes d'Icare, Dan Simmons



Ma note: 5/10

Voici la quatrième de couverture: Il a marché sur la Lune lors d'une mission Apollo, une épopée qui appartient maintenant à l'histoire ancienne. Pourtant, il continue d'être hanté par cette expérience magnifique et se sent, sur Terre, comme l'albatros du poète, englué dans le rêve déçu de toute sa génération. Comment Richard Baedecker retrouvera-t-il ses ailes ? Un grand voyage à la recherche d'une raison de vivre.

J'aime bien Dan Simmons. Surtout quand il fait dans la science-fiction ("Hypérion"), le fantastique ("L'échiquier du mal") et le roman historique ("Terreur"). Sans être un exceptionnel, cet auteur a presque toujours de bonnes idées et même s'il m'a quelque fois déçu (entre autres avec sa "Nuit d'été"), je passe de très bons moments de lecture avec cet auteur.

Mais "Les larmes d'Icare" sont vraiment pénibles. Un des pires livres que j'ai lu depuis longtemps. Je vous explique pourquoi.

Premièrement, le style d'écriture de Simmons se prête mieux quand c'est un divertissement, comme pour les romans cités plus haut. C'est une écriture qui coule, la fluidité est parfaitement en symbiose avec le riche vocabulaire qu'il emploie et l'action des récits est haletante. En plus, il nous partage sa grande culture littéraire. Mais pour rentrer dans la psychologie des personnages, pour la mélancolie, en quelque sorte, de son écriture, il est un incapable. Et malheureusement, "Les larmes d'Icare" avaient comme base ce genre d'histoire, comme vous avez pu le constater avec la quatrième de couverture.

Alors, on était en droit de s'attendre à un roman enivrant, mélancolique à souhait et à la limite du nihilisme philosophique, comme Houellebecq, Kundera et bien d'autres le font à la perfection. Mais non. Dan Simmons nous raconte les tribulations et la recherche de sens de son héros, Richard Baedecker, d'un point de vue extérieur à la conscience, comme si l'auteur s'attendait à ce que le tout forme un ensemble cohérant (de perte de sens du personnage). Loin d'une cohérence, nous avons droit à un ennuyeux roman.

Simmons voulait sans doute faire différent, parce qu'il est un auteur qui touche à presque tous les genres. Mais dommage. Ce genre ne lui va pas, car il faut avoir quelque chose à dire. Et Simmons ne peut nous offrir qu'une plume agréable et de l'action qui tient en haleine.

mardi 6 décembre 2011

ilium, Dan Simmons



Ma note: 7,5/10

Voici la quatrième de couverture: Imaginez que les dieux de l’Olympe vivent sur Mars. Ils se déplacent librement dans le temps et l’espace grâce à leurs pouvoirs quantiques. Leur plus grand plaisir, c’est la Guerre de Troie qui se joue sous leurs yeux. Pour y mettre un peu plus de piment, ils envoient des érudits terriens modifier les événements à leur gré, en gardant toutefois le récit d’Homère comme référence. Mais en orbite autour de Mars, de petits observateurs surveillent les jeux divins...Batailles grandioses, intrigues politiques et amoureuses, dialogues savoureux, une fresque passionnante qui mêle space opera et mythologie avec grand brio ! Dan Simmons réécrit l’Iliade avec une imagination délirante et un humour corrosif. Après Hypérion, voici le nouveau monument du maître de la science-fiction.

Avec ilium, Dan Simmons revient à la science-fiction avec un roman semblable à Hypérion sur plusieurs points. On est dans la space opera, le futur, etc. En plus, comme pour Hypérion, Simmons revient sur le passé (avec plusieurs références) et donc, sur notre présent.

Un autre point exploité avec ilium et Hypérion, c'est la présence de grands auteurs. Ici, Proust et Shakespeare occupe une grande place dans les propos de l'auteur et il joint ces auteurs dans sa description du récit. Avec Hypérion, Keats, bien entendu, occupait une place centrale.

Mais Hypérion était davantage réussi. Avec ilium, on voit rapidement que Simmons n'écrit pas son chef-d'oeuvre. L'histoire devient lassante, elle traîne en longueur et on se demande même si on va tenir jusqu'au bout.

Cela ne me donne pas le goût de lire la suite, Olympos, comme j'avais prévu de le faire.

Pour ce qui est du contenu en tant que tel, la quatrième de couverture est très juste à ce sujet, parce qu'ilium reprend l'iliade d'Homère et c'est cela qui marque le roman. L'aspect science-fiction est quasiment épuré pour faire place au récit d'Homère, écrit en prose, cependant. C'était une bonne idée de départ, mais qui tombe à plat plus notre lecture avance.

mardi 12 octobre 2010

L'éveil d'Endymion, Dan Simmons



Ma note: 9/10

Voici la quatrième de couverture: Enée a seize ans. Elle vient de passer quatre ans sur la Terre, kidnappée. Des années consacrées à l'étude avant de rebondir. Ses adversaires sont neutralisés pour le moment : le père de Soya exerce son ministère sur le monde désertique de Madre de Dios ; Némès, la chose vivante, est restée fondue sur une roche du Bosquet de Dieu. Mais la Pax lance une nouvelle croisade : la solution finale au problème des Extros ? Et tous reprennent du service pour leurs causes respectives. Mais leurs fins gardent une bonne partie de leur mystère : Enée est-elle vraiment un virus nanotech envoyé pour contaminer l'humanité ? Et le gritche, qui le manipule ? Quant à Endymion, il part pour un long voyage cryogénique au terme duquel il trouvera Enée adulte. Alors sonnera pour lui l'heure de l'éveil.

Je serai très vite pour cette critique. J'ai déjà commenté mes lectures de cette saga par trois fois auparavant. L'éveil d'Endymion n'est donc que la suite et la fin de la grande fresque que Simmons avait commencé avec Hypérion, un chef-d'oeuvre de la littérature de science-fiction.

Donc, L'éveil d'Endymion clôture d'une merveilleuse façon cette saga. On poursuit notre lecture des aventures de Raul Endymion et Énée dans leur quête de la vérité et dans la guerre commencée avec Hypérion plusieurs siècles avant. Ce que j'ai remarqué au fil de ma lecture est que plus on avance, plus l'histoire tourne autour de la religion. Mais comme je ne veux surtout pas vous décrire la fin, je vais m'arrêter ici.

Finalement, après avoir lu huit livres de cette saga de Dan Simmons, Hypérion et Endymion m'ont fait passer un agréable moment de lecture. Tout est bon dans ces livres. Le début est un chef-d'oeuvre(hypérion) et la fin nous transporte avec deux personnages intéressants à suivre. Donc on peut estampiller ce récit comme: À lire absolument!

mardi 28 septembre 2010

Endymion, Dan Simmons



Ma note: 9/10

Voici la quatrième de couverture: Raul Endymion est né sur la planète Hypérion à l'ère de la Pax. Il n'a pas accepté le cruciforme, ce qui le voue à une mort définitive. Mais voici qu'il est exécuté (à l'âge de 27 ans) et se réveille vivant. Pour le vieux poète Martin Silenus, auteur des Cantos inachevés, le jeune homme est marque par le destin: à lui de retrouver la petite Enée, disparue à l'âge de douze ans dans l'un des Tombeaux du Temps, de la protéger de la Pax, et finalement de renverser la puissance de l'Eglise. Un programme d'autant difficile que la Pax est prête à les poursuivre, et les voyages d'Enée et d'Endymion ne sont pas près de finir.

J'ai lu plusieurs fois Hypérion au cours des 15 dernières années. Chef-d'oeuvre absolu selon moi. Il précède Endymion.

Par contre, je n'avais jamais lu Endymion. J'avais peur d'être déçu et les critiques étaient presque toutes unanimes. Soit un roman raté, dépourvu de toute substance. Un échec qu'il ne fallait pas lire pour ne pas porter ombrage sur le roman culte qu'est Hypérion. Heureusement, j'ai, après trois lectures d'hypérion, décidé de lire Endymion....enfin!

Quelle surprise pour moi. J'ai adoré. Le personnage d'Endymion est mon préféré depuis le début de cette saga commencée par Hypérion. Il est le narrateur de ce roman et il a plus de profondeur que les pèlerins d'Hypérion pour la simple et bonne raison qu'on le suit tout au long du livre contrairement aux pèlerins qui n'avaient droit qu'à une parcelle du récit.

Certes ce roman qu'est Endymion n'arrive quand même pas au niveau d'Hypérion. L'histoire est beaucoup plus linéaire et dans les normes de la littérature de science-fiction. Le personnage principal doit protéger une fillette et tout le roman tourne autour de ce fait. Donc, Hypérion, avec ses nombreux récits différents en lui-même était plus complet et profond, ce qui a résulté en un chef-d'oeuvre.

Finalement, même si l'action d'Endymion se passe longtemps après celle d'Hypérion, on peut dire que le premier met la table pour le second. J'ai profondément aimé Endymion et je m'explique mal les mauvaises critiques quasi-unanimes. Comme quoi on n'est jamais gagnant en écrivant une suite à un chef-d'oeuvre. À part peut-être faire plaisir à quelques lecteurs, comme moi.

jeudi 16 septembre 2010

La chute de l'hypérion, Dan Simmons



Ma note: 9/10
(Ne pas lire ce qui suis si vous n'avez pas lu Hypérion)
Voici la quatrième de couverture: La Chute d'Hypérion prolonge Hypérion (prix Hugo 1991). Tous les secrets d'Hypérion seront dévoilés, toutes les énigmes résolues, dans un style à nouveau différent qui démontre une fois encore l'exceptionnel talent de Dan Simmons. Vous saurez pourquoi les sept pèlerins se sont retrouvés sur la planète mystérieuse qui abrite les Tombeaux du Temps. Vous découvrirez les véritables ressorts de la guerre qui fait rage autour d'elle et qui menace d'embraser toute la galaxie humaine, tout le Retz. Vous comprendrez le rôle unique du cybride de John Keats, le poète ressuscité, et celui du gritche. Ici s'affrontent des dieux, créés par les humains ou descendant d'eux.

Probablement la critique la plus difficile qu'il m'ait été donné de faire. Pour la simple et bonne raison qu'une suite est toujours difficile à critiquer. Qui plus est, Hypérion, le prédécesseur, était un pur chef-d'oeuvre.

Alors, pour celui-ci, La chute de l'Hypérion, on a droit à un roman de science-fiction suivant les règles de l'art. Davantage même qu'Hypérion. L'action est au rendez-vous et comme comparaison, on pourrait citer Stars Wars. N'ayant pas la profondeur du premier tome des Cantos d'Hypérion, ce deuxième tome voit éclater la guerre que son précurseur avait mis en place. On ne s'ennuie pas et on est tenté plus que jamais de lire le cycle d'Endymion, la suite de La chute de l'Hypérion et par le fait même la suite des Cantos D'Hypérion.

Finalement, encore une fois, Dan Simmons nous éblouit. Sa plume est grandiose. La poésie, la philosophie, la psychologie, etc., prend sa place dans cette oeuvre magistrale. Les poèmes - et même la vie - du grand John Keats viennent appuyer un roman déjà riche en contenu. Même s'il est quelque peu inférieur à Hypérion - qui lui était presque impossible à battre - La chute de l'hypérion nous envoûte et nous fait voyager à l'intérieur d'un monde fabuleux. Celui de Dan Simmons!

mercredi 18 août 2010

Hypérion, Dan Simmons



Ma note: 9/10

Voici la quatrième de couverture: Quand les sept pèlerins se posent à Hypérion, le port spatial offre un spectacle de fin du monde. Des millions de personnes s'entassent derrière les grilles : les habitants de la planète sont sûrs que le gritche va venir les prendre et ils veulent fuir. Mais l'Hégémonie ne veut rien savoir. Une guerre s'annonce et les routes du ciel doivent être dégagées. Et tout ce que le gouvernement a trouvé, c'est d'envoyer les sept pèlerins. La présidente le leur a dit d'emblée : Il est essentiel que les secrets des Tombeaux du Temps soient percés. C'est notre dernière chance. " Mais les pèlerins n'y comprennent rien, et ne se connaissent même pas ! Heureusement, le voyage leur permettra de se rapprocher. Chacun raconte son histoire, et l'on s'aperçoit vite que nul n'a été pris au hasard. Celui qui a fait la sélection, au fil des confidences, parait avoir fait preuve d'une lucidité... diabolique. Et d'une cruauté... raffinée!

Chef-d'oeuvre absolu de la littérature de science-fiction, Hypérion, le premier tome des Cantos d'Hypérion, est selon moi, la plus grande oeuvre de ce genre jamais écrite. Un roman parfait qui fait partie d'un cycle de 4 tomes. Le plus difficile pour moi en faisant cette critique est de lui trouver un défaut. Pour en citer un je pourrais dire qu'il manque un peu d'action pour un roman de science-fiction, mais cela on l'aura dans les prochaines parties.

Ce coup de génie de Dan Simmons, ce roman grandiose est imbattable dans le genre. Bien meilleur que les livres et les films Stars Wars, ce cycle de science-fiction fait preuve de beaucoup d'originalité. En fait c'est plus que ça. Comme Bram Stoker avec Dracula et les vampires, Simmons a rassemblé une foule de thèmes de la science-fiction en un seul roman. Le tout raconté avec une main de maître, une écriture plus qu'efficace et une originalité sans borne dans sa trame narrative. En effet, les protagonistes racontent chacun leur histoire qu'ils ont eue par le passé avec Hypérion mais d'une façon différente chacun. Du grand art à l'état pur. Une merveille ce roman.

Pour terminer, je dois dire que je ne suis pas le plus grand spécialiste de ce genre littéraire. C'est peut-être pour ça que j'ai tant apprécié ce roman. Comme les films Stars Wars, il ne s'adresse pas seulement aux amateurs inconditionnels du genre. C'est plus que ça Hypérion. Et comme le dit Stephen King, je suis de plus en plus impressionné par ce qu'écrit Dan Simmons. C'est un grand, il n'y a pas de doute.