mercredi 21 avril 2010

Le royaume des devins, Clive Barker



Ma note: 3/10

Voici le résumé: Mimi Laschenski est une vieille femme très malade rongée par la peur. Est-ce lié à la présence de ces milliers d'oiseaux rassemblés au-dessus de chez elle? Ou à cet étrange tapis que des individus, apparemment sans scrupules, tentent de s'accaparer? Il semble que des puissances surnaturelles aient été libérées récemment et se livrent une bataille sans merci. C'est ce que Cal Mooney, jeune homme sans histoires, et Suzanna, la petite-fille de Mimi, vont découvrir bien malgré eux.

Depuis que je fais des critiques, le seul roman que je n'ai pas lu au complet est celui-ci, soit le pauvre royaume des devins. J'ai arrêté ma lecture à la page 400 et j'en ai enduré probablement trop. Pourtant ce roman avait très bien commencé. Il semblait sur la bonne voie quand, tout à coup, Clive Barker perd la tête comme ça lui arrive trop souvent. On ne comprend plus rien, il ne prend pas le temps d'expliquer au lecteur son histoire et où il veut en arriver...ça devient pathétique de vouloir s'accrocher à ce roman pour la simple raison qu'il porte un titre accrocheur et que son histoire semble être intéressante. Pauvre Clive!

J'ai toujours pensé, à tort, que Clive Barker était un grand écrivain. Demandez-moi pas pourquoi, c'est comme ça. Mais là il vient de m'achever. Ça n'a pas de sens!!! Des centaines et des centaines de pages comme ce roman(800) et ses autres bouquins, pour en arriver à rien comprendre et essayer d'aimer ça. Je vous le dis, ce n'est pas sain!!!!!

Le pire est que Barker a une bonne plume. Son problème cependant est qu'il l'exploite mal et nous perd après 200 pages....En fait, son problème est plus profond que ça encore. Je pense que je sais. Il n'a qu'une bonne plume et rien d'autres!!!! Dommage, peut-être que dans une autre vie je retomberai dans le panneau! En espérant que je me trompe....

p.s.: je sais que ça l'a aucun rapport avec ma critique, mais pour ceux que ça intéresse, Clive Barker est ouvertement homosexuel...de plus il est peintre, scénariste, réalisateur, etc...

dimanche 18 avril 2010

Underworld USA, James Ellroy



Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: 24 février 1964 7h16 du matin à Los Angeles. Attaque d’un fourgon blindé de la Wells Fargo. Quatre convoyeurs sont abattus. Trois braqueurs morts. Le quatrième a prix la fuite en emportant seize sacs de billets de banque et quatorze mallettes remplies d’émeraudes.

C’est sur ce braquage disséqué avec une maestria éblouissante que s’ouvre Underworld USA. Le récit lui-même peut alors commencer. Eté 1968 : Martin Luther King et Robert Kennedy ont été les victimes de conspirations meurtrières. La Convention démocrate de Chicago est sabotée par des escadrons de nervis spécialistes en coups fourrés. Les militants noirs se préparent à l’insurrection dans les quartiers sud de Los Angeles. Le FBI, sous la houlette de J. Edgar Hoover, utilise tous les moyens pour les infiltrer, les diffamer et les détruire. Howard Hughes s’est fait escroquer dans le rachat des casinos de Las Vegas par la mafia. Et, à la croisée de tous ces événements, le Destin a placé trois hommes :

Dwight Holly, exécuteur des basses œuvres de Ho0ver, dont les décisions sont dictées par un racisme viscéral et une méfiance maladive envers l’administration du nouveau président Richard Nixon ;

Wayne Tedrow, ancien flic et trafiquant d’héroïne, cherchant à instaurer un empire mafieux en installant une chaîne de casinos en République Dominicaine ;

Don Crutchfield, jeune détective privé, voyeur obsédé par les femmes, chargé par un nostalgique du nazisme de retrouver Gretchen Farr, dont la spécialité est de dépouiller ses nombreux amants.

Dwight, Wayne, Don : leurs vies s’entrechoquent sur la piste de Joan Rosen Klein, la « Déesse rouge », et chacun d’entre eux paiera « un tribut élevé et cruel à l’Histoire en marche ».

Donc, voici un roman quasiment indescriptible et "incriticable". Même si la plupart des critiques le classent dans la catégorie des romans noirs, je ne pense pas que ce soit le cas. C'est plutôt un roman d'espionnage et d'infiltration. En plus, le style d'écriture est très hétéroclite et on y retrouve de tout: prose habituelle, coupure de journaux, verbatime d'écoute électronique, etc.....le tout dans un énorme volume de plus de 800 pages en format hardcover.

Par contre ce roman se lit très bien et très vite. Il est parfois mais rarement intéressant. Pour embarqué on doit adhérer à la théorie du complot en ce qui a trait aux États-Unis des années 60 et 70(assassinat de Martin Luther King et John Kennedy, la direction malveillante du FBI de l'époque, etc.) Mais le plus gros problème du bouquin est qu'il est presque incompréhensible. Il tire de tous les côtés, les histoires s'entrecoupent, se mêle, les personnages ne sont pas décrits correctement à tout le moins pour une compréhension minimale. En fait, ce n'est pas le lecteur le problème avec ce roman mais bien l'écrivain.

Finalement, Underworld USA pourrait vous intéressez uniquement si vous êtes très, mais très passionné par l'histoire américaine de la fin des années 60 et du début des années 70. Il conclue une trilogie commencé avec Tabloïd Américain. Malheureusement(ou heureusement) je n'avais pas lu les deux premiers tomes de la trilogie ce qui explique peut-être ma note très moyenne.

p.s.: James Ellroy est l'auteur des romans Le Dalhia noir et L.A. Confidentiel tous deux adaptés au cinéma...

samedi 10 avril 2010

Mr. X, Peter Straub



Ma note: 7/10

Voici le résumé: Tous les ans, depuis son enfance, le jour de son anniversaire, Ned Dunstan est victime d'une transe durant laquelle il assiste, impuissant, à la même scène de massacre d'une violence insensée commise par un mystérieux homme en noir qu'il a surnommé " Mr. X ". Saisi d'une prémonition, il retourne à Edgerton dans l'Illinois, la ville de son enfance, pour y revoir sa mère qui, effectivement, est mourante. Mais, avant de s'éteindre, celle-ci lui révèle le nom de son père et avertit Ned qu'il court un grave danger. Dans sa quête de ce père énigmatique, il va vivre quantité d'aventures extraordinaires qui vont lui permettre d'en apprendre plus non seulement sur sa propre identité, mais aussi sur une famille réellement fantastique. Il découvrira l'existence d'un inquiétant frère jumeau doté de pouvoirs surnaturels et sera soupçonné de trois meurtres avant de pouvoir enfin affronter le maléfique Mr. X.

Je n'ai personnellement pas une bonne relation avec Peter Straub. Comme écrivain, il a toujours de très bonnes idées de départ, de déroulement et de fin de ses récits, mais je n'aime pas son style d'écriture. Il est trop lourd, trop dense et ce qu'il raconte devient vite inintéressant même si l'histoire est recherché et imaginatif.

Ce roman qu'est Mr. X ne fait pas exception à la règle. S'il aurait été écrit par Stephen King ou Dean Koontz, Mr. X aurait pu être un classique du genre ou, à tout le moins, un excellent roman de terreur. L'histoire est très riche, très dense, avec beaucoup d'éléments intéressants de l'épouvante et qui contient également des éléments du genre policier ce qui recouvre encore plus les nombreuses couches de densité de ce bouquin. Donc, on est en présence d'une grande histoire à tous égards.

Par contre, Mr. X est beaucoup trop long. En effet, il y a quelque 100 ou 200 pages de trop. Rien de moins. Et pas nécessairement à la fin du roman mais plus dans le coeur du roman. Cet élément, combiné au fait que Straub ne possède pas un très grand talent d'écrivain, devient grandement irritant et constitue à peu près le seul défaut du roman. Donc, si vous êtes un fan à tout crin du genre, n'hésitez pas à le dévorer à la première occasion.

Pour terminer, voici une critique de Mr. X fait par Jacques Baudou: « Un ouvrage qui ne cesse de surprendre et de dérouter le lecteur, car il se révèle toujours plus complexe, toujours plus étrange qu'on ne s'y attend...C'est une histoire semée de crimes plus ou moins horribles, qui joue, au passage, de quelques ressources d'intrigues policières d'âges différents...C'est encore une variation étourdissante sur le thème fantastique du double. Le tout brassé avec le doigté virtuose d'un artiste pervers du puzzle...On aura compris qu'il s'agit d'un grand livre.»

lundi 5 avril 2010

Juste avant le crépuscule, Stephen King



Ma note générale(moyenne): 6,7/10

Mes notes pour chaque nouvelle: Willa (Willa) 8.5/10
La Fille pain d'épice (The Gingerbread Girl) 7/10
Le Rêve d'Harvey (Harvey's Dream) 7/10
Aire de repos (Rest Stop) 6/10
Vélo d'appart (Stationary Bike) 7.5/10
Laissés pour compte (The Things they left behind) 6/10
Fête de diplôme (Graduation Afternoon) 4/10
N. (N.) 8/10
Le Chat d'enfer (The Cat from Hell) 6.5/10
Le New York Times à un prix spécial 6.5/10
Muet (Mute) 6.5/10
Ayana (Ayana) 6/10
Un très petit coin (A Very tight place) 7.5/10

Je ne suis pas un grand fans de nouvelles littéraires, mais quand elles proviennent d'un auteur comme Dean Koontz ou Stephen King, je ne peux passer outre. Donc j'ai plongé. Alors, pour ce nouveau recueil de Stephen King, on a droit à des nouvelles très divertissantes bien qu'inégales. La meilleure selon moi est la première qui a une très bonne ambiance et aurait peut-être gagnée à être plus longue.

Aussi, bien que chaque nouvelle valent la peine d'être lue, celle qui m'a rentrée dans la tête pour longtemps est vélo d'appart. La chute est exceptionnelle même si j'ai lu exactement l'opposé dans une autre critique de ce court récit. Tout au long de cette histoire, je me demandais où King voulait aller et quand la fin est arrivée, j'ai grandement été comblé.

Finalement, n'hésitez pas à lire ce recueil. Il est enlevant, très bien écrit et certaines nouvelles deviennent même incontournables dans l'oeuvre de Stephen King.(Par exemple, Willa, N. et vélo d'appart). En plus, presque toutes ces courtes histoires ont été écrites dans les années 2000 et ne sont pas de vieilles histoires réédité pour engraisser financière l'éditeur. Enfin, ces histoires sont très différentes les unes des autres et le relief de ce bouquin s'en retrouve donc augmenté.

vendredi 2 avril 2010

Le cerveau de Kennedy, Henning Mankell



Ma note: 7/10

Voici le résumé: Automne 2004.
Louise Cantor quitte son chantier de fouilles du Péloponnèse pour rentrer en Suède. Impatiente de revoir son fils, elle le trouve mort dans son appartement de Stockholm. Qui a tué Henrik ? Pas un instant Louise ne veut croire que son fils unique se soit suicidé. Avec l'énergie du désespoir et une obstination d'archéologue, elle va tenter de reconstituer fragment par fragment les dernières années d'une vie brutalement interrompue.
Secondée par Aron, le père d'Henrik qu'elle a déniché au fin fond de l'Australie, Louise découvre que son fils avait une vie secrète, émaillée d'inquiétantes zones d'ombre. Pourquoi Henrik s'intéressait-il tant au cerveau du président Kennedy, disparu lors de son autopsie ? Pourquoi avait-il un appartement clandestin à Barcelone ? D'où provenaient les grosses sommes d'argent dont il disposait ? Que faisait-il au Mozambique dans un mouroir pour malades atteints du sida ? Quand Aron disparaît brusquement sans laisser de traces, Louise comprend qu'elle est aux prises avec des forces occultes qui la dépassent.
Au bord du gouffre mais plus déterminée que jamais, ses pas la conduisent au cour de l'Afrique. Une vérité effroyable l'y attend. A travers ce récit palpitant et lucide, Henning Mankell exprime sa colère contre le cynisme du monde occidental face au lent naufrage d'un continent rongé par le sida.

Encore une fois, M. Mankell m'a agréablement surpris. Le début de ce récit m'a laissé froid mais plus l'histoire avance, plus on veut savoir ce qui est arrivé à Henrik. Sa mère refait donc le parcours de ce dernier et on découvre l'Afrique raconté par un de ces habitants, soit Henning Mankell. En plus d'habiter la Suède, il vit aussi en Afrique et donc, on en apprend davantage sur ce continent.

Bref, en général, on ne s'ennuie pas avec ce thriller. Mankell réussie à nous captiver et son écriture est fidèle à ce qu'il a écrit par le passé. Même si on est pas dans la grande littérature et qu'il ne réinvente pas le thriller, on passe quand même un bon moment. C'est un roman tragique et très sombre et Mankell possède le talent nécessaire pour ce genre et donc, le tout est bien rendu.

Ce roman n'est certes pas mon préféré de cet écrivain mais il passe le test. En plus, il ne nous fait pas la morale parce que Mankell explique dans la postface qu'il a écrit ce roman en pensant à sa colère personnelle qui n'appartient qu'à lui-même. On peut dire pari réussi!

Depuis plusieurs années, Mankell appartient, selon moi, aux écrivains très compétants. Bravo!

samedi 27 mars 2010

Dracula, Bram Stoker



Ma note: 9/10

Voici la quatrième de couverture: En arrivant dans les Carpates, le clerc de notaire londonien Jonathan Harker est épuisé par son périple. Mais son client et hôte, le comte Dracula, a tout prévu : une chambre lui a été retenue à l'auberge pour la nuit, an attendant de rejoindre le château en calèche. Mais pourquoi les habitants du village se signent-ils avec des mines épouvantées quand Jonathan leur dit où il compte se rendre ? Pourquoi lui fait-on cadeau d'un crucifix et de guirlandes d'ail ? Malgré ces mises en garde, Harker poursuit sa route. Certes, ces montagnes escarpées, ces loups qui hurlent dans le lointain ont de quoi faire frissonner. Mais enfin, tant de superstitions au cœur du XIXe siècle ! Jonathan est un homme raisonnable...

Voici un roman extraordinaire que j'avais omis de lire par le passé, dû à son caractère trop, mais vraiment trop ancré dans la culture populaire. J'ai toujours pensé, à tort, que le roman Dracula devait être naïf, mal écrit et qu'il constituait seulement les bases du vampirisme, mais sans plus. Quelle erreur. Croyez-moi, ce roman mérite pleinement son succès à travers les époques, qu'on s'y attarde et même plus, tant son écriture est splendide, son histoire enlevante et riche de toutes les facettes possibles.

Bram Stoker frôle le génie avec ce roman, d'abord avec ses inventions du mythe vampirisme. Même si ce n'est pas le premier à avoir écrit sur les vampires(Baudelaire et quelques autres l'ont fait avant lui), il a posé les bases des vampires modernes avec Dracula et ce point devient d'une importance extrême dans la culture du fantastique en littérature. Avec ce roman, nous sommes en présence d'une littérature riche, d'une littérature extrêmement bien écrite, d'une littérature gothique par moment, mais surtout d'une grande littérature et même d'une très grande.

Le seul bémol de ce bouquin, selon moi, est qu'il est complètement écrit sous forme de lettres, articles de journaux, journal personnel, etc. Je prefère donc le style narratif commun, mais Bram Stoker écrit tellement bien qu'on s'y fait après seulement quelques pages. En plus, les 50 premières pages sont celles que j'ai adorées le plus. Elles sont grandioses!!

Donc, tous les amateurs de fantastique et d'horreur, ou presque, seront servis à souhait. Par contre, les autres oeuvres de Stoker ont presque tous tombés dans l'oublie et ç'est dommage. Il y a cependant une suite qui se nomme Dracula l'immortel(écrit par l'arrière-petit-neveu de Bram) et qui n'est pas si mal même si elle n'arrive pas au niveau de l'original. D'autres suites sont également disponibles mais n'ont pas le consentement de la famille Stoker en totalité. En plus, Dracula L'immotel est le seul roman qui a comme base les notes de Bram Stoker pour une suite.

samedi 6 mars 2010

La peste, Albert Camus



Ma note: 8/10

Voici la quatrième de couverture: - Naturellement, vous savez ce que c'est, Rieux ? - J'attends le résultat des analyses.
- Moi, je le sais. Et je n'ai pas besoin d'analyses. J'ai fait une partie de ma carrière en Chine, et j'ai vu quelques cas à Paris, il y a une vingtaine d'années. Seulement, on n'a pas osé leur donner un nom, sur le moment. Et puis, comme disait un confrère : " C'est impossible, tout le monde sait qu'elle a disparu de l'Occident. " Oui, tout le monde le savait, sauf les morts. Allons, Rieux, vous savez aussi bien que moi ce que c'est.
- Oui, Castel, dit-il, c'est à peine croyable. Mais il semble bien que ce soit la peste.

Certainement le roman le plus achevé et le mieux écrit de Camus mais, étrangement, celui que je préfère le moins même si je suis capable d'admettre que nous sommes en présence d'un chef-d'oeuvre. En effet, il y a tout dans ce récit, soit une écriture soignée mais épurée, une allégorie de la deuxième guerre mondiale, un personnage principal fort, attachant, humaniste et intelligent, une fin surprenante quant au dévoilement du narrateur et finalement, un drame comme l'aime les critiques littéraires.

Mon seul bémol de ce très grand roman est que je m'attend à plus de Camus en ce qui à trait au «message» de ses romans. Entre autres, pour son roman La chute, mon préféré, on a droit à une critique sociale exquise de ces bouffons d'individus qui ont apparamment bien réussi dans la vie. En plus, Camus est excessivement drôle et cela nous manque dans ce livre, mais par contre, avec raison, étant donné son propos.

Donc, ce roman d'Albert Camus est une réussite totale mais, personnellement je vous conseille davantage La chute, si vous voulez passez un agréable moment de lecture surtout que nous fêtons cette année le 50e anniversaire de la mort de Camus, décédé tragiquement d'un accident de voiture.

p.s. je sais pas si c'est moi mais on dirait que Camus fait une fixation sur les concierges des immeubles à appartement, c'est toujours très drôle....

mercredi 3 mars 2010

Jeux de glace, Agatha Christie



Ma note: 5/10

Voici la quatrième de couverture: Le sort de Carrie-Louise inspire de vagues inquiétudes à son entourage.
A sa soeur Ruth, d'abord, et à son fils. Et aussi à son troisième mari, Lewis Serrocold. En effet, Carrie-Louise a une fille et en a adopté une autre, et a été mariée trois fois avec des hommes eux-mêmes divorcés - ce qui fait toute une tribu de beaux-fils, de belles-filles et de petits-enfants. Tout ce beau monde vit dans un institut pour jeunes délinquants. Une maison de fous, dit l'infirmière qui soigne Carrie-Louise avec dévouement.
Car Carrie-Louise souffre d'une étrange maladie qui présente quelques analogies avec un empoisonnement à l'arsenic. Le drame finira par éclater. Mais la victime n'est pas celle qu'on pense.

Voici un très faible Agatha Christie. Même si le dénouement final est quand même surprenant, tout au long de l'histoire on s'ennuie. Elle n'a définitivement pas le même style quand elle écrit sur Miss Marples, comme celui-ci, que quand elle écrit sur Poirot. Avec le petit détective moustachu, chaque roman est excellent alors qu'avec Miss Marple, on prend un risque. Jeux de glace ne passe pas le test de ce risque.

Il y a trop d'action dans ce roman et pas assez d'enquête. On se fou éperdument de tous ces personnages et de leur situation....Non, si vous voulez un très bon Agatha Christie, essayez-vous avec un Poirot comme Le crime de l'Orient Express ou Le noël d'Hercule Poirot, deux chef-d'oeuvres! Quant à moi, j'ai le projet de tout acheter les romans de la Dame Christie alors, j'ai pas le choix de lire d'autres romans que des Poirot!

samedi 27 février 2010

Le complot contre l'Amérique, Philip Roth



Ma note: 7,5/10

Voici la quatrième de couverture: Lorsque le célèbre aviateur Charles Lindbergh battit le président Roosevelt aux élections présidentielles de 1940, la peur s'empara des Juifs américains.
Non seulement Lindbergh avait, dans son discours radiophonique à la nation, reproché aux juifs de pousser l'Amérique à entreprendre une guerre inutile avec l'Allemagne nazie, mais, en devenant trente-troisième président des Etats-Unis, il s'empressa de signer un pacte de non-agression avec Hitler. Alors la terreur pénétra dans les foyers juifs, notamment dans celui de la famille Roth. Ce contexte sert de décor historique au Complot contre l'Amérique, un roman où Philip Roth, qui avait sept ans à l'époque, raconte ce que vécut et ressentit sa famille, et des millions de familles semblables dans tout le pays, lors des lourdes années où s'exerça la présidence de Lindbergh, quand les citoyens américains qui étaient aussi des juifs avaient de bonnes raisons de craindre le pire.

Philip Roth est définitivement meilleur avec des romans plus long que 200 pages comme celui-ci. En effet, sans être un chef-d'oeuvre, ce roman permet de ressentir de fortes émotions et nous aides à comprendre la tradition juive, les familles juives et surtout celles qui ont été soumises. Ce roman anachronique de Roth est quasiment un livre d'histoire(très bien écrit cependant) de ce à quoi le monde aurait pu être confronté si Franklin Roosevelt n'aurait pas été président des États-Unis au temps de la deuxième guerre mondiale.

Philip Roth est considéré avec Cormac McCarthy comme le meilleur écrivain américain de notre époque. Le prix nobel de littérature lui échappe presque à chaque année à cause de l'anti-américanisme de ses décideurs. C'est dommage que lui et McCarthy ne peuvent y penser, à ce prix nobel, parce que tous les deux le mérite pour des raisons différentes. Quant à Roth, il a construit, selon moi, une grande fresque de l'Amérique, et nous aide à comprendre, entre autres, la religion et ses travers, principalement le judaïsme, la maladie, les injustices, etc.

Cet écrivain a aussi une écriture très « universitaire » et c'est comprenable, parce qu'il a été longtemps professeur universitaire, en lettres. Du côté de l'anecdote, il écrit debout devant son ordinateur à cause de ses maux de dos.....

Finalement, voici un livre très intéressant. Par contre ne vous attendez surtout à un thriller du style de Tom Clancy ou autres. C'est très loin de ce genre. On est davantage dans le genre de Roth, soit des romans très « universitaires » et donc dans la littérature au sens classique et pur du terme.

samedi 20 février 2010

L'héritage, John Grisham



Ma note: 6/10

Voici la quatrième de couverture: Trouver trois millions de dollars dans une maison vide... Un rêve !

C'est celui que vit Ray Atlee, un professeur de droit sans histoire. La maison vide est celle de son père, le juge Atlee, et les trois millions de dollars sont entassés dans les placards... Le juge vient de mourir et personne ne connaît l'existence ni l'origine du magot.

Le seul être humain que Ray léserait en prenant l'argent, c'est son frère, un drogué minable - s'il dépense l'argent en héroïne, à quoi bon ? Ray cède à la tentation : il s'octroie «l'héritage». Mais les sacs-poubelle pleins de billets de banque qu'il traîne partout avec lui sont porteurs de mort. Quelqu'un suit Ray, le menace, change ses jours et ses nuits en enfer. Pour sauver sa vie et son âme, il n'a plus qu'une solution : découvrir comment ces trois millions de dollars ont pu arriver dans la maison d'un juge réputé pour son intégrité...

Probablement qu'une majorité de lecteur aurait donné une note plus faible à ce roman de John Grisham. Pour ma part, je venais de lire 3 romans où j'ai dû arrêter la lecture faute d'intérêt pour leurs histoires. De plus, plusieurs le considèrent comme son plus faible. Pour ma part, je ne le considère pas comme son plus faible même s'il est très moyen et peu enlevant, à l'exception des 100 dernières pages.

En effet, l'action se déroule trop lentement pour ce genre de roman et on s'ennuie dès les premières pages. Même si les personnages sont selon moi très intéressants, on passe 200 pages à suivre le questionnement de Ray et ses visites dans les casinos....assez décevant.

Par contre, une des forces en général de John Grisham, et celui-ci ne fait pas exception à la règle, est que j'ai l'impression que dans le futur les gens le liront pour approfondir leurs connaissances sur la société américaine des années 90 et début 2000. Je crois que les valeurs les plus importantes de cette société s'y retrouvent, surtout l'argent et la forte prédominance des avocats et de la société de droit poussé à l'extrême. Donc, Grisham sera encore lu et étudié d'ici 200 à 300 ans, je pense.

Finalement, voici un roman avec une bonne histoire de départ mais qui a un développement très lent et quelque peu raté dans son ensemble. Dans le même genre je vous conseille plus le roman Le Testament de cet auteur même si celui aussi n'est pas vraiment son meilleur.

mardi 26 janvier 2010

La promesse des ténèbres, Maxime Chattam



Ma Note: 6,5/10

Voici le résumé: Brady O'Donnel, journaliste indépendant, voit sa vie basculer lorsqu'il accepte de rencontrer une starlette de films X : la jeune femme se suicide après lui avoir murmuré d'étranges mots. Brady s'enfuit, tandis que sa femme Annabel, policière à Brooklyn, se voit confier l'enquête. Commence une course poursuite vers la vérité, une enquête qui va dévoiler l'homme dans ce qu'il a de plus primitif...

Voici un roman quand même décevant, surtout en sachant le talent de l'auteur et ce qu'il est capable d'écrire. En effet, sa trilogie du mal, (l'âme du mal, in tenebris, maléfices) est de beaucoup supérieure. Depuis cette trilogie, il n'a jamais accompli un excellent travail...Dommage.

Avec ce roman, le type page-turner est encore présent et il fontionne. Par contre, la ressemblance avec le roman HELL.com de Patrick Senécal et le film 8mm avec Nicolas Cage est trop frappante. Surtout la première partie du roman, où l'on se demande s'il a voulu copier 8mm. C'est presque ridicule. Pour ce qui est de HELL.com, même s'il est paru après, ce roman de Patrick Senécal est de beaucoup supérieur à tous les points de vue en ayant une histoire similaire. Donc, de ces trois créations artistiques, La promesse des ténèbres est de loin la moins réussi.

Ce roman est en quelque sorte la préface de la trilogie du mal, même s'il a été écrit après, parce qu'on y apprend l'histoire personnel de la détective de cette trilogie et surtout celle de son mari. Donc, il est antérieur à la trilogie du mal.
Finalement, ce volume comporte quand même de bonnes choses et il se lit très vite et avec quelques frissons. Sans plus. Dommage.

samedi 23 janvier 2010

Dracula l'immortel, Dacre Stoker et Ian Holt



Ma note: 7,5/10

Voici le résumé: En 1888, un groupe de six intrépides a réussi à détruire Dracula aux portes de son château de Transylvanie. Vingt-cinq ans plus tard, ils se sont dispersés mais le souvenir de cette périlleuse aventure où l’un d’eux a laissé sa vie les poursuit. Combat quasi mystique contre les forces du mal, vengeance d’amoureux endeuillés ou inextinguible jalousie : les raisons mêlées de leur acte continuent de perturber leur existence et la disparition du prince des ténèbres n’a pas apaisé leurs tourments.

Une mort inexpliquée devant un théâtre parisien et un deuxième assassinat d’une effroyable cruauté au cœur de Londres vont réveiller la peur. Du Quartier latin à Piccadilly Circus, l’ombre de Dracula semble à nouveau planer… Les héros d’autrefois devront faire face à un ennemi insaisissable aux attaques sournoises ou d’une violence inouïe, mais aussi à leurs propres démons. De quoi brouiller les pistes et troubler les esprits, dans une intrigue menée avec maestria qui ressuscite le fantasme et la malédiction de l’immortalité.

Quelle surprise pour moi. Je m'attendais à rien pour ce roman mais j'ai été agréablement comblé. Écrit par l'arrière-petit-neveu de Bram Stoker(l'auteur du fameux Dracula) et un spécialiste de la matière, ce roman tient la route et le style d'écriture est surprenant pour ce genre d'exercice où la déception aurait été comprenable et surtout, prévisible. Donc, pari réussit pour ces deux collègues!!

Cependant, il y a quand même plusieurs éléments moins réussi dans ce volume. Premièrement, et le plus important, il y a beaucoup trop de sujets abordés. En effet, ça tire de tous les cotés!!!!!! Je m'explique. Il y a plusieurs histoires en parrallèles et les personnages historiques sont beaucoup trop nombreux. Beaucoup trop!!! Par exemple tout ces personnages et sujets convergent vers le même dénouement: Dracula, Elizabeth Bathory(un personnage véridique et réel de l'histoire humaine), Jack l'éventreur(ET OUI!), Van Helsing et ses anciens comparses(ce qui est normal, par contre),Quincey, Bram Stoker lui-même(sans farce il fait réellement partie de l'histoire), Le Titanic(oui oui le bateau), Basarab l'acteur, Cortford le détective et j'en passe. Cela devient caricatural et parfois grotesque. La moitié moins aurait été encore trop!

Aussi, le grand nombre d'idées auraient mérité deux volumes au lieu de un. Dommage. Ensuite, n'ayant pas lu le premier Dracula, la lecture est ardue au début. Je concède que c'est une erreur de ma part mais après plus de 100 ans les auteurs auraient dû comprendre dès le départ que ce n'est pas tout le monde qui ont lu ce roman. Par contre, le personnage de Quincey nous aide dans notre démarche en se posant les mêmes questions que nous....Au moins.

Pour résumé, voici un roman captivant, très cinématographique dans son écriture et qui nous permet, fait assez rare, de passé un bon moment divertissant. Cette édition hardcover est en plus très réussi, notamment par sa très belle couverture. Je me dirige à l'instant à la librairie me procurer le premier et le VRAI Dracula! Et vivement une autre suite!