mercredi 13 janvier 2010

Traquées, Michael Robotham



Ma note: 7,5/10

Voici la quatrième de couverture: Une femme nue en talons rouges se tient sur le parapet du pont suspendu de Clifton, le dos collé à la barrière de sécurité.
Elle pleure au téléphone. A quelques mètres d'elle, Joseph O'Loughlin, psychologue, s'efforce de la dissuader de sauter. " Vous ne comprenez pas ", chuchote-t-elle avant de s'élancer dans le vide. Plus tard, Joe reçoit une visite de la fille de la victime, convaincue que sa mère n'aurait jamais attenté à ses jours. Joe voudrait la croire... Thriller psychologique terrifiant, Traquées explore les recoins les plus sombres de l'esprit humain.
C'est à ce jour le roman le plus puissant de Michael Robotham.

Sur la couverture hardcover de ce roman, on peut y lire: «un suspense exceptionnel, numéro un sur ma liste, Stephen King». Un peu trompeur, parce que King l'a classé 6e sur sa liste des meilleurs romans de 2009. Ce n'est pas rien, mais quand même...Au final, on a le droit à un thriller très enlevant, sans être un chef-d'oeuvre. La plume de M. Robotham est très efficace, sans être, bien sûr, de la très grande littérature. Donc, voici un thriller très au-dessus de la moyenne.

Ce suspense est, de plus, somme tout assez original. Par contre, tout au long de ma lecture je m'attendais à une finale et un déroulement époustouflant, ce qui ne fut pas le cas. C'est peut-être son plus grand défaut.

En conclusion, si vous vous lancez dans cette lecture vous ne le regretterez pas. Comme à peu près tous les nouveaux thriller, il est beaucoup trop long. 100 pages de moins aurait été plus efficace. Cependant, je considère que Stephen King est extrêmement talentueux pour critiquer des romans, peut-être même plus que pour écrire. Donc, voici un grand roman!!

Le lien du classement de Stephen King pour les meilleurs romans: http://www.ew.com/ew/gallery/0,,20317203_20331246,00.html

vendredi 8 janvier 2010

L'alliance des trois, Maxime Chattam



Ma note: 4,5/10

Voici la quatrième de couverture: Personne ne l'a vue venir.
La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l'obscurité et l'effroi. D'étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, les palpent, à la recherche de leurs proies. Quand Matt et Tobias se sont éveillés, la terre n'était plus la même. Désormais seuls, ils vont devoir s'organiser. Pour comprendre. Pour survivre. A cet Autre Monde.

Voici un roman de science-fiction très peu enlevant. Dans le genre, je vous conseille beaucoup plus Tolkien, Dan Simmons et Guy Gavriel Kay. Maxime Chattam est davantage efficace dans les polars. Il a probablement voulu faire sa Tour sombre(Stephen King), parce qu'il prévoit 6 autres tomes de cette saga....laissez-moi rire....

Peut-être que c'est moi le problème avec ce livre. Il semble s'adresser plus aux adolescents même si Chattam écrit en préface que ce roman peut s'adresser aux adultes s'ils ouvrent leur esprit. C'est une porte de sortie qu'il prend en faisant cette déclaration, parce qu'il sait pertinemment que ceux-ci seront nombreux à le trouver faible...Dommage, la prémisse de base était intéressante. C'est le développement qui en arrache. En fait, c'est plate comme roman!

Même si Chattam a encore son talent de «page-turner» avec L'alliance des trois, il l'exploite très mal. Par contre, il est encore tôt pour juger cette saga qui se nomme AUTRE MONDE. C'est seulement qu'elle commence mal.

dimanche 3 janvier 2010

Les visages, Jesse Kellerman



Ma note: 8/10

Voici la quatrième de couverture: Lorsque Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va enfin pouvoir se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art.

Leur mystérieux auteur, Victor Cracke, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime: c'est le travail d'un génie. La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d'enfants victimes, des années plus tôt, d'un mystérieux tueur en série.

Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l'obsession. C'est le début d'une spirale infernale à l'intensité dramatique et au coup de théâtre final dignes des plus grands thrillers. Bien loin des polars calibrés habituels, Jesse Kellerman, styliste hors pair, nous offre ici un roman d'une indéniable qualité littéraire qui, doublée d'une intrigue machiavélique, place d'emblée le livre au niveau des plus grandes réussites du genre, tels Mystic River, de Dennis Lehane, ou L'Analyste, de John Katzenbach.

Un très grand roman pour un jeune auteur. Jesse Kellerman est le fils de deux écrivains à succès. Il a donc hérité d'un talent exceptionnel. Et que dire de sa plume, elle est tout simplement magnifique pour ce coin de pays qu'est les États-Unis. On est loin des bests-sellers préfabriqués. On est dans la littérature pur et simple. Même pour le genre, je ne suis vraiment pas certain qu'on a affaire à un thriller, tout comme l'affirme le narrateur à la fin du roman.

En effet, ma principale erreur avec ce livre est d'avoir cru tout le long à un thriller. La fin et le déroulement de l'hitoire m'a laissé plutôt déçu, mais en y repensant bien, en prenant le volume d'un autre angle, soit un roman familiale ou tout simplement un roman littéraire, voici un récit exceptionnel, très fort mais surtout, très bien écrit. On assiste au début d'un grand....alors ne rater pas votre chance, embarquez avec Jesse Kellerman....LE FILS PRODIGE!!!

En plus, l'édition française en format hardcover est excellente. Cette nouvelle maison d'édition, SONATINE, fait un travail remarquable et de grande qualité!

mercredi 30 décembre 2009

L'ange des ténèbres, Caleb Carr



Ma note: 5/10

New York, juin 1897.
Une épouse éplorée d'un diplomate espagnol engage la détective Miss Sara Howard pour lui venir en aide : sa petite fille a disparu... Immédiatement, l'équipe de Lazlo Kreizler se reconstitue autour de Sara, et de déductions en analyses, le profil psychologique du kidnappeur apparaît peu à peu sur leur grand tableau noir. Se dresse progressivement le portrait d'un être dont les mobiles ne sont pas politiques, d'une personnalité en proie à une étrange perversion, d'un tueur d'enfants ayant toutes les apparences de la normalité.

Après avoir lue des critiques incroyables de ce roman, je m'attendais à beaucoup mieux. Et c'est un euphémisme. Même si M. Carr possède une très belle plume, il l'exploite très mal. À chaque instant où l'histoire ou le passage qu'il raconte devient intéressant, il change de registre et nous perd complètement.

Ensuite, cet écrivain devrait ressérer son texte. 800 pages pour ce genre c'est beaucoup trop, à moins d'avoir un talent fou. Avec 400 pages et moins de tergiversation, ce roman aurait été plus « lisable ».

Même si je n'ai pas lue L'aliéniste, c'est ce dernier que je vous conseil parce qu'il a gagné de nombreux prix et tous les lecteurs sont unanimes pour affirmer que c'est un classique du genre.

vendredi 25 décembre 2009

Le symbole perdu, Dan Brown



Ma note: 7,5/10

Voici le résumé: Robert Langdon, professeur en symbologie, est convoqué d'urgence par son ami Peter Solomon, philanthrope et maçon de haut grade, pour une conférence à donner le soir même.
En rejoignant la rotonde du Capitole, il fait une macabre découverte. Ce sera le premier indice d'une quête haletante, des sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques, à la recherche du secret le mieux gardé de la franc-maçonnerie. Une aventure où s'affrontent les traditions ésotériques et la formidable intelligence de Robert Langdon.

Après Da Vinci Code, voici le nouveau roman de Dan Brown. Même si j'ai bien aimé ce roman, il y a plusieurs défauts qui s'y retrouvent. Premièrement, M. Brown n'a pas amélioré la qualité de son écriture, même après 5 romans à son actif. En effet, encore une fois, la qualité du texte se retrouve dans la rechrche fastidieuse que ce type de roman demande et par la qualité de son histoire. Son style d'écriture est très simple et à peu près n'importe qui pourrait atteindre ce bas niveau. Ensuite, il y a tellement d'information donné pêle-mêle qu'on a de la difficulté à suivre l'auteur dans sa démarche. Un autre défaut, et non le moindre, est la recette employé par Dan Brown pour tous ses romans. Certe, quelqu'un qui n'a jamais lu Brown y trouverait son compte, mais pour les autres, cela devient, avec les romans qui s'accumulent, presque risible. On pourrait quasiment changer quelques noms dans ce livre qu'on obtiendrait Anges et Démons ou Da Vinci Code. J'exagère à peine!!!

Bien sûr qu'il y a de bons coups de Dan Brown dans ce roman. Le plus important est le divertissement qu'il apporte. C'est un véritable « pages-turner ». Quand on le commence on ne peut s'arrêter! C'est probablement un des livres qui se lit le mieux qu'il m'a été donné de lire! En plus, et cela est une force de Brown, on y apprend beaucoup même si les demi-vérités sont monnaies courantes. Au moins l'écrivain nous amène à nous questionner. J'ai lu ce livre en faisant constamment des recherches sur wikipédia pour enrichir ma lecture. Brown est un maître dans ce domaine. Il a une recette presque magique. En autres, vous ne verrez plus jamais la ville de Washington du même oeil. Aussi, ayant tout lu de Dan Brown, le symbole perdu est celui où il y a le plus d'action et aussi le plus de codes et de mystères à élucider.

En terminant, sans vous dévoiler trop d'éléments du récit, je croyais en commençant ma lecture, que cet auteur s'était enfin éloigné de la religion après deux « triller religieux », j'avais tort....

vendredi 4 décembre 2009

Rapt de nuit, Patricia Macdonald



Ma note: 4,5/10

Voici la quatrième de couverture: Tess a neuf ans lorsque sa soeur aînée Phoebe est enlevée, violée et étranglée.
Grâce à son témoignage, le coupable est immédiatement arrêté, jugé et exécuté. Vingt ans plus tard, un test révèle que ce n'est pas son ADN qu'on a retrouvé sur Phoebe. Bouleversée, Tess décide de faire toute la lumière sur cette affaire. Au risque de revivre ce cauchemar... et de passer pour le suspect principal du meurtre de sa soeur. Patricia MacDonald déploie tout son talent pour distiller doute et ambiguïté, au fil d'un suspense psychologique oppressant, hanté par les secrets de famille.
Une héroïne solitaire, des secrets, une erreur judiciaire : la reine du thriller psychologique mêle dans Rapt de nuit ses ingrédients préférés, et la recette a du goût, une fois de plus !

Un autre thriller qui ne se démarque pas. Sans sucre, sans sel, sans goût! C'était mon premier roman de cette dame et j'espère mon dernier. Non que l'histoire, l'écriture, etc. ne soit pas bonne. C'est juste que c'est fade. Elle n'apporte rien de nouveau à ce genre et au nombre de thriller qui sort chaque année, quand t'apporte rien de mieux qui ne s'est fait auparavent, vaux mieux ne pas l'écrire. Hélas! c'est exactement le contraire qu'elle a fait.

L'avenir du thriller est selon moi dans ce que fait Mankell, Stieg Larsson et Michael Connelly. Soit de créer leur monde à eux et faire évoluer leurs personnages dans ces réalités et leurs atmosphères bien à eux. Dommage, mais Patricia Macdonald m'a éloigné encore un peu plus du thriller...

vendredi 27 novembre 2009

Un enfant de Dieu, Cormac McCarthy



Ma note: 9/10

Voici le résumé: A quel moment Lester est-il devenu un monstre ? Chassé de chez lui, il erre dans les montagnes comme un charognard guettant ses proies. Ses raisonnements se simplifient, les actes laissent place aux pulsions et ses gestes deviennent ceux d'un animal traqué. Un monologue où se mêlent insultes et sanglots s'élève dans sa grotte peuplée de cadavres ; le grognement à peine humain d'un enfant de Dieu.

Cormac McCarthy est sans aucun doute, selon moi, le plus grand auteur encore vivant dans le monde. Sa plus grande force est de décrire des événements sans aller dans la psychologie des personnages. Ce dernier point est de notre ressort. En effet, même s'il ne décrit aucunement les pensées de ses protagonistes, de par leurs gestes et paroles, nous nous faisons une idée de leurs pensées. McCarthy est un maître dans ce domaine...Aussi, plus je le lis, plus je me rend compte que c'est le seul écrivain qui a grandit à l'ère de la télévision où celle-ci n'a pas déteint sur lui.....Quel talent pur!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ce roman ne fait pas exception à la règle. Tous les ingrédients d'un livre de génie s'y retrouvent. Par contre, il est tellement court, qu'on a pas vraiment le temps de savourer le chef-d'oeuvre qu'il contient ainsi que la descente aux enfers du personnage principal(psychologique et autres). Écrit en 1973, Un enfant de Dieu est toujours d'actualité, parce qu'il contient un tueur en série qui éprouve des problèmes mentaux. Donc il sera d'actualité pour des siècles encore....

Donc, n'hésitez pas pour lire ce roman qui se dévore en quelques heures seulement.....

mardi 24 novembre 2009

Étranges Détours, Dean Koontz



Ma Note: 6,5/10

Voici la quatrième de couverture: Après vingt ans d'absence, Joey Shannon, joueur de poker alcoolique et minable, revient dans sa ville natale pour l'enterrement de son père. Assailli de visions morbides, il s'apprête à faire demi-tour, lorsque, à la faveur d'une tempête, la route qu'il empruntait autrefois pour se rendre à l'université s'offre miraculeusement à lui.

Reprenant l'itinéraire de jadis, il se retrouve alors sur les lieux où, vingt ans plus tôt, un terrible accident l'avait privé du destin auquel il était promis. Peu à peu une autre réalité prend forme, le passé resurgit, et il découvre que son frère n'est pas seulement l'écrivain que tous s'accordent à trouver génial.

Aurait-il plongé dans le temps pour se voir offrir une chance de véritablement... refaire sa vie ?

Ce livre de koontz est composé d'un court roman(strange highways) et en plus, on y retrouve quelques courtes nouvelles littéraires. Le court roman est très bien, mais étant donné sa longueur, soit 200 pages, l'action se déroule très vite et on a pas vraiment le temps d'apprécier l'idée de départ, soit la chance de refaire sa vie. En effet, on est davantage dans un thriller et dans un roman d'action que dans un genre comme Replay de Ken Grimwood. L'aspect philosophique et morale est presque entièrement évacué. Dommage. Ce Replay de l'auteur Grimwood est beaucoup plus étoffé, nuancé et profond. Tant dans l'histoire, le propos et l'aspect philosophique de cette idée de retour sur sa vie.

Quant aux nouvelles littéraires, comme à l'habitude, Dean Koontz est géniale pour ce genre et en plus, elles sont très variées.

dimanche 22 novembre 2009

Dostoïevski, Les possédés



Ma note: 9,5/10

Voici la quatrième de couveture: «Est-il possible de croire? Sérieusement et effectivement? Tout est là.» Stavroguine envoûte tous ceux qui l'approchent, hommes ou femmes. Il ne trouve de limite à son immense orgueil que dans l'existence de Dieu. Il la nie et tombe dans l'absurdité de la liberté pour un homme seul et sans raison d'être. Tous les personnages de ce grand roman sont possédés par un démon, le socialisme athée, le nihilisme révolutionnaire ou la superstition religieuse. Ignorant les limites de notre condition, ces idéologies sont incapables de rendre compte de l'homme et de la société et appellent un terrorisme destructeur.
Sombre tragédie d'amour et de mort, Les Possédés sont l'incarnation géniale des doutes et des angoisses de Dostoïevski sur l'avenir de l'homme et de la Russie. Dès 1870, il avait pressenti les dangers du totalitarisme au XXe siècle.

Il y a quelques années, un groupe décida de découvrir les 100 plus grands livres de tout les temps. Donc, ils contactèrent 100 écrivains de plus de 50 pays pour que ceux-ci leurs drèssent la liste de leurs propres livres préférés. C'est un écrivain russe qui décrocha le gros lot, avec 4 de ses livres dans ce top 100, le plus grand total. Ce romancier est Fedor Dostoïevski et Les possédés(ou les démons, selon la traduction) s'y retrouve.

En effet, ce roman est presque parfait. Son seul défaut est le manque de lien entre les passages racontés par le narrateur. Cependant on ne peut presque pas parler d'un défaut, parce que le récit est à la première personne et le narrateur le dit lui-même qu'il n'est pas un grand auteur. En plus, on découvre à la lecture, que celui-ci est quelque peu idiot.

Si 1984 de Orwell est le résultat final du socialisme et du communisme, on peut dire que Les possédés de Dostoïevski est l'embryon, le départ de ce résultat et de celui de la Russie sous Lénine, Trotski et Staline. Par contre, contrairement à 1984, ce roman-ci est moins centré sur l'histoire et une trame narrative concrète et cohérente mais davantage sur la relation entre les personnages dans les premiers groupuscules socialistes qui espéraient éventuellement prendre le pouvoir en Russie sous le Tsar Nicolas au 19e siècle.

Pour résumé, ce volume de Dostoïeski frise la perfection et je considère, personnellement, qu'il est supérieur à l'écriture de Tolstoï. Mais de là à affirmer que Fedor Dostoïevski est le plus grand parmi les grands, comme certains le prétendent, il y a un pas que je ne suis pas encore prêt à franchir.

Voici le site internet de la liste des 100 meilleurs livres de tout les temps:

http://www.evene.fr/livres/selection/les-100-meilleurs-livres-de-tous-les-temps.php

vendredi 13 novembre 2009

La chute, Albert Camus



Ma note: 9/10

Voici la quatrième de couverture: Sur le pont, je passai derrière une forme penchée sur le parapet, et qui semblait regarder le fleuve.
De plus près, je distinguai une mince jeune femme, habillée de noir. Entre les cheveux sombres et le col du manteau, on voyait seulement une nuque, fraîche et mouillée, à laquelle je fus sensible. Mais je poursuivis ma route, après une hésitation. J'avais déjà parcouru une cinquantaine de mètres à peu près, lorsque j'entendis le bruit, qui malgré la distance, me parut formidable dans le silence nocturne, d'un corps qui d'abat sur l'eau.
Je m'arrêtai net, mais sans me retourner. Presque aussitôt, j'entendis un cri, plusieurs fois répété, qui descendait lui aussi le fleuve, puis s'éteignit brusquement.

Quel grand livre de Camus! Un grand roman à tout point de vue, même s'il est très court(150 pages). On assiste tout au long du récit à une conversation entre deux hommes, mais il n'y en a seulement un qui parle. Donc, tout le livre est un monologue sur la vie, les êtres humains, le matérialisme(la superficialité) et un thème récurent chez Camus, l'absurde(en général de la vie).

On assiste également au changement du personnage principal, qui passe du «bon gars» ordinaire à un homme complètement désarçonné suite au suicide d'une femme où il n'a pas eu le courage d'intervenir.

La première partie du roman est excessivement drôle, mais on perd assez vite notre rire dans la seconde partie. J'ai davantage apprécié la première moitié que je considère être le texte le plus drôle qu'il m'a été donné de lire.

Donc, voici un roman presque parfait, très drôle et qui contient une importante part de philosophie qui pourrait, qui sais,changer votre vie!

samedi 7 novembre 2009

La blonde en béton, Michael Connelly



Ma note: 8,5/10

Voici le résumé: Une jeune femme blonde vient d'être découverte, coulée dans du béton. Quatre ans après l'enquête sur les meurtres du «Dollmaker», l'inspecteur Harry Bosh est traduit en justice. Une avocate arriviste et teigneuse l'accuse d'avoir tué un innocent, et non le serial killer qu'il croyait pourtant avoir identifié. Bosh commence à douter - inquiet et déterminé, il reprend l'enquête depuis le début.

Décidément, ce troisième roman de Michael Connelly est un chef-d'oeuvre du thriller. De loin le meilleur thriller ou sériller qu'il m'a été donné de lire. Meilleur que son poète, meilleur que les morts de la Saint-Jean de Mankell, meilleur que les hommes qui n'aimaient pas les femmes de Larsson, meilleur que tout autres romans du genre. Il a eu une idée de génie en incorporant un procès ET une enquête policière en parallèle. Il n'y a aucun temps mort et de plus, tous les ingrédiants sont rassemblés pour nous servir une recette parfaite de ce genre littéraire. Les rebondissement sont nombreux et tous crédibles. On ne veut tout simplement pas refermer le livre avant d'avoir fini.

Du grand Connelly, du très grand! C'est à se demander pourquoi Hollywood n'a pas encore scénarisé ce roman, on doit croire qu'ils aiment mieux des récits ternes! Je ne vois pas d'autres explications. Donc, courez vous procurez ce volume, la satisfaction est garantie!

lundi 2 novembre 2009

Démons intimes, Dean Koontz



Ma note: 6,5/10

Ce recueil de nouvelles de Dean Koontz n'en est, en fait, pas vraiment un. En effet, il commence par une novella ou comme l'appel Koontz, un roman, parce qu'il comporte assez de mots pour être décrit comme tel, même s'il est très court. Donc, ce court roman du début du recueil raconte les aventures de Chase, un ancien combattant au vietnam décoré par la médaille d'honneur. Ensuite, tout au long de ce recueil, on a droit à de courtes nouvelles littéraires entre 10 à 40 pages chacunes.

Selon moi, Dean Koontz est un maître de la nouvelle littéraire. En plus, il nous offre sa meilleure nouvelle dans ce recueil. Elle s'intitule Le crépuscule de l'aurore. Koontz lui-même la décrit comme sa préférée.

Donc, avec ce volume, Dean Koontz démontre son talent immense pour les histoires concises. Même si je ne suis pas un grand lecteur de nouvelles littéraires, ce recueil-ci m'a énormément surpris par ses histoires originales. En fait, Dean Koontz est, au minimum, aussi talentueux que Stephen King pour ce genre très rarement publié.

Fait à noter, si vous voulez vous procurez cet ouvrage, je vous souhaite la meilleure des chances!! Comme presque tous les autres livres de cet auteur, il n'est plus plubié. Par contre, Ebay devient un outil privilégié dans cette situation, tout comme les autres sites de livres usagés.